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Vivre de sa créativité : les 3 règles d’or

vivre de sa creativite

On est d’accord : la créativité n’est l’apanage d’aucune activité – à partir du moment où on décide de mener sa barque, qu’on soit coach ou auteur, réflexologue, designer ou prof de yoga…on a 1001 idées à la minute pour résoudre les problèmes des clients, leur rendre service, les accompagner, les former encore mieux…

et si toutes ces bonnes idées pouvaient se vendre seules, si on pouvait attirer de nouveaux clients en un claquement de doigt, ce serait encore mieux…ou pas ?

Et bien non : consacrer une grosse partie de son temps à la partie commerciale de son activité est indispensable, et je vais te dire pourquoi.

C’est indispensable parce que si tu entreprends, c’est que tu aimes autant faire ce que tu fais que le partager.

Relisons cette phrase : si tu entreprends, c’est que tu aimes autant faire ce que tu fais que le partager.

C’est pour ça que je n’ai jamais compris qu’on parle de “vendre sans vendre” et que si tu n’aimes pas vendre, mon blog n’est pas fait pour toi. Que tu aies besoin de conseils + techniques + stratégies pour une stratégie de contenu efficace, bien sûr ! Mais si tu n’aimes ni la vente, ni le marketing, tu n’es pas au bon endroit ici :-)

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Tu es toujours là ? Formidable. Continuons.

Ton entreprise se nourrit de 2 types de satisfaction différentes, complémentaires, et indissociables :

  1. celle que tu éprouves en concevant tes prestations, produits et services, et
  2. celle que tu éprouves quand tes clients sont satisfaits. Et avoir des clients satisfaits implique, pendant les 1ères années, que le temps consacré à la partie commerciale est aussi important que celui passé à concevoir tes séances/ateliers/formations.

Alors : aujourd’hui, je vais te présenter les 3 règles d’or pour une démarche commerciale cohérente.

Règle n°1 : Fais-le pour les autres

  • Revenons sur les 2 types de satisfaction liées à l’acte de conception ou création

1/ la satisfaction “narcissique”, qui découle directement de la conception (que tu fabriques des produits comme des formations en ligne, que tu fasses du coaching, ou que tu crées des expériences pour tes clients (cours de yoga ? préparation de fleurs de bach ? journées de médiations ? séances d’EFT ? )

et 2/ la satisfaction “altruiste” qui découle du plaisir que tu as quand d’autres personnes bénéficient de ton travail, l’utilisen, appliquent ce que tu leur enseignes lors de tes séances et prestations.

J’adore préparer des stratégies pour mes client-es, et je crois que je suis encore plus contente de les voir se les approprier! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise satisfaction, mais pour vendre avec cœur les 2 doivent te plaire. A égalité.

  • On peut adorer concevoir, adorer créer et ne pas avoir envie d’en vivre, parce que la partie vente nous gâcherait le plaisir de créer. Dans ce cas, on n’est pas dans une démarche commerciale, on n’est pas entrepreneur (entreprise = bénéfices) : on veut couvrir ses frais.
  • Peut-être que pour l’instant que tu ne sais pas comment t’y prendre pour communiquer de manière plus stratégique – mais que tu aimerais bien? Peut-être que tu sais publier du contenu apprécié au kilomètre mais que l’impact de ce contenu sur ton positionnement, ton réseau, tes ventes est…flou ? En tout cas, vivre de sa passion est une belle gageure, on est d’accord, et toi, si tu fais tout ce que tu fais, c’est pour impacter à ta manière la vie des autres. Tes lecteurs. Prospects. Abonnés. Clients.

Règle n°2 : Ne le fais pas pour l’argent

  • Et ce n’est absolument pas contradictoire avec le point suivant :-) Je m’explique : nous vivons dans une économie de marché, et nous avons tous besoin d’argent pour vivre. Cela dit, si gagner de l’argent est la seule raison pour laquelle tu as un business, tu n’es pas motivé pour les bonnes raisons. Avec mon travail, je veux redéfinir le commerce, faire d’Internet une table pour deux + permettre à ceux qui travaillent avec moi de créer le même type de relation durable et riche avec leurs clients. Je ne le fais pas pour l’argent en soi.
  • Il y a certaines choses que je ne fais pas payer (comme le contenu de ce blog, malgré tout le travail que ça me demande), et d’autres que je fais payer. Indépendamment de l’argent, je mets la même intensité dans ce que je fais parce que je veux que mon contenu t’aide, le payant comme le gratuit.

Règle n°3 Fais le pour l’argent

  • Quand on aime ce qu’on fait, le terrain est glissant et on risque  : 1/ de ne pas compter ses heures  2/ de ne pas évaluer son travail à sa juste valeur et 3/ de conclure “qu’on ne le fait pas pour l’argent”. N’est-ce pas? Car étrangement, dans notre société, le travail n’est pas synonyme d’épanouissement. Sauf dans les hauts revenus (qui ne sont pas bien vus), on va un peu au travail comme on va au charbon.
  • Tu vois ce que je veux dire? C’est normal de souffrir au travail et de ne pas y faire ce que l’on aime. Du coup, il y a quelque chose de culpabilisant à gagner de l’argent avec une activité épanouissante : d’ailleurs, est-ce qu’on le mérite? Est-ce qu’on ne devient pas une personne moins bonne, moins honnête quand on gagne plus d’argent?
  • Vivre de ta créativité implique au contraire de clairement “faire ça pour l’argent” et de l’assumer : tes gammes de produits et de services, tes prestations, les projets que tu as, le calcul de tes prix doivent te permettre de te rémunérer et de dégager un bénéfice. Une entreprise a pour mission de dégager un bénéfice, sinon elle ne peut pas fonctionner !

Maintenant c’est à toi :

Dis-nous : qu’est-ce que tu veux changer pour toi, et pour les autres ?

{ 38 commentaires… add one }
  • Isa

    Formidablement clair, sensé, percutant !
    Comme toujours Selma :)

    Bravo, merci pour tout !

    Isabelle

  • Erika

    Oui, je le fais pour moi !
    Oui, j’aime quand je vends et que les clients sont contents!
    Oui, je ne crée pas pour l’argent, mais oui, je le fais pour l’argent!
    Oui, cette année, je consacre plus de temps à la com qu’à la création mais j’aime ça aussi ^^
    Comme toujours Selma, tu tapes dans le mille !

  • Clara

    aille aille !
    Voilà encore une fois tous ces paradoxes merveilleusement expliqués ! Merci Selma, j’ai effectivement souvent l’impression d’exercer un métier d’équilibriste. C’est un métier et comme tous j’ai besoin de gagner ma vie, pour autant, c’est un métier tourné vers les autres et leurs envies, l’écoute de leurs rêves. Je dois donc jongler entre le nourrissement de leurs rêves et des miens afin que tout le monde s’y retrouve … :-)
    C’est très souvent affaire de relations humaines étayées et structurées par des règles commerciales et comptables :-)

    • Oui! Mais si on y réfléchit bien il y a une grande logique dans ce “jonglage”, vu que tout le monde s’y retrouve :-))

  • Effectivement, c’est très rassurant de se rendre compte qu’on n’est pas seule avec ses problématiques, d’autant qu’elles ont déjà été dépassées des dizaines de fois! Ne crains pas de démarcher des boutiques : par du principe que tu te planteras au début, et que c’est comme ça que tu deviendras super forte :-) Merci pour ton témoignage!

  • Merci Flo, je suis ravie de t’aider à retrouver le chemin de chez toi :-)) A bientôt!

  • Catherine

    bonjour Selma,
    et bien moi j’aime tout autant la partie commerciale que le reste la création en elle-même ; )
    d’autre part, j’assume d’avoir un travail qui me passionne, et d’en vivre, mais curieusement, ce sont les personnes de mon entourage qui trouvent ça “suspect”, c’est à dire que comme c’est un travail “plaisir”, ce n’est pas vraiment un travail, comme tu l’expliques si bien…

    • Oui, moi aussi j’ai vécu ça avec mon entourage : mais il évolue avec nous tu verras ;-)

  • Cléo

    Bonjour,
    Comme beaucoup, la partie commerciale est vraiment mon point faible mais je me suis décidée à y remédier cette année. C’est mon principal objectif, qui va d’ailleurs passer par quitter mon poussiéreux blog sur pour un site qui met plus en valeur ce que je fais. C’est plus facile de communiquer avec des supports dont on est fière !

    • Exactement! L’un ne va pas sans l’autre, et quand on arrive à surmonter l’inconfort du début, ça devient génial!

  • Merci Selma pour cet article, limpide et tellement vrai comme toujours!
    J’ai envie de répondre “oui je veux entreprendre!”
    Parce que je suis fière de mes produits et de leur histoire : des produits de papeterie créés de façon artisanale par ma Maman juste pour nous faire une jolie vie quand nous étions petites et que nous avons remis au goût du jour de façon plus pro avec ma soeur Guillemette qui est graphiste.
    Mais autant que mes produits, j’adore les échanges avec mes clientes, leurs retours chaleureux et enthousiastes, les échanges sur d’autres sujets… Moi qui était plutôt réservée, j’ai le sentiment de grandir avec ce projet et de participer à la création de jolis souvenirs de famille de mes clientes. Reste à faire grandir ma petite entreprise pour pouvoir en vivre vraiment! Je fais cela de façon assez empirique pour le moment mais je n’exclues pas de m’inscrire à une session de coaching dans les mois qui viennent!

    • Oh oui, quand la relation commerciale est un échange enthousiaste, on grandit avec son projet! Si tu veux des infos pour les prochaines sessions, envoie-moi un mail pour être sur la liste d’attente :-)

  • Zoline

    Je suis contente parceque là, je m’identifie à chacuns de tes points!
    Et cela découle d’un long cheminement… Et là, enfin, je sent que je suis sur la bonne voie pour y arriver, ça me fait plaisir!

    • Excellent! Je suis ravie pour toi! Bonne continuation!

  • Je suis vraiment contente de savoir que mes conseils t’aident, merci!

  • Bravo!!!

  • Bravo! Tu verras, c’est épanouissant, libérateur!

  • Sara

    Bonjour Selma,

    C’est la première fois que je laisse un commentaire sur ton blog, que je suis pourtant depuis plusieurs mois. Je voulais te remercier pour la qualité de tes articles et conseils qui m’ont aidés à avancer et à considérer la partie commerciale de mon entrepreneuriat avec plus enthousiasme!

    Et je dois dire que j’y prends de plus en plus de plaisir!! Au début, je détestait “me” vendre et je trouvais cela très dur à faire mais plus j’acquiers des compétences et vois les choses bouger de façons positives, plus cela m’intéresse! Je le vois comme une formation qui va m’être utile dans tous les aspects de ma vie, et même si je change de domaine professionnel.

    Aujourd’hui, je souhaite entreprendre pour partager avec les gens et cela à beaucoup évoluer dans ma petite tête depuis mes débuts où mon expertise prenait toute la place. Je suis entrain d’apprendre la vente, le marketing, le référencement SEO… Beaucoup de changements en perspective!

    Merci encore pour ces articles si généreux! Et à bientôt sur ton blog (promis, je ne fais plus ma timide et te laisserai des commentaires dorénavant).

    • Yes!!!! Bienvenue dans les commentaires alors Sarah :-) Je suis ravie que mes articles te plaisent, et que tu prennent de plus en plus de plaisir à la partie commerciale de ton activité : c’est un vrai changement de perspective, et c’est très épanouissant à terme tu verras! A bientôt!

  • Julia

    Bonjour Selma !
    Très bon article encore une fois !
    Commercial et créativité : le cocktail détonnant !
    La partie commerciale est celle qu’on laisse de côté tant qui on a pas de “ficelles”….
    Je me surprend a aimer cela depuis que je le fais…je crois qu’il faut surtout rester naturelle quand on le fait, les clients (particuliers comme pros) aiment le contact privilégié avec l’entrepreneur, le vendeur, qui parle avec SINCÉRITÉ de son travail.
    Après c ‘est sur il faut connaître les bonnes bases d’argumentaires de vente, bien préparer ses entretiens téléphoniques et rdv clients.
    Mais si on aime ses clients et qu’on est sympa ça passe tout seul !
    Pour le moment en tout cas, pour moi la méthode fonctionne.
    Je te dis a très bientôt, du moins je l’espère (tu sais pourquoi…;-))
    Julia

    • Oui Julia, on oublie que les clients aiment le contact, c’est hyper important! Je suis bien contente que tu aimes parler de ton travail et que ça passe tout seul :-) A bientôt!

  • Sid Kassidy

    J’adore . J’entreprends parce que j’aime ça et ma créativité n’est pas seulement ce que je conçois, mais aussi dans l’entrepreneuriat, le marketing et le service à la clientèle. Je crois que la créativité peut s’intégrer à toutes les facettes (ou presque) d’une entreprise ou d’un projet. Créer pour moi ou pour les autres, pour moi, c’est la même chose. L’argent vient par la suite, c’est une récompense bien méritée et une relation entre la personne qui vend et celle qui achète !

    • J’adore ce que tu as écrit : créer pour soi ou pour les autres, finalement c’est la même chose. Car c’est dans l’échange que l’alchimie se fait, et la créativité n’a pas de frontière d’un domaine à l’autre :-) Merci!

  • Florence

    C’est excellent !
    Ton article me renforce dans mon positionnement.
    Merci beaucoup Selma.

  • Bonjour Marie! C’est la créatrice elle-même qui a souvent du mal à assumer l’envie + la nécessité de gagner de l’argent avec son activité…n’est-ce pas?

  • Merci!

  • Avec plaisir :-) Si veux que je te tienne au courant en avant-première des prochaines sessions, envoie-moi un mail pour que je t’inscrive sur la liste d’attente ;-)

  • Merci pour ton témoignage Angélique! On va en parler toutes les 2 :-))

  • Martine

    Excellent de lire noir sur blanc ce que l’on sait au fond de soi…

    Jolie photo Selma, bien dynamique !

    • Merci!!! Je vous parlerai bientôt du photographe :-)

  • Merci Shirley! Et bienvenue ici alors! J’aime beaucoup le “pensez-y bien” ;-))

  • Merci Loïs :-) J’ai des amies qui en vivent, de leurs bijoux : donc c’est possible! Bien sûr, ça n’arrive pas du jour au lendemain, et il faut du beau travail, de qualité, le développement d’un vrai univers…mais c’est possible :-) A bientôt!

  • Bin moi je veux juste changer le monde.
    Et comme je pense qu’il fait d’abord se changer soi
    Je vais commencer par faire évoluer le mien.
    Mais pour la vente ça y est ça va mieux au bout de deux
    Ans je ne brade plus mon travail!

  • rose

    bonjour Selma et à vous toutes,

    j’aurais tellement de choses à dire concernant ce sujet aussi intéressant. j’ai un pied bien ancré pas encore les deux dans cette activité qu’est la vente.

    il faut se dire que l’un ne va pas sans l’autre quand on veut évoluer dans l’entreprenariat. si je ne vends pas je ne peux pas créer et inversement si je ne créé pas je ne vends pas ça semble évident. pour moi ça veut dire que la vente est une motivation du tonnerre, j’adore la communication avec les éventuels clients, j’adore les commandes où j’envoie les photos des pas à pas des créations que je fais. je n’en vis pas encore mais j’ai entrevu que je pouvais en vivre, par contre. seulement, autant je suis à l’aise avec le contact direct autant je fais un flop sur internet malgré mes facilités en rédaction et en informatique.

    alors je me dis d’où vient le problème ??? le fait d’avoir l’impression de ne rien contrôler sur le net ? mon deuxième pied, si vous l’avez compris est virtuel et je pense que Selma, que tu as une réponse à cela et je m’offrirai et j’insiste sur le mot offrir car c’est un cadeau que je me fais, une de tes cessions après les fêtes de fin d’année, j’aurais plus de temps à consacrer pour prendre ce problème à bras le corps

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