Entrepreneurs : 3 kifs par jour pour maintenir sa motivation

Je travaille avec les électrons libres, parce que j’en suis un. Et parce que les anti-conformistes, les auto-didactes forcent mon admiration.

Inévitablement, à un certain moment du développement de leur entreprise, je vois mes clients piler devant un mur : celui de la légitimité.

Le syndrôme de l’imposteur. Ça te dit quelque chose ?

Le questionnement peut prendre différentes formes, mais se résume souvent à ça :

Est-ce que j’ai le droit de faire ce que fais? Est-ce que c’est normal d’avoir peur de ne pas être légitime? Est-ce que je peux être graphiste, si je n’ai pas un diplôme qui le dit? Est-ce que je peux être designer, si je ne suis pas passé-e par une école? Est-ce que je peux faire du conseil en image, si je ne suis pas certifé-e? Et même si j’ai tout ça, est-ce que je ne devrais pas avoir plus d’expérience?

Ça ne s’arrête jamais.

Parce que je suis moi-même passée par cette case là pour mon activité – alors que j’ai un Bac + 4 en communication et un MBA spécialité marketing – j’ai souligné cette phrase de Florence Servan-Shreiber, dans 3 kifs par jour :

“Le syndrome de l’imposteur ne fait que progresser en même temps que nous”.

Florence est formatrice en qualité de service en entreprise, puis “rideaulogue” – comprends : spécialiste des rideaux – avant de présenter une chronique développement personnel sur France 5. Elle se forme à la psychologie positive en 2009, et lance les Ateliers d’inspiration au bonheur en 2011. Aujourd’hui, elle est aussi auteure, conférencière, aux commandes de l’émission culinaire “Mes recettes qui font du bien” et à la tête d’Essentia Conseils, l’institut de formation dédié à l’enseignement d’approches complémentaires dans le domaine de la thérapie et du développement personnel.

Parce que ces quelques lignes ne résument pas non plus son travail, on peut dire que Florence est professeur de BONHEUR.

Dans “3 kifs par jour”, elle nous raconte comment elle a instauré une république du Kif à domicile – une sorte de monarchie matriarcale, avec ses rituels et sa fête nationale :-)

J’ai trouvé ça GENIAL, parce que des tâches indispensables selon notre activité (animer un séminaire, écrire un livre, tester une nouvelle collection de produits, publier de nouveaux articles) ne sont pas toujours vécues comme plaisantes. Du coup, même si le résultat est positif, on peut avoir du mal à l’apprécier et à reconnaître ses réussites : ça rend la suite du chemin plus difficile.

La solution? Se créer de nouvelles habitudes, placer un nouveau filtre sur nos lunettes. Le filtre du Kif, prôné par Florence, nous donne des ailes : quand nous kiffons, nous sommes plus entreprenants, plus dynamiques, plus créatifs.

Par quoi commencer? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui, grâce aux conseils de Florence qui participe à l’article d’aujourd’hui.

Dans cet échange, tu vas apprendre :

  • Comment surmonter le syndrome de l’imposteur.
  • Comment reconnaître ce dont tu es capable.
  • Comment utiliser le pouvoir de la gratitude quand on est solo-entrepreneur-e.

Selma : Bonjour Florence! Dans 3 kifs par jour, vous écrivez que plus nous gravissons l’échelle sociale, plus nous nous mesurons aux personnes de condition supérieure à la nôtre. Finalement, nous étendons nos points de satisfaction en déplaçant nos points de comparaison – et le syndrome de l’imposteur ne fait que progresser en même temps que nous. Sur quoi se construit la réussite alors?

Florence :

  • En commençant par définir ses propres priorités. Car la réussite quantitative ou sociale est loin d’être le seul critère. Comment faire ? En se demandant, dans le passé, ce qui nous a procuré la sensation d’avoir réussi quelque chose. Rappelons-nous quand nous avons exprimé notre créativité, fait adopter nos opinions, dépassé nos propres limites,  quand nous nous sommes hissés au niveau d’un rêve,  quand nous nous sommes sentis soutenus, quand nous avons éprouvé de la fierté, etc.
  • Shawn Achor, qui a travaillé sur la réussite, nous confirme, de toutes les façons, que ce n’est pas le succès qui provoque le bonheur, mais le bonheur qui attire la réussite. Ne confondons pas la destination et le voyage. Ça n’est pas d’arriver à destination qui nous comblera, c’est  de s’investir dans la progression. Car même “arrivés”, nous allons devoir reprendre la route pour continuer à nous exprimer.

Ça n’est pas d’arriver à destination qui nous comblera, c’est  de s’investir dans la progression. Car même “arrivés”, nous allons devoir reprendre la route pour continuer à nous exprimer.

Selma : Vous déclarez avec franchise être une “demie-optimiste officielle”, qui a du mal à s’attribuer ses réussites. Je ne sais pas si ça fait partie de notre culture, ou si c’est un problème humain plus large que ça, mais c’est pénalisant tant au niveau du développement personnel qu’à celui d’une activité professionnelle. Des conseils pour surmonter ça?

Florence :

  • Je fais justement des progrès de ce côté là. ;-) J’ai trouvé mon truc. M’amuser de mes micro réussites. Et accepter qu’elles m’apportent de la paix.
  • Je coche ce que je sais faire. Et même si je doute toujours, je reconnais de mieux en mieux ce dont je suis capable. Cette interprétation de demi-optimiste, ne m’a pas empêchée d’avancer. Elle m’empêche simplement d’être tout à fait rassurée. Mais peut-on l’être vraiment ? L’inquiétude engendre de la mobilisation. Et que c’est bon d’être engagé.

Selma : Nous râlons plus facilement que nous nous enthousiasmons :-) Or vous expliquez qu’une attitude de gratitude joue sur le moral et le bonheur. Avez-vous des pistes/rituels/astuces pour les entrepreneur-es, ceux et celles qui travaillent en solo sur leur clavier ou dans leur atelier, et qui sont donc plus isolés que les autres?

Florence :

  • La gratitude est une émotion que l’on peut pratiquer activement. Et pas seulement avec d’autres, on peut le faire tout seul. Se remémorer, dans sa journée, 3 circonstances pour lesquelles on a l’élan de dire merci, suffit. C’est ce que j’ai appelé un kif.
  • Pour profiter aussi du meilleur de son métier, on peut aussi constituer un groupe de pairs avec lesquels on va se réjouir régulièrement de  ses chances et avancées. Le notre s’appelle notre “groupe de progrès”, nous y sommes tous  entrepreneurs. Ce jour là, nous commençons toujours par célébrer nos succès. Ce qui nous oblige à tamiser nos efforts et réalisation par le filtre du meilleur. Puis on réfléchit ensemble, à nos besoins ou questions. Le soutien positif  peut s’organiser, et reste précieux.

*** Mille mercis pour cet échange Florence!***

Concours flash :

J’offre un exemplaire de Power Patate à la personne dont le commentaire me plaira le plus! Tu peux jouer jusqu’à dimanche 12 avril, 20h.

3 kifs par jour, c’est ton tour!

– Dans le passé, qu’est-ce qui t’a donné la sensation d’avoir accompli quelque chose? Raconte!

– Ce mois-ci : quelles sont tes micro-réussites?

– Aujourd’hui : quels sont tes 3 kifs? C’est-à-dire les 3 circonstances pour lesquelles tu as l’élan de dire merci?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

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3 kifs par jour pour entreprendre mieux
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