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{STOP!} Arrête de vendre tes créations

Vivre de sa créativité, qu’est-ce que ça veut dire?

Si tu fais partie de ceux et celles qui fabriquent des objets physiques : ça veut dire, commencer par arrêter de vendre tes créations. Sérieusement.

Aujourd’hui, on s’intéresse particulièrement aux manuels, mais si tu vends des services ou des prestations, la démarche te concerne aussi !

La mauvaise – et la bonne – raison de vendre

  • Pendant ma 1ère grossesse, j’ai passé beaucoup de temps à la machine à coudre. J’ai produit des bavoirs à la douzaine, des sorties de bain, des sacs, tapis, tours de lit…et quand quelqu’un passait à la maison, on me disait “Wow! Tu devrais les vendre!”. Mais ce qui me motivait à fabriquer tout ça était purement personnel, et je n’avais aucune envie de le faire pour quelqu’un d’autre. J’aurais bien voulu : c’était il y a 5 ans, et l’envie de changer de métier me démangeait. Mais vendre ce que je cousais ne m’intéressait pas du tout, ça m’aurait complètement gâché le plaisir.
  • Vendre implique d’écouter l’autre, d’échanger avec lui et de l’intégrer à ton processus créatif. Parce que c’est lui qui achète et que ce qu’il achète lui fait envie s’il peut s’imaginer en train de l’utiliser (ou de l’offrir), et s’il s’identifie aux autres personnes qui achètent le produit en question.
  • Ce n’est pas parce que tu fabriques de jolies choses que tu devrais bâtir une entreprise dessus! Vendre est une transaction. Aimer ce qu’on crée est indispensable, mais ce n’est que la clef de la voiture! Entreprendre implique que l’impact de ton travail dans la vie des autres te passionne AUTANT que la conception de tes produits et services.

Point-clef n°1 : Avec ton travail, tu crées une alternative, une autre vision de la consommation, un autre rôle pour tes clients : est-ce que tu sais ce que ton travail permet à tes client(e)s de faire, d’accomplir, d’exprimer ? C’est ça qui donne envie d’acheter, et pas les objets ou services en eux-mêmes – sans parler du fait-main, arg!

Les problèmes des “créations” des “créatrices”

Si tu fais partie des personnes qui vendent des produits physiques, et non numériques, tu es confronté-e à plusieurs problèmes :

Problème n° 1. La connotation amateur

  • Avec l’essor des loisirs créatifs et du DIY, ces termes sont devenus hyper galvaudés et collent une connotation d’amateurisme à ton travail. J’en profite pour rajouter “créations” et “créatrices” à la liste des mots à bannir quand on veut mettre son travail en valeur
  • Par quoi les remplacer? Par des vrais mots : travail, fabrication, direction artistique, produits, modèles, prototypes, conception, bijoux, prêt-à-porter, mode homme / femme / enfant – la liste est longue.

Point-clef n°2 : remplace les termes “créations” et “créatrice” par de vrais mots.

Problème n°2. L’erreur de perspective

  • L’autre problème en considérant que ton travail est une “création”, c’est qu’il t’amène à te concentrer sur le produit créé et non sur le changement provoqué par le produit créé. Or vendre un objet pour ses caractéristiques est beaucoup plus difficile que de vendre un objet pour ce qu’il permet de faire!
  • Tu as déjà essayé d’acheter en ligne un téléphone, un appareil photo, ou un halogène? On est complètement dépassé par les fiches techniques : les Giga hertz, les focales d’ouverture, les lumens… Ce que je cherche, quand j’achète, c’est un objectif pour faire des gros plans en détachant le sujet de l’arrière-plan. Ou un halogène qui éclaire ma chambre le soir comme en plein jour l’été. Un téléphone qui ne pèse pas trop lourd dans mon sac et dont les applis chargent rapidement. Un ordinateur qui me permet de faire du traitement de texte, d’images et de vidéos sans ralentir.
  • Pour résumé, ce que le client cherche, c’est un résultat. Et c’est la même chose pour tous les clients . Je dis que je cherche un bijou, mais ce que je veux c’est un accessoire qui me donne confiance en moi, qui me permet de me sentir plus élégante, de recevoir des compliments. J’ai usé un sac que j’adorais, et tellement usé qu’on en voyait la corde. Je commençais à avoir honte de l’utiliser! Sérieusement : il était devenu un tue-la-classe épouvantable. Je me suis offert le sac dont je rêvais, et surtout une couleur qui se remarque, une coupe plus moderne, un look stylé. Ah qu’il est beau! Je me sens mieux :-)

Point-clef n°3 : tant que tu te voies comme un-e créatrice ou un créateur qui vend des créations, et pas comme un-e entrepreneur-e qui rend un service à ses clients, tu auras du mal à vendre et à aller plus haut, plus loin.

Problème n° 3 : Le mythe du succès en solitaire

  • Harry a besoin de Ron et d’Hermione. Ulysse 31 a Nono. Sophie compte sur son chien Finot (Inspecteur Gadget, oh la je suis suis là ouh ouh!). Ce qui veut dire que tu peux faire un bout de chemin seule, mais que tu ne peux pas développer ton entreprise seule longtemps (d’ailleurs, je vais recruter une assistante : on en reparle bientôt!).
  • Pourquoi? Et bien parce que nous avons tous un nombre d’heures limitées dans la journée. Si tu calcules pour chaque heure de fabrication, tu en as AU MOINS une autre consacrée au travail indirect. 20h de fabrication par semaine, ça limite très vite tes revenus – et le développement de ton activité.
  • Donc? Donc un amateur fait tout seul, un-e entrepreneur-e sait qu’il/elle ne va pas y arriver comme ça : il/elle délègue, ou prévoit de le faire. Mais attention, déléguer ne peut pas dire “se débarrasser de”. C’est toujours toi qui es aux manettes. Si un(e) assistant(e) t’aide à la découpe, c’est quand même toi qui donnes les instructions. Idem pour la communication, et la partie financière.

Un entrepreneur est bon à créer et construire des idées. Il faut apprendre à déléguer : trouvez des personnes qui sont meilleures que vous à ce que vous faites, afin qu’elles le fassent pour vous. Et que vous puissiez construire la suite.

Richard Branson

Pour résumer : développer ton entreprise implique que tu ne travailles plus seul-e, et que tu comprennes ce que ton travail change pour les autres (ce dernier point n’est pas optionnel).

Quoi que tu vendes, produits numériques ou physiques, services ou prestations, ce qui compte pour ton client n’est pas l’outil qu’il achète (ton travail) mais ce que cet outil lui permet de faire, de changer, de régler de concrétiser.

Maintenant, c’est à toi :

Comment est-ce que tu décris ton travail, et ton activité?

Quelles sont les 3 tâches que tu pourrais déléguer en donnant des instructions claires?

{ 65 comments… add one }
  • Article très juste, comme toujours.
    Arrivée au paragraphe sur les mots “créatrice” et “création” à bannir, je suis allée direct en backoffice de mon site pour effectuer quelques petits changements lexicaux. Parce que ces mots me gênaient depuis quelques temps, pour les mêmes raisons que toi, mais je n’étais pas sûre de mon ressenti.
    Alors merci! ;-)

    • Merci Virginie! Ouh la la, moi aussi ce ressenti me hérisse ^_^

  • oh làlà quel problème de déléguer !!!!
    C’est toute ma réflexion du moment….comment évoluer avec des collaborateurs…sachant que j’aime tout faire dans mon activité (conception, fabrication, prises de vue, vente, marketing…)…
    Ah, si, j’ai réussi à déléguer une chose..à une adorable cliente ! Mon site internet ! Il est tout nouveau tout beau, et après avoir passée des mois à essayer de le faire, je lui ai entièrement fait confiance, et je crois que j’ai bien fait ; )
    Je me demande qu’elle sera la prochaine étape….

    • Bravo pour cette 1ère victoire sur l’a priori de tout faire soi même!
      Même quand on aime tout faire, on a un nombre d’heures limité dans la journée – et une vie aussi, à côté!
      Donc choisir ce qu’on préfère, c’est la clef :-)
      Merci pour ton témoignage Catherine!

  • Excellent article, Selma, comme toujours. Je plussoie totalement, sur tous les points, et surtout sur ce passage : “Vendre implique d’écouter l’autre, d’échanger avec lui et de l’intégrer à ton processus créatif. ” C’est le coeur de mon travail, ce sans quoi il n’aurait de sens que pour moi, et ce n’est pas le chemin que j’ai choisi.
    Le client, le public, est une des matières que nous avons à travailler, la plus diverse et la plus passionnante !

    • Merci Anne! J’aime beaucoup ce que tu dit : le client est une matière dans notre processus créatif : oui!

  • Evi

    Suprbe article. Merci. Je vais essayer de plus penser au service rendu à mes clients/clientes qu’au produit lui-même afin de relancer la machine !!!!!

    • Le produit est important, mais ce n’est que le ticket d’entrée en quelque sorte. Ce qu’on achète, c’est le changement qu’il produit :-)

  • Voilà un article qui me laisse perplexe … je pensais au contraire que ce que les gens cherchaient dans nos boutiques c’étaient des créations et non des articles, le caractère unique de ces objets que le terme (aussi) rendait plus noble en quelque sorte. Je vais y réfléchir !
    (mais pas tout de suite, là, je crée … ah non, je fabrique :D Enfin tu vois quoi !)

    • Le caractère unique peut rendre plus noble, mais pas forcément – ça dépend du type de résultat qu’on cherche justement ;-)

      • Pour ce qui est de déléguer, l’idée est bonne, c’est très difficile d’être aussi polyvalente qu’il le faudrait mais je n’en suis pas à un stade où je peux me le permettre (rien que m’offrir deux jours de nounou pour la petite dernière, c’est un peu une folie \o/ )
        Ceci dit, quand on me demande ce que je fais comme travail, je répugne toujours à répondre créatrice, car ce n’est ni ce que je me sens, ni un mot qui convient.
        Enfin bref, je travaille en réfléchissant “à cause” de toi, bravo !

  • Encore un très bon article Selma vraiment !
    Merci pour toutes ces réponses (à des questions qu’on ne se pose pas forcément en plus ^^”) que tu apportes. Personnellement, comme je le disais dans un autre com, c’est suite à ton article que j’ai arrêté de vendre mes créations (je n’étais vraiment pas assez renseignée, et des plateformes comme ALM ont aussi tendance à nous induire en erreur). Mais je prends note de tous tes conseils, et j’envisage la vente complètement différemment pour l’année prochaine. Alors oui merci pour tout ce que tu nous apporte, tu nous permets d’y voir vraiment plus clair et tu nous ouvres des perspectives réelles et honnêtes.

    En te souhaitant une belle et douce journée !

  • Bonjour Selma,
    Comme toujours quand je lis tes articles, les mots qui me viennent sont “Mais bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt !!” :)

    Alors moi, je sais parfaitement ce que je dois déléguer (c’est même prévu) : la conception de mon site internet. J’ai la chance d’avoir un frère dont c’est le métier donc il me sera plus facile pour moi de “rester aux commandes” ;)

    Quant à la création, j’ai enfin compris ce qui me plait dans ce que je fais: concevoir un bijou sur demande d’une cliente. Là, je m’éclate vraiment parce que je sais pour QUI je crée ;)

    Je trouve que cet article complète bien ta formation “Mieux vendre ce que tu crées”. Je viens d’attaquer le module 2. Pour celles qui hésiteraient encore, foncez !!!

    Bonne journée Selma :)

  • Géniaux tous ces conseils!
    Je suis d’accord, on ne peut pas tout faire toute seule à 100% dans chacun des domaines! Cela dit, dur de déléguer lorsqu’on n’a pas le budget pour engager des personnes!
    Pour le moment, la seule personne avec qui je travaille, c’est avec des développeurs intégrateurs parce que malheureusement, je n’y connais rien en php!
    Sinon une part de ton article me rappelle une vidéo TED que j’ai vu, récemment. Cela disait que les gens n’achetaient pas ce que vous faîtes mais pourquoi vous le faîtes!

    • Merci Aline! Je suis preneuse pour la référence de la vidéo TED!

  • Excellent article Selma (comme toujours ! ;) )
    Effectivement, si l’on veut vendre il faut absolument se considérer comme un entrepreneur – tout en gardant à l’esprit que nous sommes des créateurs d’objets bien sûr – mais du coup cela implique une démarche commerciale (Que cherche mon client ? Que puis-je lui proposer qui le rende heureux de son achat ? Quelle est la valeur ajoutée de mes artciles par rapport à ce qu’il peut trouver ailleurs ? etc, etc …)
    Bref avoir une vraie démarche de commerce.
    Déléguer ? J’en rêve !
    Pour la partie administration de mon site, mais aussi envisager une sous-traitance de certaines tâches dans la fabrication qui me permettraient de dégager plus de temps … pour la création !

    • Exactement : déléguez permet de créer mieux :-)) Merci pour ton passage ici!

  • Caroline

    Et bam, dans le mille!!!!En plein dans ma réflexion du moment!!! Une petite introspection s’impose :-) Un boulot à mi-temps que je rêve de quitter…Mais, je me rends compte que mes créations (et oui:-)) n’en sont peut-être pas la porte de sortie principale…Pas évident quand on aime trouver une solution rapide à tout :-) Un Merci Enorme pour cet article
    Ps: Et maintenant, j’ai la chanson de l’inspecteur gadget en tête pour la journée :-)

    • hé hé, moi aussi, je chante régulièrement le générique depuis que j’ai écrit cet article!

  • Bonjour Selma,

    Avec mon amie Marion nous en sommes arrivées à la même réflexion. C’est marrant. Et malgré la distance, nous collaborons et échangeons tous les jours : tarifs, communication sur nos produits, mise en ligne…
    Et du coup depuis 10 jours, (je suis bloquée depuis 3 semaines à la maison – fracture dans le dos), elle m’a délégué plusieurs tâches : mise en ligne de ses produits, rédaction des fiches produits, gestion de sa page facebook.

    C’est vrai que nos descriptions produits expliquent ce qu’ils vont apporter à nos clients. J’y ajoute tout de même quelques données techniques tout en expliquant ce que cela apporte. (ex : http://www.cachatetcachalot.fr).
    La clientèle étant définie, c’est plus facile. ;)

    J’aime ça et nous en avons profité pour lancer une e-boutique en commun pour d’autres produits.

    Ayant toujours aimé avoir plusieurs cordes à mon arc, je profite d’un arrêt momentané à la maison (factures), m’empêchant de coudre, pour retrouver mes anciennes amours : organisation, gestion de produits, mise en avant de produits et plus récemment animation de pages facebook et de blog.

    Je pense d’ailleurs supprimer la banche “retouches” de mon entreprise et la remplacer par la mise en ligne des produits en boutiques sur les sites web de jeunes entrepreneurs(es) ainsi que la gestion de leur page fb. Et proposer la mise en place et la gestion de salon artisanaux clef en main.

    Si je le pouvais, j’aimerai pouvoir déléguer :
    – le traçage de mes patrons sur le tissu
    – le découpage du tissu car cela prend beaucoup de temps
    – la réponse aux appels téléphoniques
    Cela me permettrait de me concentrer au maximum sur les phases de réflexion, de patronnage, de couture et de vente de mes produits.

    Et de continuer à donner mes cours de couture.

    Merci encore pour tes articles… toujours très utiles…

    • Beaux projets et belles collaborations en vue Lydie! Bon rétablissement, surtout :-)

  • Caroline

    Je me demandais aussi si c’était “grave” d’aimer créer en totale liberté…Moi je m’éclate quand je n’ai pas la pression de l’attente du client :-) J’aime vendre et savoir que j’apporte quelque chose au client, mais j’avoue que je suis un peu solitaire et que la plupart du temps je n’ai pas envie d’entrer en contact… A réfléchir :-) Merci encore à toi pour tout ce que cet article suscite en moi!

    • Ah non docteur, ce n’est pas grave du tout! En revanche, développer une entreprise n’est pas forcément ce qui te correspond.

  • Oh la la, percutant comme toujours et en plus tu es drôle ! Si tu n’existais pas, Selma, il faudrait t’inventer ;-).
    Cette problématique décrit exactement la phase dans laquelle je me trouve. Comment se faire aider quand on sent que l’on peut développer son activité ? Par quel bout le prendre ?
    Comment décrire ses articles de manière générale ? Je parle encore de créations bien qu’effectivement je trouve ça bien trop vague, parce que je n’ai pas encore trouvé le bon mot : ce ne sont pas des vêtements, ce n’est pas exactement du linge de maison … je parle aussi d’accessoires en tissu, mais ça aussi c’est trop vague, bref comment décrire l’ensemble en un mot ou une phrase, pour que le client puisse comprendre en un coup d’œil ce qu’il va trouver sur mon site ?
    Beaucoup de questions et des réponses plus difficiles à trouver …

    • Trop vague “accessoires en tissu”? Pas plus que “création” ou “vêtement”! Pour moi qui ne connait pas ton travail, il suffirait d’ajouter à qui ils sont destinés et à quoi ils servent pour que je m’en fasse une idée plus précise :)

    • Tu tiens le bon bout dans ta réflexion Myriam, ça va venir :-)

  • Mylene

    La question est, si je ne suis pas une créatrice, que suis-je? Une artiste? Je me sens artiste bien entendu, mais n’est-ce pas un peu prétentieux comme statut?
    En tout cas, encore un article qui donne à réfléchir, merci Selma.

    • La question de la place que l’on occupe est importante et souvent même nous est préoccupante. Il faut alors parfois trouver simplement la réponse dans la vocation de ce que l’on fait, produit. Qu’est ce que nos produits/confections ont de plus par rapport à ce qui existe ? en quoi répondent-ils/elles à une problématique spécifique d’utilisation ? ou bien encore quel esprit anime l’ensemble de mon travail ? A qui s’adresse-t-il ? Pour qui est-ce que je travaille/produit/confectionne ? ce sont là des questions concrètes qui nous sont finalement plus utiles que de savoir si nous appartenons davantage au monde des artisans ou des artistes. Il y a certainement un peu des deux au final :-)

  • Article très intéressant, je trouve que comme d’habitude, il est complet et remet en question … Merci !
    Wow, déléguer … ça m’a bien effleuré l’esprit quelques fois, mais comment le mettre en place, et effectivement pour quelles activités … ça vaut le coup de s’y pencher ! Après je ne sais pas du tout comment ça marche d’employer quelqu’un quand on est AE … Mais en soi ça pourrait être une idée vraiment géniale :)

    • Je crois que tu peux prendre quelqu’un en stage, mais je ne sais pas si on le droit d’employer et donc créer un contrat de travail justement. Ou alors tu commandes à un autre ae qui te fait une facture.

      • Au pire, on peut toujours déléguer les tâches ménagères ou la garde des enfants pour gagner du temps ;)

  • Article très intéressant comme toujours, d’ailleurs j’aimerais avoir le temps de les lire plus souvent et de les mettre en application mais j’avoue que je n’y arrive pas (ou alors il faudrait que je devienne insomniaque, ce qui est loin d’être mon cas ;) ).
    Déléguer, oui j’en rêve mais ce n’est pas si facile car ça demande un entourage prêt à t’aider ou des moyens financiers…
    Ce qui n’est pas pas toujours le cas, alors comment faire dans cette perspective là ?

  • Difficile de remplacer ce mot créatrice ! Il est dans toutes mes présentations !
    Mais pour autant je suis bien consciente d’être une entrepreneuse, et une commerçante.

    D’ailleurs le temps de création n’est pas le plus important, loin de là. Et le côté vente et getsion me plait aussi.

    Je n’ai aucun mal à déléguer, et je le ferai plus si j’avais les moyens, car bien sur, c’est aussi une question de moyens !

    Dès le début de mon activité, j’ai délégué toute la partie visuel : logo, bannière, site vitrine, visuel du blog, cartes de visites, et depuis peu idem, j’ai confié à la mâme personne le visuel et la mise en place de ma boutique Prestashop.

    Le temps est précieux, inutile de passer des heures à réaliser quelque chose de vilain, ou d’amateur, autant investir dans du travail qui fait pro, et propre, et qui est valorisant.

    Si je pouvais, je délèguerai bien les photos, les mises en ligne, la préparation des colis, j’ai plein d’autres idées !

  • Marielle

    Toujours là au moment où il faut…à un moment où je lance un produit, et où ma réflexion m’amène à le dire, tu n’as que 2 bras…et où je pense très vite embaucher… bon faut que ça fonctionne, mais si justement ça ne fonctionnera que si j’embauche ;-) !!!!
    MERCI SELMA <3

  • ah ben voilà encore un de tes articles qui tombe , mais alors, pile poile dans mon cheminement tout à fait actuel !

    Car oui, voilà, bongré malgré mes résistances (dont tu as parfaitement décris la majorité des processus dans tes précédents articles), j’en suis exactement là et ai pris la ferme décision de sauter le pas … (on respire … et on saute !)
    Je m’explique , la question cruciale est “est-ce que je prends le risque d’avancer et donc de me faire aider ou est-ce que je prends le risque de continuer toute seule et de ne pas décoller en m’épuisant, m’éparpillant comme je le fais depuis des mois ?”.

    Et autre question qui te fera sans doute écho Selma : je sais que je ne suis pas faire pour le métier d’enseignante, mais suis-je prête in fine à en quitter le manteau confortable pour endosser un manteau tout différent ?

    voilà, la réponse en ce qui me concerne est double , à tout vouloir gérer, à essayer de faire des trucs en apprenant sur le tas, ça semble bien mais ça n’est que rarement valorisé par une véritable réussite (j’ai essayé de faire un site par exemple, mais d’une part je ne suis pas calée en code, en référencement et d’autre part avant de faire un site vitrine, il faut savoir à qui elle s’adresse et le message qu’elle porte).

    En revanche, sans réfléchir (sinon je n’aurais jamais osé je crois) j’ai pu coorganiser, scénariser un shooting qui pour une première a été une très belle réussite.
    Tous ces essais m’ont permis d’affiner ce que je sais faire et ce que je ne sais pas faire. Il est en revanche temps de ne pas perdurer dans des sensations d’échec car cela altère notre statut de professionnel(le). Il est alors temps de déléguer les tâches nécessaires mais qui nous coutent trop.
    A l’inverse, le fait de rester dans des champs de compétences qui nous ressemblent nous permet de nous dépasser et de pouvoir viser l’excellence. Cela est important pour pouvoir communiquer sur un univers qui n’est alors plus celui d’un créateur/créatrice mais d’un directeur artistique par exemple …

    Pour répondre à tes dernières questions “Comment est-ce que tu décris ton travail, et ton activité?”
    -> Je travaille ardemment sur cette réponse actuellement ;-)
    “Quelles sont les 3 tâches que tu pourrais déléguer en donnant des instructions claires ?”
    -> sans hésiter : j’ai besoin d’un accompagnement stratégique en communication et marketing et bien sur comptable.
    bravo Selma et merci encore pour ce très bel article :-)
    Lara

  • C’est vrai que les termes “création” et “créatrice” sont galvaudés et réducteurs maintenant, ça l’était moins il y a 2 ou 3 ans j’ai l’impression. “Créateur” garde encore ses lettres de noblesse (parce que c’est au masculin ?), on dit bien “créateur de mode”.
    J’ai du mal à dire “produit” pour qualifier ce que je vends je trouve que ça fait un peu production réalisée en usine. Je préfère utiliser le terme “pièce” car ce sont svt des pièces uniques et ça me vient du monde de l’art où les artistes disent “pièce” pour qualifier leur travail mais jamais “oeuvre”, car ça c’est réservé à la Joconde !
    Après est-ce que le client lambda qui n’est pas du tout dans l’artisanat comprend ? Ca dépend vraiment sur qui on tombe. Comme quoi les mots sont très importants. Par exemple j’évite de dire “fimo” car c’est trop connoté amateur et patouille, mais “pâte polymère”, mais bcp de gens ne connaissent pas ce terme. Alors quand j’explique on me dit “ah mais c’est de la pâte fimo?!” D’ailleurs je dis de moins en moins pâte polymère aussi. Finalement on s’en fiche de la matière, l’important c’est le résultat final.
    Après ce cours de linguistique, pour ce qui est de déléguer, je le fais parfois avec certaines choses que je ne sait pas très bien faire ou qui me demande trop de temps. J’ai trouvé des gens sur internet à qui je peux commander ponctuellement ce dont j’ai besoin, et je gagne un temps fou comme ça.

  • Je ressens aussi ces mots “créatrice” et “créations” comme de plus en plus galvaudés, communs, et ne reflétant pas ce que je fais. Je commence à utiliser le mot “produit”, même si j’ai un peu de mal, parce que je trouve qu’il fait plus générique, plus “grande échelle”…
    Quand on me demande ce que je fais comme métier, si je répond “créatrice”, j’ai l’impression qu’on ne considère pas ça comme un “vrai” métier, plus comme une activité, un loisir…
    Mais alors, je suis quoi? Si je répond “une entrepreneure”, c’est très vague… Bref, je ne sais pas quoi répondre…
    Pour ce qui est de déléguer, j’en suis convaincue depuis le début de mon aventure. Mon entreprise est hébergée par une coopérative, je leur délègue donc une partie de ma comptabilité. Je travaille aussi avec un couturier, à qui je délègue une partie de la confection de mes… produits.
    Par la suite, j’adorerai pouvoir déléguer :
    le traitement de mes mails
    la découpe des tissus
    certaines de mes recherches, qui me prennent un temps de folie!

    Je réfléchis à l’idée d’un stagiaire, ou d’une personne en free-lance… Je ne sais pas encore comment, mais je suis sûre que ce serait une bonne chose pour mon entreprise…
    Affaire à suivre.

    • Merci pour ton témoignage Adeline, j’ai hâte de connaître le prochain épisode!

  • Ah Selma tu mets une fois de plus le doigt là où ça fait pêche….je suis en plein dans ta formation et ça remue pas mal de chose dans ma petite entreprise (t’as vu j’ai pas dis “mes petites création ;)) bref grosse remise en question et besoin de changement de l’image de ma marque en rapport aussi avec mon changement physique et hier mon mari qui n’arrêtait de me sortir des noms de marque avec “blablabla créations “…. enfin ce matin il m’en a sorti un qui me plait bien et me ressemble….

  • Pour moi ces termes ne perdent pas de leur valeur, si tant est qu’on reste dans le cas d’une personne qui bidouille dans son coin pour se faire plaisir avant tout, et à qui il peut arriver de vendre ce qu’elle a fabriqué.
    Pour ma part en tout cas, c’est de cela qu’il s’agit. Je crée des bijoux (et tellement d’autres choses variées, il me faut bien un mot général) pour qu’ils soient à mon image et parce que j’aime apprendre à faire des choses moi-même. Il arrive qu’un résultat final me plaise moins que prévu ou simplement que je ne souhaite pas voir mes tiroirs déborder. Je propose donc ces créations à la vente au cas où elles plairaient à quelqu’un, parce que j’estime qu’il y a un coût derrière entre les fournitures et le temps passé dessus. Si ça n’intéresse personne, je ne m’en offusquerai pas. La différence est que je n’ai pas créé d’entreprise pour ça. A la lecture de ton article, il me semble que tu t’adresses surtout aux personnes qui veulent vraiment créer une activité, mais ce n’est pas évident et je trouve cela dommage de connoter ces mots de façon si réductrice.

    • Exactement! Ici, j’aide les créatives à développer leur entreprise. Tu es dans le loisir créatif, tes objectifs et tes problématiques ne sont donc pas les mêmes :-)

    • oui, bien sur que c’est valorisant de savoir créer et il n’y a pas lieu de réduire cela à quoi que ce soit :-) .
      Pour autant, lorsque la démarche se professionnalise, les projections sont tout à fait différente. Il n’y a donc plus lieu de comparer une démarche de loisirs et une démarche entrepreneuriale.

      Ce site qui abrite les compétences de Selma vise bel et bien à accompagner une démarche professionnelle. Beaucoup ont commencer par créer de chez elles pour elles (dont moi ;-) ) puis le besoin dévorant, on exploite bien au delà de notre stricte satisfaction ou celle de notre famille la valorisation créative. Il y a donc beaucoup de choses qui changent et Selma est là pour les expliquer.

      Si vous ne cherchez pas à vous professionnaliser, il y a donc fort à parier que vous ne trouverez pas beaucoup de renseignements qui vous seront utiles ici :-)

  • Très interessant votre article, dans lequel je me reconnais forcément…. Voilà trois ans que mon carnet de commandes ne désemplit pas, avec des mois de travail intense ã certaines périodes de l’année. Je vois Noel arriver, et je suis déjà dans le rouge cotê planning, avant même d’avoir pris les commandes de noel. Mais je n’arrive pas à me décider ã confier par ex la decoupe de tissus ã quelqu’un. Je travaille chez moi, et veux rester seule chez moi ã travailler (n’ai pas du tout envie d’avoir une petite stagiaire ã cote de moi)…. Je gère mes filles et leurs activités en fin de journée, donc journées trop courtes, mais je n’arrive pas a faire le pas…. Pas confiance non plus, j’ai eu dans mes débuts des déboires avec d’autres créatrices un peu trop copieuses ã mon goût…. Et pourtant marre d’être débordée… Voilà mon temoignage suite à vos différents articles Tres intéressants. ;-)

    • Ah oui, je connais bien le problème de la copie :-) Pour la découpe, tu peux trouver des ateliers à l’extérieur de chez toi, à qui confier la tache :-)
      Et bravo pour ton carnet de commandes bien rempli!

  • Un très bon article, qui tombe juste, comme à chaque fois !!
    Il tombe aussi au bon moment, je viens d’acquérir la formation “mieux vendre” et cela vient bien compléter !!
    Merci !!

  • bonjour

    Alors je suis d’accord avec toi, le terme ” création” , ” créatrice” etc… ne me plaisait pas mais sans qualification spécifique ou ancienneté, on n’a pas le droit d’utiliser le terme artisanat et autres dérivés de ce mot donc le choix me semblait assez restreint

    Mais malheureusement on sent que le fait-main est souvent associé aux bricoleurs du dimanche , en tout cas c’est le ressenti que j’ai en faisant les marchés artisanaux – d’ailleurs on en trouve à la pelle sur les expos et il y a de + en + confusion. C’est une des raisons pour laquelle j’en fais moins.

    J’ai plutôt l’impression que les gens ne viennent plus acheter ( quand ils font l’effort de se déplacer dans ce type de manifestations) mais regarder et piquer les idées

    Une des raisons pour laquelle j’en fais moins ( les marchés ont un coût et l’aventure n’est pas très rentable)

    Pour l’instant je n’en suis pas au point d’embaucher une personne, le carnet de commande est loin d’être rempli pour cela , dommage car j’aurai besoin de quelqu’un pour refaire le site, c’est chronophage surtout au niveau des photos pour essayer de faire quelque chose d’un peu plus “pro” mais déléguer serait le bonheur !

    bon week-end

  • Marianne

    Bonjour Selma! Alors là… Oui et encore Oui!!
    Ben voilà comme un éclair dans mon cerveau en surchauffe habité depuis plusieurs jours par “ma cliente préférée” (enfin, ma troisième cliente préférée, aujourd’hui j’ai relégué les 2 autres), ma page “à propos” et autres sujets de cogitations intenses…:) LE MOT CREATION!! Je le bannis définitivement XD!
    Merci:)

  • Vero

    Bonjour Selma
    Encore un très bon article… qui me confirme ce que je me dis depuis quelques temps… Je crois que je vais abandonner mon projet, je ne suis pas faite pour ça.
    J’ai du mal avec le côté commercial en général, je ne pourrai jamais dire “produit” ou “article”, pour moi ça reste des créations et je me sens créatrice, pas vendeuse ni même entrepreneuse.
    Et l’autre souci de taille, je crois que je voulais me lancer dans la création d’un produit en particulier pour une mauvaise raison justement. L’idée m’est venue quand j’ai préparé mon propre mariage en 2012 (mon “produit” serait destiné aux mariées) donc j’étais dans l’engouement, l’euphorie, mais maintenant, si j’y réfléchis vraiment, je me demande en fait si j’aurai le même plaisir et la motivation nécessaires pour créer ce produit pour les autres. Le contexte est différent… C’est la principale question que je me pose en tout cas ces temps-ci.
    Quant à déléguer j’en suis totalement incapable malheureusement, je ne supporte pas de ne pas faire les choses moi-même, je suis du genre super solitaire, je sors peu, je rencontre personne… Je fais tout en solo. J’ai l’impression d’être tout le contraire de ce que doit être une entrepreneuse lol ^^
    Seulement voilà il y a aussi parfois le besoin d’argent, quand on ne trouve aucun travail, qu’on peine à manger, et qu’à côté on a des capacités créatives, ben on a envie de tenter…
    Ma famille proche me soutient, me dit de surtout pas lâcher, que mon idée est bonne et originale, mais moi j’hésites à cause de toutes ces raisons.
    Bref, je ne sais plus trop quoi faire… :(

  • Bravo Selma, dans le mille comme toujours. Le point numéro 2 est justement celui qui focalise toute mon attention ces derniers jours. Je me prépare tout doucement – mais sûrement – au grand lancement en 2015, et me demander ce que mes peintures apportent à mes clients fait partie de ce processus. Pourquoi achète-t’on une oeuvre d’art? J’ai trouvé beaucoup d’éléments de réponse en parcourant des témoignages de clients (les miens, mais aussi ceux de mes concurrents). Les 3 questions essentielles sont: qui j’aide? (mon client idéal), à faire quoi? (résoudre un problème), et comment? (avec quel produit ou service). J’avais déjà les réponses à la première et dernière question, mais le fait de me pencher sur les véritables motivations des clients m’a ouvert une toute autre perspective!

  • bonjour selma et à vous toutes dont je lis les écrits avec intérêt.

    j’ai été dans la situation d’apprendre dans un domaine qui n’était pas pour moi alors maintenant je découvre petit à petit que je suis sur le bon chemin et parfois je dois me pincer pour me dire que je ne rêve pas quand je vois les progrès que j’ai fait en jetant un coup d’œil en arrière.

    écouter les clients c’est la clé on ne peut rien faire sans cela. j’ai créé des bijoux en mosaïque en me disant que ça allait plaire : tout faux et j’ai bifurqué, en suivant la mode et en ne la suivant pas. je la suis car j’utilise des supports à la mode et je ne la suis pas car je les agrémente de mes propres productions.

    bien avant de lire ce sujet j’avais inscrit, après une longue réflexion, sur la page d’accueil de mon e-boutique que je suis “artiste dans l’âme et artisan par mes mains”. c’est un peu pompeux mais c’est réel en ce qui me concerne. je suis autodidacte pour ce qui est des arts plastiques et j’ai toujours flirté avec les arts et pour le terme d’artisan, la mosaïque m’a beaucoup aidé car pour les bijoux c’était plus difficile à définir. par une pirouette les deux se sont retrouvés englobés ensemble mais même si j’ai les deux casquettes de bijouteuse (fabrication et vente de bijoux) et de mosaïste mon cœur va plus en direction des bijoux.

    je commence à développer mon affaire avec un rythme qui est pour l’instant le mien. j’aime bien savoir où je mets les pieds. mais pour la délégation je m’étais déjà poser la question, toujours suite à un sujet que tu avais écris sur ton blog, Selma.

    et !!! pour moi ça ne va pas être facile car je fais tout et je suis tatillon. j’ai tout de même proposer de m’aider, à mon fils, en contrepartie d’une rémunération (fixe et un pourcentage en fonction des ventes) pour m’accompagner sur certains marchés. c’est là que j’ai vu que j’avais un caractère exécrable quand je travaille avec quelqu’un (lol ou pas lol !)

    si je devais déléguer ce serait peut être pour le montage de mes bijoux. occasionnellement pour la vente sur les marchés. mais c’est encore trop tôt pour moi.

    merci Selma pour tes articles

  • Depuis peu, je modifie mes fiches produits pour mettre en avant ce qui répond aux besoins de mes clients, et ce qu’ils vont avoir, par exemple des jouets en bois écologiques durabless fabriqués en France, doux au toucher et sans danger pour leur enfant ^^ ou mêmes des idées de jeux avec, comment ils peuvent les utiliser !
    Pour les termes créatrices et créations arf, je les utilise beaucoup et d’ailleurs c’est surtout pour une question de légitimité et de confiance en mon travail, quand on me demande si je travaille, il m’arrive de répondre non lol et il y a peu je me “rattrapais” avec “je fais des trucs en bois”, voilà voilà, il y a du travail :p

    • Et je rajouterai que ce qui m’a aidé à écrire mes nouvelles fiches produits a été de revoir et de compléter le profil de mon client idéal, de me mettre à sa place et d’écrire en ayant en tête tout ça, je le savais, mais là je l’ai intégré :p

  • Comme toujours un article juste et sincère !
    Quelques mois avant d’arrêter la vente directe via mon e-commerce, j’avais commencé à déléguer, notamment pour les bugs de mon site (d’habitude je fais tout moi même) et pour la comm. Et bien non seulement j’étais soulagée mais en plus c’était mieux fait et plus vite. Car mon job à moi était de créer, le reste, même si j’aimais le faire, n’était pas mon métier et donc je prenais bcp plus de temps que qq’un dont c’est l’affaire et c’était moins bien fait.
    Puis finalement, mon porte feuille ne s’en pas trouvé si allégé que cela, car j’ai pu faire plus de chiffre en me consacrant à mon travail et donc à mes clients.
    Alors j’encourage vivement à déléguer =)

  • C est drôle de constater comme au fil des mois qui passent et au fil de tes articles…. Peu à peu je modifie mon comportement, il y a. 18 mois qu’en j ai commencé j étais dans la”création” pure et dure ´je voulais tour faire seule, ma boutique était mon”bébé”, j étais accro au fait main et doucement avec tout le travail à faire autour de la “création”, la formation de Selma (vendre mieux), le plaisir que je prends à vendre, à peaufiner, corriger mon site et mon futur blog, je m’aperçois que je ne dépoitraillé pas tout faire seule et déj commence à penser “sans culpabiliser” a déléguer certaines parties de mon travail de couture .
    Par contre quand on me demande se que je fais dans la vie j’ai encore du mal à me décrire…..

  • Arf…cela remue les méninges des articles comme le votre!
    Mais c’est parfois nécessaire! Moi j’ai tendance à vouloir trop, trop vite et puis récemment j’ai décidé de prendre mon temps. J’ai des projets, des envies qui vont se mettre en place petit à petit. Je confectionne du sur-mesure pour mes clientes et cela dès le début de mon activité. On choisis ensemble les tissus, les couleurs afin que cela corresponde à 100% à ce qu’ils ont en tête. J’y apporte ma touche perso.
    Je délègue déjà en demandant de l’aide pour les prises de vue à une amie et à une autre pour mon blog.
    Je découvre votre blog avec plaisir et je lirai les articles suivants avec grand intérêt!
    Bonne continuation

  • Emilie

    Bonjour Selma!

    J’en suis au tout début de cette expérience, j’ai les idées, les produits, l’univers… Il ne me reste plus qu’à tout mettre en place… Mais il me faut un peu de temps la peur est encore bien présente!
    Je voulais te remercier pour ton blog et tous tes bons conseils.
    Une vraie mine d’or dont je vais me nourrir chaque semaine!
    Bonne journée

  • LaNouchette

    Merci pour ton article très intéressant !
    Je suis arrivée à peu près aux même conclusions, mais pour d’autres raisons.
    Bon et en plus moi je tricote, je ne couds pas…
    Voici :
    Je travaille déjà dans un magasin de laine, ou je conseille des clientes toute la journée et ou j’ai envie de tout faire, tout le temps. Nous avons des commande de tricot à façon pour certaines clientes, et je refuse de les faire.
    Mon temps de tricot, je veux le garder pour moi, et pas pour le monnayer aux autres. Cela restera mon activité passion, en plus de mon métier passion !
    ^^

  • Bonjour, mon commentaire n’a pas été approuvé et ce n’ai pas la première fois je ne comprends pas? Une erreur de manip?

    • Bonjour Sema! Je ne sais pas, je vais aller regarder dans les indésirables : parfois le plug-in anti-spam se plante, mais c’est très rare quand même :-)

      • Je dois avoir un soucis à poster sur les blogs sa me fait toujours ça je dois fermer la page avant lol. Du coup va falloir que je réécris tout ^^

  • Aurelie

    Bonjour,
    j’ai découvert le blog il y a quelques semaines et c’est une vrai mine d’or …
    Mais à chaque lecture d’article je suis chamboulée dans ma petite tête de créatrice du fait-main.
    Je n’arrive pas à me décrire autrement…je ne me vois pas parler de conception, fabrication, production qui me font penser à l’industrie alors que je suis artisan que je travaille avec mes mains pour produire des créations uniques et personnalisées…et pourtant je souhaite développer mon entreprise et je me sens entrepreneuse à 100%. Je commence à déléguer notamment avec un designer graphique pour mon identité visuelle et pour la création du site internet….

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