Brille. Ose. Cherche. Trébuche. - Selma Païva

ose

Je me souviens de ma vie d’avant. Celle où la créativité ne fait pas partie de la vie de tous les jours – et je ne parle pas pas des attributs extérieurs de la créativité (on y revient dans un instant).

La vie d’avant

  • Je me demandais pourquoi d’autres publiaient leur premier roman à 18 ans, créaient leur 1ère entreprise à 20 ans ou de la merveilleuse musique avant d’avoir du poil au menton – Phoenix Sizarr! Yellow Dogs! – et pourquoi moi j’étais dans un bureau à élaborer des stratégies de vente pour de la téléphonie mobile puis des imprimantes de bureau.
  • A quel moment est-ce que j’avais abandonné? Je ne sais plus. Une mini-décision après l’autre, je suis passée du soutien aux communautés de créateurs grâce au commerce équitable…à des produits qui mettaientt ma créativité en mode COMA.
  • Dans cette vie-là, j’avais fini par croire que ce qui clochait c’était moi. Tout le monde avait l’air tellement à l’aise dans le monde que j’ai eu vraiment peur de ne pas être normale. J’avais accepté de croire que les rêves restent à l’état de lubies d’adolescents. Qu’il n’y a de salut que par la voie toute tracée (bac – études – boulot qui correspond à ton diplôme) et que je devrais être satisfaite puisque j’avais les pieds chauds en ces temps de crise. Je n’en veux à personne : on ne croit que les mensonges qu’on veut bien croire.
  • Un jour, j’ai entendu à la radio que les Français étaient les plus grands consommateurs d’anti-dépresseurs au monde. Finalement, être normal, ça n’avait plus l’air si épanouissant que ça! Ce n’était donc pas moi qui avait un problème. Ou plutôt : mon problème était que, comme tant d’autres, j’avais baissé les bras devant une vision du monde qui emprisonnait mes rêves.
  • Après, j’ai enseigné pour me reconnecter avec ma propre enfance, pour retrouver ma créativité : j’ai passé des années à mélanger des palettes de couleurs tous les jours + à manipuler un set de 12 ciseaux cranteurs différents + des montagnes de tissus / de jolis papiers / paillettes / masking tapes de toutes les couleurs. Mais une vie créative n’est définie par aucun outil, ni aucun métier : il n’y a que l’intention qui compte. Changer le monde.

Le point de non-retour

  • La créativité donc, n’est limitée à aucune activité, ni aucun outil. Vivre créativement, c’est aller vers ce qui vaut la peine d’être fait parce que ça change quelque chose – pour soi, et pour les autres. Finalement, aller vers ce qui vaut la peine d’être fait, on est capable de le repousser longtemps. Jusqu’au moment où l’inconfort de l’inaction est plus douloureux que le passage à l’action.
  • Personnellement, ma vie  a changé en 2008. Avant, je vivais dans le stress et l’anxiété. La boule dans l’estomac, la voix coincée, les chevilles qui se tordent. Je me souviendrai de toute ma vie de l’été 2007 : j’étais épuisée par des mois d’insomnie. Je boitais car j’avais une attelle à la cheville droite, j’avais des plaques de cheveux qui disparaissaient. Dans les 6 mois qui ont suivi, ma meilleure amie a déclaré un cancer du sein (29 ans), mon amie d’enfance s’est suicidée (31 ans), et ma binôme au travail a succombé à un cancer généralisé (35 ans). Voilà, maintenant, tu connais mon point de non-retour. Depuis cette année-là, j’ai l’impression de vivre du rab, et je me dis chaque matin que cette nouvelle journée est un cadeau.

Ce qui vaut la peine d’être fait

  • Le problème aussi, c’est que quand tu n’as pas été dans tes propres priorités depuis longtemps, tu ne sais plus ce que tu veux vraiment. Tu ouvres la bouche, mais aucun son ne sort. Tu ne sais plus distinguer ce qui t’épanouis de ce que tu as pris l’habitude d’apprécier mais dont tu peux te passer. Il faut encore un certain temps pour réussir à faire le tri + trouver le temps de te consacrer à l’essentiel.
  • Avant 2008, je n’avais pas le temps, pas les moyens parce qu’au fond, tout au fond, j’avais renoncé à croire à ce qui comptait pour moi. Le travail que j’ai accompli ces dernières années, je l’ai fait avec 1 puis 2 enfants. Un couple. Un autre travail à côté. Je n’ai pas avancé en ligne droite parce que ce n’est pas comme ça que ça se passe. Mais j’ai avancé, simplement parce que je n’avais plus le choix. Parfois, quand je vois ce travail déjà accompli, j’ai envie de me pincer. Je me demande comment j’ai fait pour écrire des articles aussi bons (sérieusement, des fois je m’étonne!). Quand je vois la montagne de ce qu’il me reste à accomplir, j’ai envie de mettre ma tête dans le sable. Mais j’ai trouvé la solution : elle est dans l’action vers ce qui vaut la peine d’être fait (formulation géniale de Chris Guillebeau).
  • Aujourd’hui, j’ai retrouvé mes 17 ans, et je change le monde mot après mot. J’assume de gagner de l’argent à faire ce que j’aime : redéfinir le commerce et la créativité. J’écris ici parce que tu lis. Parce que si tu fais partie de celles qui attrapent la perche que je tends, tu vas changer ton morceau de monde. Et que cet impact est mon héritage.

Le monde a besoin de ce que tu fais

  • Assume tes responsabilités : le monde a besoin de beauté et de rêves. Quand le rideau tombe, qu’est-ce qui nous reste? Qu’est-ce qu’on laisse? Des souvenirs, des émotions, des moments partagés, des cadeaux conservés. Le monde a besoin de ce que ton talent apporte, de ce qu’il permet de faire, de vivre, de concrétiser. Et serait moins beau si tu abandonnais. Ou si tu ne faisais pas le nécessaire pour faire qu’on entende parler de toi.
  • Si ce que tu veux c’est faire connaître ton travail et vivre de ta créativité : concentre-toi sur cet objectif, remue ciel et terre pour comprendre où ça bloque et apprendre à faire ce qui te manque. Donne-toi les moyens d’avancer, de financer le développement de ton entreprise. Mais ne te laisse pas tomber. A moins que tu n’aies trouvé en chemin quelque chose qui te corresponde encore mieux que ton projet de départ (c’est possible aussi!)

Celui qui travaille avec ses main est un ouvrier.

Celui qui travaille avec ses mains et sa tête est un artisan.

Celui qui travaille avec ses mains, sa tête, et son coeur est un artiste”

Saint François d’Assise.

Mains, tête, et coeur? Tu vois, tu as déjà le ticket d’entrée.

Pour aller plus haut, plus loin : la seule permission dont tu as besoin, c’est la tienne.

Regarde-moi dans les yeux ! Fais ce qui compte pour toi. Brille. Ose. Cherche. Trébuche. Relève-toi. Essaie autre chose. Avance!

Je crois en toi.

Et toi? As-tu vécu un point de non-retour? Sais-tu ce qui vaut la peine d’être fait?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

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