Développer son activité : 5 leçons apprises !

En 18 mois de business, dont bientôt 12 à temps plein, je suis émotionnellement passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel :-D

Comment développer son activité ?

En écrivant aujourd’hui, je me rends bien compte que j’ai franchi des étapes – mais au jour le jour, j’ai régulièrement eu ce sentiment d’être dans un entre-deux, en attente de l’étape d’après, tu vois ce que je veux dire ?

L’étape d’après, celle que nous attendons tous : la concrétisation d’un projet, d’un CA, d’un nombre de produits vendus, de séances réservées. La fin du doute, la réussite, la reconnaissance, l’impression d’être – en attendant sur ce fameux quai de la gare de l’entre-deux, on scrute l’horizon, on guette les signes de l’aventure, on s’impatiente, on a peur de perdre son temps !

Mais, comme l’a si bien écrit Jeff Goins, la vraie vie ne se vit pas de manière trépidante. Et c’est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée : l’horizon se déplace vers l’avant au fur et à mesure qu’on met un pied devant l’autre, et peut faire de notre progression personnelle et professionnelle une source d’insatisfaction éternelle.

'la vraie vie ne se vit pas de manière trépidante' Jeff GoinsClick to Tweet

Alors comment capturer ces moments d’entre-deux professionnels ? Comment gérer la tension de l’attente, quand on développe son activité, quand on la fait évoluer, pour que le temps qui passe ne soit pas du temps perdu ?

Voici 5 leçons de business apprises ces 18 derniers mois !

Leçon n°1 : tirer parti du palier

  • En plus, mon point de vue sur le business a graduellement évolué avec l’expérience et j’en suis venue à penser que les femmes sont des entrepreneurs comme les autres – on en reparlera. En parallèle, je me suis rapidement découvert plus d’intérêt pour la stratégie que pour l’organisation, le tout entraînant un changement profond de direction – que sur le coup j’aurais préféré ne pas avoir à faire (ça aurait été tellement plus simple si j’avais compris tout ça depuis le début hein !)
Pourquoi une trajectoire réussie ne ressemble pas à une courbe ascensionnelle bien dessinée ! Click to Tweet
  • En dépit de ce qu’on pourrait croire en regardant les autres, une trajectoire réussie ne ressemble pas à une courbe ascensionnelle rapide et bien dessinée. Quand on commence à échanger avec des entrepreneurs, on se rend compte qu’on monte chacun nos escaliers, en même temps qu’on les construit :-) Comme pour tout escalier, heureusement qu’il y a des paliers, qui sont autant de pauses pour souffler, et surtout : réfléchir !
  • Car le chemin parcouru n’existe plus – je veux dire qu’il n’existe plus nulle par ailleurs que dans nos têtes. Il a une mission cruciale cependant : être analysé, décortiqué, puis embrassé. Si on n’en tire pas de leçon, de décision pour la suite, il perd sa raison d’être, et nous tournons en rond.
  • Continuer à travailler n’a donc d’intérêt que si on pose un regard honnête sur les étapes passées, sur les efforts passés, pour mettre le doigt sur les résultats qui ont été à la hauteur ou non des efforts fournis, pour ensuite comprendre les raisons des succès, comme des échecs, des satisfactions comme des insatisfactions.

Comme l’a si bien dit Florence Servan-Shreiber :

“Si nous agissons sans comprendre, le changement n’opère pas.”

Leçon n° 2 : faire preuve de discipline

  • Personnellement, je suis un oiseau de nuit – et j’ai bien profité de ces dernières semaines en Espagne pour laisser les enfants jouer au parc jusqu’à minuit et me coucher tous les soirs à 2-3h du matin :-D Mais au quotidien, en France, je me plie à une discipline très matinale (si on m’avait dit un jour que je me lèverai à 5 h du matin!).
  • Pendant les horaires de travail classique, je peux difficilement me consacrer à l’écriture. Or j’ai besoin d’aligner les mots via mon clavier pour savoir ce que j’ai à dire ! Car ce blog n’est pas qu’un outil de communication autour de mon activité, une connexion entre toi et moi : c’est aussi un outil qui me connecte à moi-même. J’ai besoin d’écrire pour trouver mes idées, mon chemin, mon raisonnement : j’écris presque tous les matins très tôt, avant que la journée de travail commence. Ma vie a changé à partir du moment où j’ai commencé à le faire, et pour rien au monde je ne repartirais en arrière : c’est une membrane qu’on ne peut franchir que dans un sens !
La muse n'est pas toujours au RV, mais toi et moi nous devons y être #entrepreneurs #inspirationClick to Tweet
  • Paradoxalement, la force nécessaire pour réussir à faire preuve de discipline est plus facile à trouver quand tu as touché le fond, quand tu as vécu un point de non-retour. A ce moment-là, tu traverses cette membrane qui empêche tout retour en arrière, par instinct de survie. Il y a des hauts et des bas bien sûr, et c’est la discipline qui te sauve : inspiré-e ou non, allumer son ordinateur, s’asseoir à son atelier pour écrire, produire, créer. La muse n’est pas toujours au RV, mais toi et moi nous devons y être : c’est ce qui la fait venir !

Leçon n° 3 : cultiver sa foi

  • Je suis d’un naturel optimiste, pourtant, si je ne le cultive pas intentionnellement, et quotidiennement : la négativité et le doute prennent de plus en plus de place – damned ! 
  • Le problème, c’est que notre quotidien est rempli de pensées par défaut. Comme l’explique Christine Lewicki : 90% de nos pensées sont les mêmes que la veille, et 80% de tout ça sont des pensées négatives. Ça laisse bien peu de place à l’esprit d’initiative, n’est-ce pas ? On ne peut tout simplement pas réfléchir à comment développer son activité quand on a le cerveau occupé par la négativité.
  • J’ai d’abord cru que l’état d’esprit s’améliorait en arrivant à telle ou telle étape. Je pensais naïvement n’avoir peur que de l’échec : sérieusement, peur de se planter, d’accord – mais avoir peur de réussir ?!? Et bien j’ai compris le problème en en faisant l’expérience l’année dernière : une sensation de vertige et de panique suite à un méga objectif atteint (lequel me paraît bien petit aujourd’hui, intéressant, non ?).
J'ai d'abord cru que l'état d'esprit s'améliorait en arrivant à telle ou telle étape...ha ha^^Click to Tweet
  • Le souci de la négativité et du doute, c’est qu’ils ne nous poussent pas à avancer, et qu’ils réduisent considérablement notre marge de manœuvre. Alors que faire ? Nous ne pouvons qu’imposer l’état d’esprit que nous voulons avoir à notre cerveau :-)
  • Personnellement, j’ai quasiment toujours une pratique en cours : 40 jours avec Gabrielle Bernstein, 21 avec Deepak Chopra, 21 jours avec Christine Lewicki. Et Marianne Williamson, toujours, sur ma table de nuit. Méditation, EFT, visualisation, tableaux de vision…tout ne te correspondra pas, mais il appartient à chacun-e de trouver la pratique qui lui permet de maintenir un état d’esprit propice à la croissance.

Leçon n° 4 : être réaliste et responsable

  • Cultiver son optimisme n’empêche pas – ne doit pas empêcher – d’être réaliste. J’ai quitté un emploi à vie avec salaire à la fin du mois il y a 1 an – et ça m’agaçait toujours un peu d’entendre “Ah mais c’est bon, c’est ton conjoint qui va faire bouillir la marmite !” Ah non ! Pas question ! (Je me demande si on dis ça aux hommes qui passent du salariat à l’entreprenariat ?)
  • Tu connais sûrement l’acronyme “smart goals”, objectifs malins ? Avec pour SMART : spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, et “temporels”, c’est à dire fixés dans le temps. Car que tes objectifs concernent ton CA, ton bénéfice, ton nombre de clients, de ventes, de projets, de parutions presse, c’est toi qui a la responsabilité de les concrétiser.
  • Cela implique de consacrer au moins autant de temps à travailler au développement de son entreprise qu’à ses produits et services, car non, ce n’est pas la même chose. Les produits et services qu’on trouve sur les étagères, virtuelles ou non, ne sont qu’une petite partie du travail nécessaire au développement d’une activité, qui ne se développera certainement pas seule :-)
  • Si tu veux vivre de ta passion, on en a déjà parlé, tu ne devrais pas entreprendre : développer une activité, c’est consacrer au moins autant de temps à la partie business qu’à la partie création de produits ou de services.
Développer son activité, c'est consacrer au moins autant de temps sur la partie business qu'à la partie création de produits ou de services. Click to Tweet
  • Et encore, c’est être généreux avec la partie création pure ! Idéalement, 1/3 de ton temps hebdomadaire pour tes clients, produits, et services, 1/3 pour le travail d’admin, et 1/3 pour le développement de l’activité. Personnellement, mon objectif est de consacrer moins de temps à la partie admin (en délégant graduellement à mon assistante virtuelle, ce qui au début, prend aussi du temps ! ), et d’avantage à la partie développement d’activité.
  • Encore une fois, cultiver son optimisme n’empêche pas – ne doit pas empêcher – d’être réaliste. On ne peut avancer qu’à partir de ce qu’on a déjà réussi à faire – ou non. On ne peut se fixer une direction qu’à partir du point duquel on part, on ne peut se fixer des objectifs réalistes que s’ils sont pertinents par rapport à la direction que l’on choisit. On reviendra là-dessus bientôt aussi :-)

Leçon n° 5 : s’autoriser à être motivé-e par l’argent

  • La conséquence d’être réaliste et responsable, c’est que ça implique toujours de travailler sur son rapport à l’argent. Dans certains domaines, l’argent est une fin en soi, ce qui entraîne bien sûr des dérives –  lesquelles dérives servent malheureusement d’excuses à bon nombre d’entre nous pour ne pas s’intéresser à l’argent !
  • Pour les électrons libres, c’est l’inverse, et c’est aussi un problème : travailler pour l’amour de l’art et pour aider les autres est un objectif formidable…tant qu’on ne le dissocie pas de l’envie de gagner de l’argent. La stratégie moderne construit une nouvelle économie : l’économie du ET – vendre ET s’épanouir, vendre ET créer de la valeur, être ET avoir.
  • Pour développer son activité, pour que l’entre-deux nous amène à l’étape d’après, on ne peut pas détourner son regard du nombre d’heures passées à travailler, du prix de revient de nos produits et services, des frais engagés, des taxes à inclure, des bénéfices à dégager pour investir dans du matériel, des formations, des commissions à verser aux partenaires, des investissements nécessaires pour déléguer, et des sommes à économiser pour se constituer un filet de sécurité. Et tout simplement pour nourrir sa créativité : on est quand même plus détendu quand on ne stresse pas pour les factures à payer et quand on peut se permettre de prendre des vacances !
  • Souvent, la simple mention de ces mots suffit à provoquer de l’anxiété. Est-ce que c’est ton cas ? Je suis passée par là, et j’y suis même restée très longtemps en fait. Et puis j’ai commencé à repérer des schémas et des plafonds mentaux dans mon rapport à l’argent.
  • Pour comprendre ce qui se passait, il y a environ 3 ans, j’ai lu “Les secrets d’un esprit millionnaire” : ce livre (au titre ultra-kitsh, on est d’accord!) analyse les différences de mentalité qui nous permettent de devenir riche ou qui nous en empêchent. Comme j’avais fini par comprendre qu’il s’agissait effectivement d’un état d’esprit, j’avais besoin d’en savoir plus. C’est la 1ère lecture qui m’a permis de comprendre que comme j’avais (à l’époque) des a priori négatifs sur les personnes qui “avaient de l’argent”, je ne pouvais pas m’autoriser à gagner plus que le strict minimum – moment d’ampoule qui s’éclaire au-dessus de la tête !
  • Donc aucun jugement de ma part. Mais une invitation à examiner ton rapport à l’argent : toutes les stratégies d’entreprise du monde, toutes les techniques de marketing/vente ne pourront pas t’aider à passer à l’étape d’après, à gagner plus, si tu n’es pas à l’aise avec l’idée de gagner de l’argent.

Gagner de l’argent devrait être formidable, et faire partie de tes motivations.

Maintenant c’est à toi ! Quelle est la principale leçon que tu retiens parmi les 5 ? En as-tu une à partager ?

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Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

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18 mois + 5 leçons de business
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