La seule question à te poser - Selma Païva

la seule question pressfield

Quand on aspire à quelque chose, en général on rêve de ce qui va nous élever : perdre du poids, améliorer ses relations, changer de métier, créer son entreprise, écrire un livre… SAUF QUE tout ce qui nous élève est immédiatement contre-carré par une force contraire. Tu l’as déjà sentie n’est-ce pas? Cette difficulté à faire ce qui est important pour toi? Cette force de la nature, qui pèse de tout son poids sur nos projets de changements, Pressfield lui a donné un nom : c’est la Résistance. Elle est au coeur de ses livres La guerre de l’art et Turning Pro (Devenir pro, pas encore traduit), à l’honneur aujourd’hui.

Concrètement, comment se traduit la Résistance?

  • Par les distractions, la fuite du travail à accomplir. On glisse vers des choix (personnels et professionnels) qui ne nous correspondent pas : on se cache. On se crée des mélodrames relationnels.  Une vie d’ombre, des habitudes d’ombre. Ce qu’on aurait pu créer est remplacé par le conflit, la souffrance, les divorces, les mensonges, les avalanches de tweets et de statuts facebook : des années dont on ne garde pas vraiment de souvenirs. Une vie d’amateur.
  • Le vrai souci, c’est qu’on ne sait pas ce qui est en train de se passer : on ne sait pas que cette Résistance fait partie de la route, pas de nous. Qu’elle tentera toujours de se mettre en travers de notre chemin. Alors on s’identifie à ses peurs + ses doutes + ses échecs + ses mauvaises habitudes. On croit qu’on est comme ça. Que la vie est comme ça :  une vie d’amateur. J’ai passé des années dans cette phase-là.

Ma vie d’amateure

  • Aujourd’hui, le bras de fer avec ma Résistance est permanent. Avant, je n’avais même pas le coude sur la table :-) Dans ma vie d’amateure, j’ai été coupable de rester assise sur un tabouret en attendant la permission des autres (conjoint, parents, patrons, amis, collègues) pour faire différemment : la permission ne venait jamais, j’étais trop ceci, pas assez cela. Ce qui me paralysait complètement.
  • J’étais terrifiée parce que je savais, au fond, que je voulais faire les choses autrement. ça me semblait impossible, alors j’ai longtemps enterré mes ambitions dans des relations + des métiers qui ne me correspondaient pas, où je cachais ma différence.
  • Je fuyais ce que j’avais à faire en engloutissant des dizaines de romans et de séries sur DVD. Je me créais 1.001 sujets d’inquiétude + je gaspillais mon énergie à essayer de me couler dans un moule + à me tracasser au lieu de créer.

L’histoire de Pressfield

  • Il y a un moment où on ne peut plus continuer comme ça n’est-ce pas? Un jour, je te parlerai de mon point de non-retour. Aujourd’hui, je voudrais te raconter l’histoire de Pressfield. Dans sa jeunesse, il est conducteur de poids lourds, au volant de ces énormes camions qui traversent les US. Il aime l’idée de faire de la route, d’avoir un métier utile + honnête + courageux. Mais il sent que chaque kilomètre l’éloigne de sa machine à écrire + de celui qu’il veut devenir. A 31 ans, 2.700 dollars d’économies en poche, il ne peut plus continuer à fuir : soit il termine enfin un livre, soit il se tue.
  • Alors il loue une petite maison, et il écrit. Pas de télé, pas de radio, pas de relations : rien. Un an plus tard, pour la première fois, il tape le mot “FIN” dans son manuscrit, avec le sentiment d’avoir mis au tapis le dragon qui l’avait empêché jusque là d’aller au bout de ce qu’il faisait.
  • Et là tu te dis “Génial! Après un an en ermite, il a enfin réussi à publier son travail?” Et bien pas du tout : le livre n’était pas assez bon pour être édité. Le suivant non plus – ni les 9 scénarios qui ont suivi. Alors Pressfield continue à écrire et retourne régulièrement travailler comme rédacteur, prof, ramasseur de pommes – il renfloue les caisses puis démissionne pour revenir à l’écriture.
  • Il lui a fallu 17 ans avant d’encaisser son premier chèque d’écrivain. Et 10 années de plus avant de pouvoir en vivre. Donc il a commencé à écrire à 31 ans, à en vivre à la soixantaine.
  • “La guerre de l’art”, où il partage sa liste d’échecs longue comme le bras suscite chez moi un respect infini. Qui d’autre ose parler de ça? Qui ose dire qu’après 10 ans de manuscrits refusés, le 1er scénario porté à l’écran fait un bide complet? Que le producteur qui le reçoit enchaîne les appels téléphoniques pendant l’entretien avant de  l’o.u.b.l.i.e.r dans un couloir? Qu’il a été SDF, avec sa camionnette et sa machine à écrire pour tout bagage?

La vie de pro, comment ça se passe?

La vie d’amateur est notre jeunesse. Personne ne naît professionnel. Il faut tomber d’abord.

-Pressfield

  • Comment ça commence? Et bien il y a un moment, où tu ne supportes plus d’être au fond de l’eau. Pendant une certaine période, tu continues à creuser, mais physiquement + émotionnellement, c’est de plus en plus difficile. Jusqu’au jour où tu ne peux vraiment plus continuer comme ça.
  • Quand on devient pro, tout est plus simple. Ton attitude est différente : tu organises tes journées pour faire face à tes peurs et les dépasser. Tu fais preuve de discipline.

La zone où la magie opère

  • Pour atteindre la zone où la magie opère, il faut faire preuve d’ordre + de régularité + de discipline.
  • Paradoxalement, la solution est simple : se mettre au travail tous les jours, à la même heure, inspiration ou pas. Accepter de renoncer à certaines distractions + à certaines amitiés. Ecrire, concevoir, créer continuellement, pour s’améliorer. Renoncer à obtenir la permission de qui que ce soit. Prendre l’habitude créative.

La seule question à se poser

  • Alors à la fin de l’après-midi, à la fin de la journée, au lieu de regarder le nombre de pages écrites + les chiffres des compteurs Facebook/Twitter, au lieu de me demander si j’en ai fait assez, si c’est assez bon, je me pose la question de Pressfield :

“Est-ce que j’ai vaincu ma résistance aujourd’hui?”

  • Tant que la réponse est oui, je sais que c’était une bonne journée.

Et toi? Est-ce que tu as cerné ta Résistance?

Quelle forme elle prend pour t’empêcher de travailler? Comment tu fais pour agir quand même?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

Commence par mes 10 micro-leçons d’email-marketing ici. Elles sont gratuites. Et spécialement conçues pour une relation durable et riche avec tes abonnés :-)

Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez