Entreprendre, c'est toujours avancer

Développer son activité, c'est aussi repenser à qui on a été, à qui on veut devenir, et choisir ses objectifs avec discernement

Lundi dernier, c’était mon anniversaire (un grand merci pour tous les mots sympas postés sur ma page Facebook :-)

J’ai eu 37 ans, ce qui fait qu’en juin prochain ça fera 20 ans que j’ai passé le bac. 20 ans !

Alors j’ai repensé à mes 17 ans, et à mes 7 ans (j’en ai 8 sur la photo, déguisée en Indienne – déjà fan de l’Ouest ) : à ce qui a changé ou pas depuis. Une bonne partie de mes amis d’alors sont toujours les mêmes aujourd’hui. Mes cheveux très longs sont devenus très courts. J’écoute plus de rock et d’électro, moins de musique “du monde” – mais Zoo Station (Achtung baby !) de U2 reste mon album préféré.

Je suis prêt

Je suis prêt pour le gaz hilarant

Je suis prêt

Prêt pour la suite

Prêt à me baisser

Prêt à plonger

Prêt à dire

Je suis ravi d’être en vie

Je suis prêt, prêt pour la suite.

Cette chanson résonne aussi bien avec mes 17 ans qu’avec mes 37 – ce qui me plaît bien !

  • En me préparant pour la suite justement, j’ai fait du tri (du gros tri : les cartons que tu trimballes d’un déménagement à l’autre depuis 2 décennies, tu vois ?), et je suis retombée sur un cahier de CP, sur des nouvelles que j’avais commencé à écrire au lycée. Je m’attendais à tout jeter d’emblée, mais j’ai trouvé certains carnets plutôt bons : j’ai retrouvé L’Albatros.
  • L’Albatros, c’est l’histoire de Martin. Il aurait voulu être comédien, mais il bégayait quand il montait sur scène alors de fil en aiguille, il est devenu critique de cinéma et de théâtre. Ce 8 février, il assiste à la 1ère de l’Albatros : l’homme avait été passager d’un avion qui s’était écrasé à l’atterrissage. Il était dans le coma quand il avait fallu l’amputer des 2 bras. Quand il a retrouvé l’usage de la parole, c’était pour expliquer qu’il avait été albatros, immense oiseau blanc qui volait au-dessus des côtes du Chili, en dessinant de grands cercles dans le ciel pendant que les Chiliens, assis sur leurs chaises, dépérissaient.
  • Je te passe la suite, et honnêtement, je n’avais aucun souvenir de l’avoir écrit avant de rouvrir ce cahier. En revanche, ça m’a rappelé que depuis le CP, j’ai toujours su que j’avais des livres à l’intérieur. Passé 22-23 ans, j’ai décidé d’oublier : à quoi bon écrire quand de toute façon il y a déjà des centaines de livres magnifiques, que la plupart des manuscrits sont refusés, et qu’à moins d’écrire un best-seller, inutile de penser à en vivre ? Je sais, j’ai fait du chemin depuis (hourra !).
  • Du coup, j’ai commencé à accorder enfin de l’attention à l’idée qui toque avec insistance à mes neurones depuis plusieurs mois. Pas un livre de fiction. Et pas l’idée de livre que j’avais en tête il y a un an.
  • J’aime beaucoup le point de vue d’Elizabeth Gilbert sur nos idées à chacun : dans Big Magic, elle part du principe que les idées viennent d’une autre dimension que la nôtre, et qu’elles cherchent à se matérialiser dans notre monde. Alors elles cherchent quelqu’un qui sera prêt à retrousser ses manches, à se mettre au travail pour leur donner naissance dans un livre, un film, une chanson, un objet, un événement.
  • Si on rejette cette idée, ou qu’on la laisse tomber en cours de route : elle ira frapper à la porte de la créativité de quelqu’un d’autre. C’est aussi exactement ce que Steven Pressfield ou Tom Waits : les créatifs finissent par reconnaître qu’ils sont un canal et que ce qu’ils produisent est le fruit d’une collaboration entre leur créativité humaine et des idées venues d’ailleurs.
  • Elizabeth Gilbert raconte d’ailleurs l’histoire d’un livre qu’elle avait commencé à écrire autour du personnage d’une vieille fille du Minnesota qui se retrouve en Amazonie. Elle met le livre de côté plusieurs mois, et quand elle reprend son chantier, blocage total : impossible de terminer ce livre dont l’idée l’avait emballée. Elle finit par se rendre compte que l’idée avait entre temps choisi quelqu’un d’autre : une amie proche, qui était en train d’écrire l’histoire d’une vieille fille du Minnesota qui se retrouve en Amazonie :-)
  • Peut-être que quelqu’un a fini par écrire l’histoire de l’Albatros ? Je ne sais pas. En revanche, je sais que je n’ai plus envie de l’écrire aujourd’hui.
  • J’ai une autre idée de livre, dans la lignée de mon blog, et celui-là, je ne vais pas mettre 20 ans à l’écrire alors tiens-toi prêt-e ! Maintenant que j’en ai parlé ici, je ne peux plus reculer jusqu’à mon 57è anniversaire :-)

Et toi ? Tu es prêt-e pour la suite ?

Atelier, formation, livre, produit, service : quelle idée as-tu déjà concrétisée ? Qu’est-ce que tu as abandonné ?

Et comment veux-tu développer ton activité ? Qu’est-ce que tu pourrais enfin lancer, ou relancer, dans les prochains mois ?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

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