Le DIY t'a tué-e - Selma Païva

Je sais bien que la mode est au DIY tous azimuts – et que c’est souvent considéré comme de la créativité.

Ça peut en être d’ailleurs!

Ce qui me chiffonne, c’est quand le “faire soi-même” déteint sur la partie commerciale : c’est mauvais pour le business!

La plaie de l’engouement pour le DIY 

  • Avec le DIY, nous avons rêvé que nous étions capables de faire un tas de choses : de la cuisine super saine, des activités pour les enfants, des photos pour Instagram, de la publicité Facebook et nos sites/blogs…nous avons collectionné des dizaines de tutos sur Pinterest – et nous avons publié les nôtres – en se contorsionnant pour que le bazar occasionné ne soit pas dans le champ de la photo : avoue!
  • La plaie de cette tendance, c’est qu’elle t’apprend à être fier-e de faire quelque chose toi-même, mais aussi à être réticent-e à sortir le portefeuille.
  • On ne voit plus la beauté qu’il y a à payer quelqu’un. Et oui : car quand tu paies quelqu’un pour gérer tes mails, faire ton site ou préparer tes visuels : tu lui permets de vivre de ce à quoi il/elle est vraiment bon/ne. Et toi, tu gagnes en sérénité et en efficacité pour tout le reste.

Devenir un client ravi

  • Il n’y a pas de miracles : pour avoir des clients ravis, il faut soi-même être ravi-e d’être le client de quelqu’un. Si tu fais au maximum toi-même au lieu d’acheter, tu perds de vue ce que c’est que d’être un client et tu as plus de mal à t’approprier la vente dans ta propre relation commerciale.
'Pour avoir des #clients ravis, il faut soi-même être ravi-e d'être le client de quelqu'un'Click to Tweet
  • Si on rouspète intérieurement quand il faut payer, devine quoi? On attire des clients qui rouspètent intérieurement quand il faut payer.
  • Bien sûr, on n’a jamais les moyens de tout acheter, ni de tout déléguer. Mais  pour le business, c’est important de commencer quelque part.
  • Pour le développement d’une nouvelle économie, aussi : dis-toi bien aussi que faire soi même, c’est priver un vendeur de l’adrénaline + de la joie + de l’argent qui va avec chaque notification de vente.
Faire soi même, c'est priver un entrepreneur de la joie qui va avec chaque notification de vente.Click to Tweet
  • Et tout simplement : ne culpabilise à l’idée de ne pas être capable de tout faire et décide d’être ravi-e de payer ce que tu peux te payer pour l’instant.

Le pire

  • Autre problème : à force de voir des tutos partout, ça te donne des idées de tutos à publier? Attention : imaginons que tu es photographe par exemple. Est-ce que c’est une bonne idée de publier des conseils pour prendre de belles photos? Non! Car c’est le travail pour lequel on te paie.
  • Le pire, donc, c’est qu’en publiant des explications, tu fais fuir les clients qui auraient pu être intéressés. Et tu te crées une communauté de chasseurs de gratuits ^^ Pour enfoncer le clou, ton contenu se noie dans la masse des articles et vidéos qui expliquent “comment arrêter de ou réussir à MMM en 7 étapes” ^^.
  • Et puis si tu publies ce type d’articles, tu attires des personnes qui veulent faire eux-mêmes et…surprise! Tu as du mal à trouver des clients ravis de payer le prix. Parce que tu bloggues pour ceux qui cherchent juste de l’info au lieu de blogguer pour tes clients potentiels – sauf si, bien sûr, tes client(e)s sont là pour apprendre à faire ce que tu fais.

Faire l’impasse sur le DIY

  • Tu connais Mademoiselle Dentelle? Dans sa chronique, Madame “Macaron “explique que faire l’impasse sur le DIY à son mariage lui a permis de ne pas s’ajouter du stress : elle a décidé de se détendre, et d’en profiter. La solution? Déléguer, et elle a bien raison! Pas de pompons en soie pour elle ni de prise de tête avec le fleuriste :-) Sage décision.
  • En plus du stress généré par le “faire soi-même”, l’autre problème, c’est que nous avons tous 24 heures dans une journée. Et que pour avoir plus de temps, les solutions ne se bousculent pas : après avoir supprimé le non-essentiel, il reste à sortir le le portefeuille.
  • La place de l’argent est malmenée par la floppée de tutos dispos sur YouTube. ça nous amène à voir ce qu’on perd à payer quelqu’un – de l’argent – au lieu de voir ce que ça nous apporte : un travail fait plus rapidement et mieux, du temps pour développer son activité, prendre plus de clients donc…plus d’argent!

Le succès en solitaire est un mythe :-) Tu n’as pas à tout faire toi-même, tu n’as pas à en baver! Sérieusement!

Maintenant c’est à toi : quelle est la place du DIY dans ton business?

Est-ce qu’il t’a tué(e)?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Et le storytelling est mon super pouvoir :-)

Je forme + accompagne les entrepreneurs à passer un nouveau cap dans leur storytelling & positionnement sur selmapaiva.com. Pour une identité plus marquée. Un message clarifié. Des clients mieux ciblés. Une offre valorisée.

Commence par le programme Storytelling Maestria = méthodes & principes de storytelling pratico-pratique pour du contenu qui fait passer ta personnalité. Des mails qui créent une vraie proximité avec tes abonnés. Des posts qui créent des émotions, de la relation, des conversions.

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