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Le plus grand choix

Le plus grand choix, celui qu’on n’ose pas faire dans la vie et dans le business : c'est SOI. 4 pistes pour développer son entreprise sur des fondations solides

J’ai découvert James Altucher dans une vidéo : une conférence où il racontait son parcours et ses échecs fracassants avec un humour et une sincérité qui m’ont touchée en plein cœur.

Il met le doigt sur le plus grand choix, celui qu’on n’ose pas faire dans la vie, et dans le business :

SOI-MÊME.

Pourquoi on ne se choisit pas

  • Pourquoi on ne le fait pas? Pourquoi on a du mal à le faire? Parce que nous avons peur d’être rejetés, écrit Altucher. Je crois que c’est vrai : se choisir, c’est s’accorder de l’importance, c’est risquer un échec plus retentissant que si on avait une démarche exclusivement altruiste. Et quand on est femme, ça va carrément à l’encontre de son éducation.
  • Carole Dweck (prof de psychologie sociale à la prestigieuse université de Stanford) explique d’ailleurs qu’à l’école, les garçons sont 8 fois plus réprimandées que les filles – 8 fois plus! Résultat : ils développent une certaine indépendance par rapport à ce qu’on peut bien penser d’eux, et ils ont moins peur de ne pas y arriver.
  • C’est plus compliqué pour les filles, encouragées à se comporter…en petites filles sages. Même une fois adultes : elles développent la fâcheuse habitude de dépendre d’ un avis extérieur pour savoir si c’est bien ou pas, si c’est une bonne idée ou pas. Ce qui  implique 1/ qu’elles se déconnectent de son baromètre intérieur et que 2/ elles apprennent que leur valeur est liée à ce qu’elles arrivent à faire (Je suis fière si j’y arrive, je suis nulle si je n’y arrive pas ou que j’ai du mal).
  • Le cœur du problème, c’est donc que notre éducation ne nous apprend pas à gérer l’échec – et encore moins pour les filles, donc. Elles sont particulièrement nourries aux étiquettes positives et aux compliments, tellement parfaites qu’elles ont beaucoup à perdre à choisir le chemin le moins fréquenté. A partir d’un certain point, elles rechignent à l’effort par crainte d’un éventuel échec. Du coup, elles se réfugient inconsciemment dans les zones a priori confortables : les métiers féminins. Et si tu regardes bien la liste, tu vois que les femmes s’occupent des autres, et que ce ne sont pas des métiers où elles pourront évoluer en fonction de leurs compétences et de leurs goûts (ou alors très peu). Si tu es un homme, c’est théoriquement moins difficile pour toi !
  • Se choisir est donc un acte qui rend vulnérable. Alors, pourquoi le faire?

Pourquoi se choisir

  • On ne peut donner que ce qu’on a : développer son entreprise au prix de son épanouissement et/ou de sa santé n’a pas de sens.
  • L’enthousiasme est contagieux, la négativité aussi. Si on est fatigué-e, de mauvais poil, c’est la journée qui part de travers – et qui atteint le couple, les enfants, le business.
  • Vendre son travail, le mettre en valeur implique de se choisir sans attendre que ce soit les autres qui le fassent!

Ce que ça donne dans ton entreprise

  • Se choisir, c’est adapter ses choix pour prendre soin de soi d’abord, se soutenir, s’encourager, se récompenser.
  • Dans ton business, ça implique de construire une offre commerciale basée sur tes forces : ta manière de réfléchir, tes qualités, le type d’environnement et de relation qui te correspondent le mieux.
Se choisir dans son #business, c'est construire une offre basée sur ses forces #entrepreneursClick to Tweet
  • Ça implique aussi de tenir compte de ce qui compte pour toi : par exemple, j’ai besoin de passer du temps avec mes enfants. Et ce n’est pas parce que je culpabilise de les laisser (DU TOUT!). Si je ne le fais pas, il me manque quelque chose d’essentiel. J’ai aussi besoin d’avoir du temps pour moi tous les jours. Je vois loin, je vois concret, et je fonctionne mal dans l’urgence. J’aime le silence. Et je préfère écrire que parler.
  • Du coup, je construis mon activité et mon rythme de travail en fonction de mes forces. Et c’est ce que mes clients viennent chercher dans nos entretiens : la permission d’être eux-mêmes + mon recul pour voir plus loin, plus clair – en fonction de ce qui compte vraiment pour eux et elles.

“Ce que tu dois faire, c’est construire la maison dans laquelle tu habites.

Et pour construire cette maison, tu dois construire des fondations solides :

c’est-à-dire une santé physique, émotionnelle, mentale et spirituelle solide”

James Altucher

Concrètement, tu peux :

1. Pour ta santé émotionnelle

  • Monter, développer son entreprise : émotionnellement, ça ressemble aux montagnes russes – impossible de rester dans sa zone de confort, de ne pas contacter des clients, des partenaires, lancer de nouveaux produits, de nouveaux services, proposer de nouvelles idées. Heureusement, il n’est pas nécessaire de tout faire seul-e.
  • Pour commencer : bannis certains mots de ton vocabulaire dit ou pensé, “Je suis bête, ah ça c’est encore moi qui…” Combien de fois par jour tu fais ça? Te rabaisser par tes propres pensées? Nous sommes souvent bien plus dur(e)s avec nous- mêmes qu’avec les autres. Comme le conseille Brené Brown : quand tu t’es trompé-e, quand tu as du mal à faire quelque chose, dis-toi ce que tu dirais à tes enfants.
  • Tu peux aussi sciemment cultiver tes émotions positives. Personnellement, j’ai du mal à me rendre compte de ce que j’ai déjà fait. A lever le nez du guidon, et à me dire “Wow!”. C’est vrai : à quel moment est-ce qu’on peut vraiment se féliciter? Est-ce qu’il n’y a pas toujours 10 fois plus de choses à faire pour que ce soit mieux?
  • Gabrielle Bernstein a une technique très simple pour ça : programmer un rappel sur son téléphone! Du coup, à différents moments de la journée, il t’envoie un message de félicitations. Tu as beau l’avoir programmé toi-même : ça donne la pêche! Essaie!
Prendre soin de sa santé mentale, physique et spirituelle. Dans le business aussi #entrepreneursClick to Tweet

2. Pour ta santé spirituelle

  • Prendre soin de sa santé spirituelle permet de faire la différence parce qu’on commence enfin à respecter la sienne, de différence. A l’écouter, à l’assumer, pour bâtir dessus le modèle économique de son entreprise, et la relation commerciale avec ses clients.
  • Par quoi commencer? Par comprendre que toutes ces pensées/émotions/idées/regrets/doutes ne te définissent pas. C’est ça, la croix de l’humanité. Mais une fois qu’on a compris que ce n’est pas parce qu’on entend des doutes qu’ils sont vrais : on se rend compte de sa force…on peut choisir ses pensées!
'faire silence en soi, c'est apprendre à être plus efficace pour ses #clients' 'webmarketingClick to Tweet

“Apprendre à faire silence en soi,

c’est apprendre à être plus efficace pour ses clients,

avoir de de meilleures idées,

laisser émerger la créativité.”

3. Pour ta santé physique

  • Tu sais sûrement déjà que l’activité physique réduit l’anxiété. Mais ce n’est pas tout : elle améliore aussi la résolution de problèmes, la prise décisions, et la créativité (Jonathan Fields). Alors : bouge! Va marcher 20 min pendant ta pause déjeuner, et danse dans ton salon :-)
Bouge ! Marche ! Danse ! #entrepreneurs #réussirClick to Tweet
  • J’ai voulu reprendre la piscine en septembre dernier, comme avant d’avoir des enfants. Sauf que…les bassins sont ouverts au public en dehors des horaires scolaires, ce qui est problématique quand tu as des enfants justement. Alors j’ai commencé à regarder ailleurs, et d’ici la fin du mois, je choisis Zumba ou Pilates. (Et ça fait 2 fois que j’en parle ici pour être obligée de passer à l’action!)
  • Il y a un autre point qui joue beaucoup aussi, c’est le sommeil. La fatigue, c’est mauvais pour la santé,  la vie privée, et le business :-)

4. Pour ta santé mentale

  • Fais ce que tu aimes, y compris en pensée (James Altucher) : j’aime beaucoup ce conseil. On ne peut pas faire QUE ce qu’on aime, même quand il s’agit de travailler : qui n’a pas travaillé à temps plein, temps partiel ou free lance pour financer ses projets d’indépendance? Bon.
  • Mais pour tout le reste où tu as le choix, va vers ce qui te fait vraiment plaisir : pense aux personnes que tu aimes voir, lis les livres que tu aimes lire, regarde les films qui te plaisent.

Et SURTOUT :

Construis une relation commerciale adaptée à la manière dont tu aimes fonctionner, développe des produits et services qui reflètent ta personnalité, choisis des clients avec qui travailler t’enthousiasme!

Besoin d’aide ? J’accompagne chaque trimestre  un petit nombre de clients choisis en tête à tête : nous travaillons sur le développement d’une offre et d’une relation commerciale durable et riche. 

Et toi? Tu arrives à te choisir?

Est-ce que ton entreprise te malmène ou est-ce qu’elle prend soin de toi?

***Si tu lis l’anglais, tu peux retrouver le livre Choose Yourself de James Altucher sur Amazon***

{ 17 commentaires… add one }
  • Emilie

    Haha… on te rappellera à l’ordre si tu as pas passé à l’action pour la zumba ou les pilates. Et merci pour le tuyau de la dance dans le salon! Même avec les filles cela sera super!
    Et oui faire semblant de plaire ou d’être quelqu’un d’autre cela “tue” sur le long terme! De plus les gens le ressentent quand on est faux… Donc mieux vaut être vrai, soi-même et faire ce qui nous plaît! (même que comme tu l’as dit, on ne peut pas tout choisir…)

    • Oui, la la! Plus que quelques jours pour aller tester la Zumba :-) Oui, être soi même est un choix difficile sur le coup mais à la longue…épanouissant! A bientôt Emilie :-)

  • Si tu as commencé à lire le pavé que je t’ai écris pour répondre à tes questions, alors tu connais déjà ma réponse… Mais tu sais aussi que j’ai pris de bonnes résolutions… Santé physique, morale et spirituelle, oui, tu as raison, c’est déjà un bon début! Reste à trouver le temps de s’y consacrer! ;) Et en ce qui concerne le fait de se choisir. Puisque j’ai commencé à faire des bijoux car je ne trouvais pas en boutique ce que j’avais envie de porter, je pense que ce choix je l’ai déjà fait… Je ne suis pas encore satisfaite de beaucoup de choses, il y a encore un travail titanesque à accomplir mais je commence à percevoir une image de mon entreprise qui correspond à ce que je veux en faire….
    Par contre, on m’a dit il n’y a pas longtemps une petite phrase qui résonne sans arrêt dans ma tête: “Le trop bien est l’ennemie du bien”…. Qu’en penses-tu? ;)

    • hello Charlotte! Oui, tes réponses étaient passionnantes et tout à fait en phase avec l’article que j’étais en train d’écrire comme tu vois! Tu tiens le bon bout :-) A très vite pour la suite!

  • Delphine

    Merci Selma pour tes articles !!!
    Personnellement je suis plus habituée à l’échec qu’à la réussite, du coup, auto-sabotage pour rester dans ma zone de confort et lute de tous les jours pour faire différemment !!!

    • Je ne sais pas si ça te parle, mais se pardonner ses échecs peut vraiment aider à aller de l’avant :-) Bonne route!

  • Virginie

    Ton article, comme tous ceux que tu écris, me parle beaucoup Mais c’est le tout dernier paragraphe qui résonne le plus en moi : “Construis une relation commerciale adaptée à la manière dont tu aimes fonctionner”… C’est exactement ce que je suis ENFIN en train de m’autoriser à faire. Depuis quelques jours seulement. Et je me sens libérée. Avec de grandes envies de communication authentique.
    Alors merci à toutes les nanas qui comme toi, sans le savoir, ont guidé ma libération. Merci à Anouk, merci à Morgane S., et merci à toi.

    • Selma, je suis fan de ce billet, c’est tellement vrai et essentiel.
      Virginie, je suis hyper heureuse pour toi, vraiment, car c’est une libération qui va durer. Quoi que la vie te réserve, quand tu es toi jusqu’au bout des ongles et de ton entreprise, tu es au mieux :) La communication authentique, y a que ça de vrai !

    • Aaa Virginie j’adore quand vous vous faites des dédicaces entre vous dans les commentaires :-)) Je suis vraiment RAVIE que tu t’autorises à fonctionner de la manière qui te correspond. ça m’a changé la vie! N’hésite pas à me tenir au courant de ton avancée :-)

      • Virginie Chavenon

        avec plaisir ;-)
        et au plaisir de lire ton prochain article.

  • Le choix oui je l’ai fait, j’ai avancé sur pas mal de points depuis 1 an 1/2, je crois qu’il est temps de passer à l’étape suivante pour évoluer…j’ai super hâte de démarrer ton atelier pour aller plus, plus loin en me sentant toujours bien!

    Pour ma part, j’ai démarré le Pilates en septembre et j’en vois déjà les effets +++ et j’ai envie de le conseiller à tout le monde! C’est très relaxant, on oublie tout pendant qu’on travaille, les progrès sont hyper gratifiants, pas de méchantes courbatures qui empoisonnent la journée le lendemain et cependant un corps plus musclé, en profondeur, avec des effets +++ sur le très long terme … je dis ça, je dis rien ;)

    • Ah voilà, souffrir sur un tapis ce n’est pas du tout mon truc : c’est ce qui m’attire dans le Pilates, le respect du corps, et le travail en profondeur! Je te dirai :-)

  • Bey

    Je me ferais justement l’autre jour, une sorte de listing en décrivant ma cliente idéale, et je me suis rendue compte qu’en fait, c’était le genre de personne que je rêverais d’être (et j’y travaille dur). Cette année sera une année de nouveautées je le sent ! Cet article (encore une fois) est très réaliste, merci !

  • claire

    Bonjour Selma,
    Ton article me parle. J’ai mon activité depuis 4 ans et j’avais très mal au dos le soir et le lendemain.
    En janvier j’ai commencé le power plate (des exercices d’une minutes sur une machine qui vibre, avec un coach, les séances durent 30 minutes), j’y vais une à 2 fois par semaine suivant mon emploi du temps.
    Et là oh miracle! En novembre décembre j’ai enchaîné les ventes toutes les semaines en plus du travail à la maison et aucune douleur nulle part.
    Je peux donc témoigner d’un bénéfice direct dans mon travail.
    Au départ tu te dis je vais perdre du temps à aller faire toutes ces séances et en fait elles te dynamisent, donc tu as plus d’énergie pour le reste de la semaine. (J’ai 43 ans et je n’avais pas fait de sport depuis 20 ans.)

  • Chifonie

    Il est certain que nous sommes plutôt “programmées” par notre éducation à remettre immédiatement en question notre jugement, au lieu de nous écouter et de nous affirmer.
    J’ai compris depuis longtemps que j’avais besoin de moments de solitude et de silence pour avancer, j’essaye de me l’accorder dès que je le peux (y compris lors de trajets en voiture /en coupant radio, musique) pour laisser mon esprit vagabonder, donner une chance aux idées d’émerger et de s’enchaîner, et me recentrer sur mes besoins et mes envies.

    Merci pour tes messages riches, qui nous parlent !

  • Clémentine

    Pour me rendre compte de ce que j’ai accompli, tous les soirs, les jours de travail et les autres jours, je note dans mon cahier de vie ce que j’ai réalisé. J’y note les trucs pro et les trucs perso. Souvent, quand j’ai le sentiment de n’avoir rien fait de la journée, écrire cette liste me remonte le moral :)
    J’ajoute aussi à bien dormir, bien manger. Prendre le temps de se cuisiner réellement quelque chose, de le manger à table, en prenant une vraie pause. C’est important je trouve.
    Merci pour tous ces chouettes conseils :)

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