Assieds-toi, tu veux bien? - Selma Païva

J’ai beaucoup réfléchi ces derniers mois à la créativité,

à toutes ces choses que ça change dans la vie de tous les jours.

Au courage que cela demande, entre autres.

Revenir sur ses idées préconçues

  • Tu sais ce que j’ai lu dans le métro parisien?

“La photographie, comme toute autre oeuvre d’art,

vous amène à revenir sur vos idées préconçues”.

  • Ça m’a fait penser à mon blog, et je n’ai pas envie de rajouter “en toute humilité” :-) Ce que je voudrais souligner en revanche, c’est que oui : la créativité fait revenir les clients sur leurs idées préconçues. A l’inverse, on peut aimer fabriquer des trucs et ne pas être créatif + avoir une boutique pleine de “créations” qui ne se différencient pas de celle des autres et où la volonté profonde reste celle de ne pas faire de vague.
  • D’ailleurs, je me suis rendue compte que mon blog était suivi par des personnes qui ne rentraient pas dans la case officielle des “créatifs”, mais par des prestataires de service dans différents domaines – prof de yoga, auteur, conseil en parentalité…
  • Et ça tombe très bien, car l’envie de travailler avec des créateurs d’expérience autant qu’avec des concepteurs d’objets est graduellement montée ces derniers mois. Parce que la créativité n’est pas cantonnée au manuel : j’ai adoré que Morgane se considère comme une artiste, et Anne comme une créative. Les 2 changent le quotidien des autres avec leur vision du monde et leurs mots. Ah! Moi aussi :-)
  •  En bref : ta créativité n’est exprimée qu’à partir du moment où elle permet à d’autres de revenir sur leurs idées préconçues, et de découvrir une meilleure version d’eux-mêmes. En vérité, ton produit est un service.

C’est-à-dire?

C’est-à-dire que :

…tes cours de yoga permettent à une mère de voir qu’elle n’est pas qu’une femme en burn-out mais qu’elle a aussi un réservoir intérieur de sérénité.

…ton prêt-à-porter permet à ton client de ne pas être qu’une “envoyeur de cadeau” parmi les autres, mais le meilleur tonton de la terre! (Ou le meilleur mari ?)

…grâce à ton graphisme, ton client est plus décalé qu’il ne pensait pouvoir l’afficher sur son site. 

A moins que ta cliente ne se découvre plus classe, et plus originale qu’elle ne pensait l’être?

Ce qui compte

  • Il y en a toujours pour faire une différence entre les “vrais” créatifs et “les faux”, les designers, les artistes, les maîtres-artisans, les artisans d’art, les maîtres-artisans d’art…sans compter “l’artiste” – celui qui est excentrique, pas forcément sympa, torturé, et fauché : “un artiste, quoi“. Et tous ceux qu’on étudie à l’école en nous expliquant bien que ce n’est pas une option pour notre avenir car les artistes ne sont reconnus qu’après leur mort (misérable et solitaire).
  • Du coup, pas évident de savoir comment s’auto-étiqueter mentalement. Parfois c’est plus facile parce que tu peins, tu conçois, tu modèles depuis toujours et qu’il y a déjà des mots pour décrire ce que tu fais. Parfois, c’est moins facile parce que ton parcours est moins linéaire, ou tes matériaux moins conventionnels : peut-être que ton truc à toi, c’est un langage informatique ou des techniques de méditation? Que tu conçoives des applications informatiques ou des moments énergétiques, tu es une âme créative.
  • Alors qu’est-ce qui compte? En vrac : l’expression personnelle, l’alignement entre la vie privée et la vie pro, l’enthousiasme, le courage. Et la mise en place d’une démarche commerciale. Je sais que ce n’est pas évident.  Mais être un artiste, c’est créer et accepter sa responsabilité à partager le résultat. Même si c’est difficile, même si on a l’impression de ne pas être à la hauteur, qu’on a peur que ça ait déjà été fait, qu’il faut apprendre à vendre, que personne n’achète ou que la terre entière nous copie.
  • Etre différent, c’est accepter de sortir de sa zone de confort + endosser la responsabilité de partager le résultat + accepter la vulnérabilité qui monte quand on présente son travail/démarcher des boutiques/discute avec des clients.
  • Tu imagines comment serait notre vie de tous les jours si personne n’avait surmonté ces difficultés? Si on n’avait pas de tableaux à accrocher, de livres à lire, de films à regarder, de fringues originales à porter ? On n’aurait pas non plus d’ordinateur, d’applis de méditation, ni de musique à écouter!
  • Changer le monde implique de monter au créneau pour commercialiser son travail et partager sa vision du monde + de l’argent + {insère ici ce qui correspond à ton travail}. Ça commence par savoir ce que tu veux changer pour tes clients, sur quelles idées préconçues tu veux les faire revenir : on est créatif dans ce qu’on change pour les autres, dans la valeur apportée par son travail, pas dans son format.
  • C’est à dire que ce n’est pas ce que tu conçois qui compte, c’est la conséquence de ça : ce qui devient possible pour tes clients.

Avec mon travail, avec ce blog, je participe à la construction d’un monde nouveau.

Je t’aide à approcher le marketing et la relation client autrement – en accord avec ta personnalité et tes valeurs.

Et toi? Qu’est-ce que tu changes pour tes client(e)s?

Quelle meilleure version d’eux-mêmes est-ce que tu as en tête pour eux?

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

Commence par mes 10 micro-leçons d’email-marketing ici. Elles sont gratuites. Et spécialement conçues pour une relation durable et riche avec tes abonnés :-)

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