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L’avis des autres (ce que tu ne sais pas sur ta créativité)

Quand on regarde un humoriste ou un grand sportif, on se dit qu’il travaille certes, mais qu’il est quand même particulièrement doué pour ce qu’il fait. Qu’il a une certaine FACILITE à le faire. Une aisance naturelle. N’est-ce pas?

Et on pense la même chose des entrepreneurs.

On n’imagine pas du tout des débuts catastrophiques et une âme rongée par le doute.

On n’imagine pas le principal obstacle qu’ils et elles ont réussi à surmonter.

Tu as trouvé?

L’obstacle qui peut bloquer la créativité de tout le monde :

c’est LA PEUR DE L’AVIS DES AUTRES.

2 points à méditer aujourd’hui :

1. Ne pas craindre l’avis des autres, ça s’apprend

  • L’histoire du théâtre Second City (Chicago), école de comédie et d’improvisation est très intéressante. En général on imagine que quelqu’un est drôle et qu’il a le sens de la répartie comme ça, de façon innée. Mais pas à Second City! Là-bas, on considère que les talents les plus géniaux sont le résultat d’un travail acharné. Et pas que sur la technique : sur soi aussi.
  • Explication : l’originalité de cette école qui a formé et forme de grands comiques, est qu’on y APPREND à ne pas être sensible à ce que pensent les autres. On apprend à ne pas avoir peur de dire une boulette, d’être mal perçu.
  • Ce n’est que quand une personne arrive à ne vraiment plus craindre d’être mal perçue que son potentiel humoristique – mais aussi plus généralement créatif – est libéré.

Bonne nouvelle : tout le monde a très peur des critiques et de l’avis des autres…Pourquoi c’est une bonne nouvelle? Parce qu’il n’y a pas que moi et vous. Parce que ça veut dire qu’il n’y a pas d’un côté ceux qui sont capables d’y arriver, et ceux qui tremblent à l’idée de ne pas être à la hauteur. Il y a ceux qui apprennent à oser, et ceux qui n’ont pas encore appris.

Moralité : Il faut donc apprendre à lâcher prise pour libérer sa créativité. Si on est toujours inquiet de faire une fausse note ou de dire ce qu’il ne faut pas, on finit par ne plus rien dire du tout : on ne produit plus que le silence d’une imagination effrayée. Si on n’apprend pas à se libérer de la crainte de l’avis des autres, on ne peut pas se différencier. Je répète : “Si on n’apprend pas à se libérer de la crainte de l’avis des autres, on ne peut pas se différencier”.

2. Il y a une raison à la fréquence de désordres mentaux chez les grands artistes

  • En général, on considère que la persévérance va de paire avec la médiocrité. Comme si la persévérance était une attitude bien distincte de la créativité, de celle dont on besoin ceux qui ont de piètres idées. Mais c’est faux. Le processus créatif nécessite la capacité de ne pas lâcher un problème jusqu’à ce qu’on l’ait résolu, de se forcer à travailler jusqu’à ce que le résultat soit correct. La réponse n’arrive pas d’un coup dans un éclair de génie : l’éclair est en fait révélé petit à petit, à force d’être cherché.
  • Cela explique pourquoi des personnes maniaco-dépressives, autistes ou schizophrènes sont particulièrement créatives : leur désordre mental entraîne une obsession, une capacité de concentration et de persévérance hors du commun, qui leur permet de développer leur créativité et leur talent. (Nancy Andreason, neuro-scientifique de l’Université de l’Iowa)
  • Là où la crainte de l’avis des autres entre encore en jeu, c’est qu’en général – dans notre société qui encense la réussite rapide et facile – on nous parle surtout des “success story” de ceux qui réussissent comme s’ils y étaient arrivés naturellement dis-donc! Peut-être pas sans travailler du tout…mais pas tellement non plus! En tout cas sans être rongés par le doute + intimidés par les critiques + en tout cas sans persévérer malgré des échecs répétés.
  • Donc, quand on a peur, qu’on a du mal, ou que tout simplement on se rend compte qu’il nous faut travailler énormément pour y arriver : on se décourage car c’est bien connu : le succès est affaire de gens naturellement talentueux, les efforts et le travail acharné réservé à la médiocrité. Et on se décourage, car si on avoue ses difficultés, on craint d’être considérés comme médiocres. Et on reste paralysés par notre peur de l’avis des autres.

Moralité : pour être pro, apprends à persévérer. Je ne dis pas que tu es forcément sur la bonne piste. Il faut aussi se donner le droit à l’erreur. Mais persévère avec une idée avant de la lâcher. Et ce n’est pas parce que tu abandonnes une idée que tu laisses tomber l’objectif final. On reviendra là-dessus!

Je rappelle que cet article fait partie de la série tirée du livre de Jonah Lehrer “Imagine, ou comment fonctionne la créativité”.

Et toi? ça t’est déjà arrivé de renoncer à un projet ou de le repousser par crainte de l’avis des autres?

As-tu déjà été intimidé-e par le succès des autres, apparemment facile?

N’hésite pas à partager tes difficultés dans les commentaires, et tes astuces pour les surmonter si tu en as!

 

{ 52 comments… add one }
  • Bonjour,

    L’avis des autres j’y pense assez souvent, et puis je me dis que ce que je fais je le fais surtout pour moi. Si j’ai décidé de me lancer dans l’aventure c’est avant tout parce que je me sens bien quand je crée. Parfois ça prend un peu plus de temps que d’autre fois, mais en règle général je passe au dessus de ça, surtout quand c’est un avis qui n’est pas constructif.
    En revanche, il y a des avis que je n’arrive pas à surmonter. J’y pensais encore hier soir en faisant ma vaisselle. C’est celui de certaines personnes de mon entourage. Parce que je suis à la maison et que j’ai le temps de m’occuper de mon fils, pour eux je n’ai pas un vrai travail. Si seulement ils savaient tout ce qui se passe dans ma tête. Du fait que ce soit des personnes proches (famille, amis) j’ai un peu du mal à le vivre.

    Encore un bel obstacle à surmonter, mais j’en ai vu d’autres. Alors je laisse le temps au temps, et je vais leur prouver que je ne me tourne pas les pousses.

    • Apolline

      Oui :-) Je comprends! On a besoin du soutien de son entourage, surtout quand on voit tous ceux qui réussissent remercier tous leurs proches qui les ont soutenus depuis le début!

      Mais on arrive à avancer quand on prend la décision qu’on n’en a pas besoin. Tu n’as pas besoin du feu vert des proches pour avancer. En fait, à partir du moment où tu décides que tu as suffisamment confiance en toi pour ne plus leur demander implicitement l’autorisation de le faire, tu deviens moins sensible à ce qu’ils pensent. Quand tu auras avancé, ils te suivront plus facilement :-)

      Mais c’est important de ne pas leur en vouloir. Chacun fait comme il peut, au mieux.

  • Je crois qu’il y a aussi le facteur temps/expérience qui entre aussi en jeu… Lorsque l’on est jeune ou débutant on a souvent peur de s’affirmer, de sortir du rang… et puis l’âge aidant, on cerne mieux ses problèmes, ses craintes, ses angoisses, mais aussi ses atouts, ses qualités et l’on affronte plus facilement la critique… personnellement je n’ai plus peur du regard des autres sur mon travail, je veux dire par là qu’il y aura de toutes façons des gens qui aimeront et d’autres qui n’aimeront pas…
    Je crois que le principal fondement pour avancer est d’essayer de rester soi-même, ne pas chercher à imiter ou à donner une fausse apparence… les gens ne sont pas dupes au fond… je sens instinctivement si une créatrice propose quelque chose de personnel… et de créatif…. ou bien si elle est dans la mouvance juste “pour vendre” ou faire croire que… le mot “créatif” est je crois un mot très galvaudé, dans créatif il y a “créer” ne l’oublions pas ^____^
    Il y a de très grands artistes qui ont mis des années à percer, à se faire connaître, et d’autres qui ne sont et ne seront jamais reconnus… à quoi ça tient ? à beaucoup de choses mais entre autres, être au bon moment, au bon endroit, avec les bonnes personnes…. beaucoup de chance là-dedans…
    La chance se provoque parfois, mais lorsqu’elle n’est pas là, il faut s’armer de patience, faire d’autres choses dans d’autres domaines pour ne pas se focaliser sur un sentiment d’échec…. perso, c’est ce que je fais lorsque quelque chose ne fonctionne pas comme je le souhaiterais :-) Je mets ma créativité au service d’autres activités (photos, musique etc…..) ^^
    Chacune doit trouver son palliatif, sa façon de fonctionner et de contourner les périodes “sans” ^___^

  • Merci Selma pour cet article passionnant !
    Il tombe à pic pour moi. Je viens à peine de débuter cette grande aventure et je me mets une telle pression que j’aperçois déjà le découragement arriver… doucement mais surement !
    Cela fait un bien fou de lire ces lignes, elles me reboostent et me recadrent : c’est parfait ! Oui nous croyons toujours que “ceux qui réussissent” y sont parvenus tout de suite, dès le début et très très rapidement… FAUX tu as raison !
    Il faut persévérer et croire en son projet ! J’ai le mien dans un coin de ma tête depuis des années et je ne pensais même pas à essayer un jour par peur du jugement des autres, ou pour ne pas entendre “quoi ? à notre époque il ne faut même pas essayer c’est la crise… blabla..”.
    Et maintenant je saute dans le vide, je m’affirme, j’ai l’impression de me mettre à nue avec ce projet, de dire au monde : “voilà ce que j’aime et voilà de quoi je suis capable”, mais je reste terrorisée par un éventuel échec, par une progression lente.
    Mais encore un immense MERCI pour ton blog génialissime qui change la vie ! Bravo à toi tu es un exemple !

    • Apolline

      M.E.R.C.I, quel beau message!

      Oui, il faut persévérer et croire en son projet :-)

      Mais parfois, il faut aussi réussir à vois plus loin et à se laisser porter : renoncer parfois à ce qu’on avait imaginé à la base, pour être beaucoup plus à l’aise avec une variante du projet!

      Il faut essayer, rectifier, expérimenter! Et on avance :-)

  • Bonjour,

    Bien sûr il est difficile de se confronter à la critique (à la moindre remarque négative, je replonge inéluctablement dans le bouillon de phrases assassines que je m’adresse, avant de me ressaisir, de digérer, et de rebondir. Je le sais pourtant, mais la phase de “noyade” dure de moins en moins longtemps, la preuve que le travail sur soi porte ses fruits. Ne rien lâcher, donc).

    Mon expérience professionnelle précédente m’a énormément appris sur la persévérance : car s’il est impossible de maîtriser tous les facteurs du succès (on peut tout mettre en oeuvre pour vendre un nouveau produit, et ne pas voir ses ventes s’envoler), il est par contre capital de faire TOUT ce qui est en notre pouvoir pour proposer un produit de qualité maximale, communiquer le plus efficacement possible et donner le meilleur de soi-même pour donner envie d’acheter. Et là, rien de tel que la ténacité.

    Alors oui, il est indéniable que certains rencontrent plus vite le succès par une aptitude naturelle à communiquer, ou une notoriété plus rapidement acquise par un réseau de connaissances, mais je crois fermement que le travail acharné permet de tout déjouer (et j’en suis la preuve vivante dans mon futur-ex emploi), d’y arriver, de dépasser nos doutes et nos peurs (pas facile du tout, mais on y arrive). Encore une fois, c’est en restant soi-même qu’on se différencie, et qu’on apporte quelque chose de différent. Ce quelque chose ne plaira pas à tout le monde, c’est évident, et tant pis pour ces personnes!

    Merci pour cet excellent article, Selma, bonne journée ☼

    • Apolline

      Merci Adeline! Je ne sais pas s’il y en a qui arrivent si rapidement, ou qui ont une aptitude naturelle.
      On ne sait pas ce que les gens ont déjà fourni comme travail, avant.
      ça me fait penser à un mail que j’ai reçu, où une lectrice avouait gentiment être un peu jalouse du dynamisme de mon blog, pourtant récent.
      Mais en surface, on ne voit pas tout le travail que j’ai accompli pour arriver à ça aujourd’hui. Et tout ce que je fournis comme travail pour continuer à progresser!
      Comme toi, je pense que l’acharnement fini par payer, on se plante, on recommence, et dans tout ça on progresse!
      Pour l’avis des autres, c’est très important de ne pas s’auto-saboter par les petites phrases assassines dont tu parles. Note-les, trouve leur une réponse, et dégaine pour chacune ta réponse la prochaine qu’elle te passe par la tête. Impitoyablement!
      Tu verras, ça marche bien et assez rapidement en plus :-)

      • Merci pour ton astuce (dont tu avais déjà parlé, il me semble, si je suis bien) que je vais mettre en place dès maintenant. Bonne semaine!

  • oh que oui la peur de l’avis des autres m’a souvent arrêtée ou tout du moins ralentie dans plein de choses et pas que dans la créativité….en vieillissant je tente de me soigner et de arrive a prendre un peu plus de distance avec tout ça dans ma vie privée, ma famille, mon couple etc…mais dans ma nouvelle vie professionnelle toute neuve j’ai bien du mal encore…

    • Apolline

      Mais tu avances, c’est l’essentiel! Continue!

  • Ah lala, quel bonheur de te lire Apolline, tes articles sont tellement véridiques, je me retrouve bien souvent dedans :)

    Moi j’ai fait les choses un peu à l’envers, quand je me suis lancée dans la création de mes bijoux, j’étais peut-être trop jeune pour bien me lancer et du coup je suis restée cantonnée à l’avis des autres. D’un côté je voulais exprimer ma créativité, mais de l’autre j’avais peur de sortir du moule.

    Ce qui fait qu’en fait je proposais un peu tout et n’importe quoi comme bijoux, dans tous les styles, car j’avais peur de ne pas plaire, de ne pas proposer les produits qui conviendraient tout en essayant d’avoir ma touche créative, et dans le fond ça m’a bien usé.

    Après m’être lassée de tout ça, d’avoir fermé ma boutique en ligne fin 2012, pouf, ça y’est. Enfin !! Je m’exprime moi, je laisse mon univers faire son nid, et c’est juste génial ! L’avis des autres ? Bah ma foi, je suis preneuse des commentaires que l’on peut me faire car je ne souhaite pas être fermée aux autres mais c’est moi qui tire ma route selon mes envies, mes idées.

    Et ça fait du bien !!

    Alors je ne lâche rien, je persévère et je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’en étant boostée à la créativité !

    • Apolline

      Merci pour ton témoignage!
      Oui, il faut réussir à ne pas s’arrêter par peur de la critique…et en même savoir entendre les critiques pour améliorer son travail. A bientôt et bonne route créative alors!

    • Emilie je me retrouve complètement dans ton témoignage ça m’a fait du bien de te lire. Sauf que je suis encore au stade où, de peur de ne pas plaire, je réalise des bijoux tous différents sans trouver mon style. J’étais également très jeune quand j’ai commencé, je ne suis pas beaucoup plus vieille aujourd’hui et je manque encore d’expérience, d’assurance et de confiance en moi.
      Alors je teste tout, les techniques, différents styles de bijoux car je me dit que je n’ai pas assez d’imagination ou de créativité pour trouver mon “truc” à moi.
      Félicitations à toi pour avoir trouvé le courage de tracer ta propre voix, et de suivre ton chemin avec TES idées. J’espère un jour en faire autant !

  • Excellent article.
    Je ne peux que parler de ma propre expérience néanmoins je fais partie de ceux qui persévère, qui ne lâche pas quand ca coince, au propre comme au figuré !☺
    Je suis dans l’esprit créatif 24 sur 24 en premier lieu parce que j’adore ca et que j’en ai besoin, mais aussi parce que pour être créative j’ai besoin de me nourrir sans modération de tous ce qui peut jalonner mes journées, vu, entendu, lu, sentis…………..
    Je suis convaincue que pour être « efficacement créative », il me faut pratiquer une gymnastique intellectuelle intensive.
    Tout ce « matériel » me sert de ressource lors que la mise en création de mes idées, ce qui peut donner l’impression pour un œil extérieur que tout m’est facile, inné et qu’il n’y a pas de travail particulier en amont.
    Bien entendu je ne conteste pas l’idée que j’ai certaines dispositions de départ qui remontent à mes plus jeunes années, mais comme pour tout ce que je suis maintenant, je suis forcément le fruit de toutes mes expériences.
    Pour finir, je constate que la petite notoriété qui m’est accordée ces dernier temps pousse un certain nombre de personnes à déprécier les heures passées dans l’atelier et les sacrifices associés à une activité créative en pensant ou en disant (ce qui peut être déstabilisant) que tout est finalement facile, que j’ai beaucoup de chance………….. C’est un leurre tout cela est bien le fruit d’un énorme travail ………………..
    Courage !

    • Apolline

      Ah! Voilà justement ce que je répondais à un commentaire plus haut! On a toujours l’impression que c’est plus facile pour les autres que pour soi. Que le succès des autres est plus naturel, fluide et tout. Mais non!
      Et quand les autres te disent que tu as beaucoup de chance et de facilités, c’est aussi un moyen de se trouver des excuses à eux-mêmes. De n’avoir pas fait les choix et les sacrifices que toi tu as faits.
      C’est plus difficile à assumer que de reporter la faute à la chance et à la facilité.
      Donc : bravo à toi!

  • J’ai fini par trouver une astuce : créer avant tout pour se faire plaisir. En effet, ce que l’on crée ne peut pas plaire à tout le monde (et d’une certaine façon tant mieux par ce que c’est notre personnalité qui transparait dans nos créations).
    A partir du moment où l’on est satisfait et heureux du résultat, on est tout aussi heureux de mettre notre création en vente, encore plus de voir que d’autres personnes aiment ce que nous faisons.
    Il m’est arrivé, sur un salon, que quelqu’un me dise ne pas aimer ce que je crée. Et alors ? Ce n’était pas dit avec méchanceté, mais une simple constatation.
    Plus on apprécie de créer, plus on se donne du mal, et ainsi on s’améliore sans cesse. Le but est de réaliser des choses qui nous plaisent et nous représentent, pas forcément des créations réalisées “parce que ça devrait se vendre”.
    J’écris aussi, et c’est la même démarche. C’est peut-être pire parce qu’on envoie un texte à un inconnu qui peut rejeter notre création en quelques mots. J’ai renoncé à envoyer beaucoup de textes pour cette raison, jusqu’à ce que j’ai ce déclic : c’est en essayant qu’on s’améliore, et en s’accrochant, on finit bien souvent par vaincre les obstacles. Simplement, c’est moins “blessant” lorsque l’on réalise les choses avant tout pour soi, et non pas dans une attente du regard des autres.
    Bref, exprimez-vous dans ce que vous faites, faites-vous plaisir et soyez perfectionnistes.

    • Apolline

      Oui! Merci Véronique d’avoir écrit ça : c’est en essayant qu’on s’améliore. Il n’y a que l’action qui peut nous apprendre quelque chose!
      En revanche, je dirais oui, exprimez vous dans ce que vous faites et faites vous plaisir. Mais attention au perfectionnisme, c’est souvent une façon déguisée de ne jamais passer à l’action en fait (parce que jamais assez bien par rapport à la crainte du regard extérieur…)
      Donc justement, ne pas chercher l’approbation de tous. Oser. Et puis trouver quand même les gens à qui notre travail plaît! Merci!

      • Merci surtout à vous d’écrire ces articles (je sais que c’est du boulot entre le 1er jet et la version aboutie !). Je pense que ça nous aide toutes à nous recentrer et nous rappeler pourquoi on crée. Bref pourquoi on s’est lancé dans cette folle aventure ! Je n’avais pas pensé au perfectionnisme, mais c’est vrai.
        En tout cas, oser est sûrement un mot très importante pour nous toutes !
        Merci encore !

  • La peur de décevoir peut effectivement être un sacré frein à la créativité… Parfois on me commande des choses nouvelles, par exemple un sac à langer commandé il y a un mois, j’en rêvais la nuit, j’ai mis 3 semaines pour me lancer tellement ça me paraissait insurmontable. Je suis trop perfectionniste et ça bloque. J’en étais obsédée et finalement non seulement j’ai réussi, mais en le montrant j’ai fait 3 ventes derrière. Il a eu bcp de succès mais quelle angoisse ça à été ! Je suis hélas d’accord avec la these soulevée: il faut avoir une case un peu psychotique pour créer parfois. Mon mari me dit que je suis obsessionnelle, autiste quand il s’agit de coudre… Je tente de me “soigner” si je peux dire, pour ne pas laisser la créativité prendr le dessus sur ma vie privée… Merci pour cet article !

    • Apolline

      Avec plaisir :-) Voilà, ça rejoint ce que je répondais au commentaire précédent : attention quand meme au perfectionnisme, qui peut nous empêcher d’avancer!
      Bon WE!

  • Bonjour Selma !

    Très chouette article ! Personnellement, je crois très fort que la persévérance est la clé du succès. Une fois où je me suis sentie un peu découragée, j’ai acheté “Les onzes lois de la réussite de Anthony Robbins”, c’est un livre minuscule mais génial avec plein d’exercices pratiques. Dès le début, il aborde la question de la persévérance et raconte l’histoire de gens célèbres qui ont essuyé beaucoup de refus mais ne ce sont jamais découragés comme par exemple Walt Disney (302 refus) et beaucoup d’autres !
    Je glisse une petite citation de lui ” La clé du succès, c’est de savoir exactement ce qui compte le plus à vos yeux, puis de faire le maximum tous les jours, pour améliorer les choses, même lorsque vos effort ne semble mener à rien.”
    En fait, il dit que les gens n’échouent pas mais qu’ils arrêtent avant de réussir ! ;-)

    • Apolline

      Génial! merci à toi :-) Je vais bientôt “refacebooker” un de tes commentaires : j’adore cette citation! Anthony Robbins rejoint ma longue liste de lectures alors :-) A bientôt!

  • Merci, Appoline, de ce petit coup de boost du vendredi !

    Je suis fascinée par le succès des autres… et paralysée par la peur de l’échec (ou de la réussite ?!…). Cela fait du bien d’entendre parler de persévérance et de travail.

    Je n’ai malheureusement pas d’astuce à partager, étant moi-même dans une période assez “bloquée”, mais je crois au réseau, aux rencontres, à la solidarité féminine (merci encore, Appoline !)… et aux “morning pages” (une méthode créative promue par Julia Cameron – cf.
    http://juliacameronlive.com/basic-tools/morning-pages/
    : ces pages qu’ont écrit, de préférence le matin, pour poser les choses, se recentrer sur soi, parler de ce qui va, de ce qui ne va pas, des ses objectifs.

    Je n’ai peut-être pas avancé comme je le souhaitais ces derniers mois mais ces pages m’ont permis, je crois, de moins me perdre au milieu de toutes les exigences du quotidien.

    Avoir un blog, d’autant plus si l’on y écrit un minimum, c’est déjà se confronter à l’avis des autres. Une “bonne pratique” s’il en est !…

  • Je pense que les difficultés sont un chemin nécessaire.
    Il est sûrement très agréable de réussir sans effort, mais peut-être que c’est cette facilité qui fait que ceux qui ne sont pas préparés au succès «pétent les plombs» ou prennent la grosse tête.
    Lorsque l’on travaille pour réussir, on sait d’où l’on vient et ce qu’il a fallu mener comme combats pour arriver jusqu’à son but.

    Ce sont les difficultés qui apprennent à grandir, à devenir combative.
    Le fait de réussir à les surmonter est déjà un succès en soi.
    On passe à un niveau supérieur, peut-être compliqué lui aussi, mais on a plus de forces pour faire face et continuer encore et encore…

    Dans les cartes de pensées positives que j’ai crées, l’une conseille de «fêter les petites victoires porteuses d’espoir».
    Vous pouvez comprendre maintenant le sens profond de ces mots :)

    C’est de cela que vient aussi le titre de mon premier blog «Comme un oiseau fait son Nid».
    Il faut lire entre les lignes : «Petit à petit»…
    Je sais à quel point chaque pas compte pour se diriger vers le but que l’on espère atteindre… de par mon expérience personnelle…

    Pour celles que ça intéresse, voici un peu (beaucoup^^) de mon histoire :

    J’ai TOUJOURS voulu être dans le milieu artistique.
    Petite, on me traitait de bohème, de rêveuse, de tête dans les nuages… c’est juste que j’ai toujours vu le monde qui m’entoure au-delà de son apparence.
    Je me plaisais dans cet univers embelli.
    C’est une sorte de «don» (et j’utilise ce mot en toute humilité) : lorsque je découvre un nouvel endroit, je le vois tel qu’il est, bien sûr, et tel qu’il POURRAIT être…

    Cela a été une évidence pour moi de vouloir devenir décoratrice.
    Malheureusement, pour diverses raisons, ce n’est pas le métier que j’ai pratiqué, je suis devenue commerciale… on est bien loin du rêve, plutôt les deux pieds dans la réalité et les objectifs!

    J’ai profité, comme beaucoup de femmes, de mon congé parental pour penser à une ré-orientation.
    J’ai enfin suivi une formation de décoratrice et mis en route Comme un Oiseau fait son nid.
    Pourtant, je n’ai pas passé le cap de la professionnalisation : je me suis rendue compte que l’enthousiasme ne suffit pas pour trouver des contrats…
    J’aurai pu abandonner et retourner à ma vie professionnelle classique, mais j’ai continuer à VOULOIR.

    Le fait d’avoir commencé à changer de vie m’a donné la force de créer Oiseau voLe.
    Expérience au résultat mitigé pour le moment… j’ai même connu cet hivers un fort passage à vide et subi des soucis de santé…
    J’aurai pu ne pas revenir dans la blogosphère, mais j’ai décidé de continuer coûte que coûte!
    Hors de question de me résigner, de renoncer, d’abandonner!

    Mais ces deux mois de creux m’ont rendue différente, je le sens bien tout au fond de moi.
    J’ai l’impression d’être une sorte de «survivante», même si le mot semble exagéré.
    Jamais je n’ai eu l’esprit aussi ouvert et je sais maintenant parfaitement le but que je VAIS (et non pas simplement je veux) atteindre.
    Mes projets sont une évidence, je visualise parfaitement comment faire, quels sont mes besoins et quel est l’objectif à atteindre.
    Les choses n’ont jamais été aussi claires… et j’avance sans ambition démesurée, je sais juste ce que j’ai à faire :)

    Tout cela pour vous dire qu’il faut s’accrocher si l’on tient vraiment à se réaliser, à ACCOMPLIR son projet.
    Mon chemin sinueux et rocailleux m’a enrichie et m’a rendue plus «sage».
    Je me rends bien compte que sans ces difficultés (et ma tenacité certainement), je n’aurai pas les capacités et les connaissances pour mener mon projet à bien aujourd’hui…

    Et bien voila… quelle tirade :)
    Je trouve cela émouvant de partager mon ressenti sur cette question avec vous.
    Si ce témoignage peut servir ne serait-ce qu’à une seule d’entre vous, je serai satisfaite :)

    Pour finir, une phrase me vient :
    «N’attends pas que la reconnaissance vienne des autres, il faut que tu te l’accordes à toi-même».

  • malalie

    tout à fait juste! Et d’ailleurs, perso je prends toutes les infos pour l’instant pour démarrer “ma petite entreprise” et j’ai déjà eut des retours négatifs dans le style: moi j’y crois pas à ton projet!” avant même d’avoir vu mes créations…

  • Le doute c’est quelque chose d’indispensable, car il nous fait avancer, il nous fait réfléchir, et s’améliorer constamment. Quand le regard des autres vient en plus se rajouter là dessus, c’est quelque chose qui peut vite devenir angoissant. Quand on envoie le dessin d’un projet et que le retour tarde les questonnements, angoisses “ça ne va pas”. Après je crois qu’il faut aussi entendre ce qui vient des autres, mais en faisant attention de qui cela vient. D’une personne jalouse ? d’une personne qui rêverait de faire la même chose que vous et qui envie le fait que vous l’ayiez fait et qui dit “ça ne marchera jamais” parce que c’est cela qu’elle se dit à elle-même ? Ou d’un regard externe lucide mais bienveillant, qui donne un avis conseil parfois bon à prendre même s’il ne plaît pas ? Savoir écouter les avis et les accepter est la chose la plus difficile.
    Notre orgueil en prend un sacré coup !
    Vache, il/elle m’a dit ça ? Mais bon au fond de moi je le sais, donc je vais m’en servir pour m’améliorer !!

    J’ai remarqué que les personnes très contentes d’elle même, n’arrivaient parfois pas à avancer, à s’améliorer. Elles restaient dans quelque chose de moyen, et pouvaient même se dire “moi je trouve ça beau, tant pis si ça ne plaît pas, mon “art / créativité” est incompris voilà tout”. Ils ne savent pas.

    Or avez vous lu des biographies des grands artistes, créateurs ? Ils sont dans le doute perpétuel, le regard critique. Comme faire encore mieux.
    reprendre le travail les matériaux et chercher mieux.
    Je vis moi même avec un compagnon dans un milieu créatif / artistique. Il peut passer des heures à refaire refaire et refaire encore un dessin, parce qu’il n’en est pas satisfait. Ou des jours à dessiner le même objet pour au final n’en garder que un, on n’aura pas vu tout ce qu’il y a derrière, mais le résultat est là. Il m’a appris l’exigence. le refus du “facile” n’hésite pas à pointer le doigts sur mes faiblesses, et souvent il a raison. c’est atroce de se dire “oui c’est vrai” mais c’est aidant au final, même si ouais l’orgueil morfle :)

    La peur du regard extérieur est quelque chose qui peut être émulatrice, car elle nous permet justement de tendre vers quelque chose de mieux.

    Parfois je préfère ne rien montrer plutôt que de montrer pour montrer. Je me dis que si je fait quelque chose à moitié, alors je ne serai pas contente de moi, et ça se ressent aussi, alors j’attends d’avoir réussi à faire quelque chose qui puisse être montré, enfin que j’accepte de soumettre à la “critique” parce que je sais que j’aurai fait du mieux que j’aurai pu.

    • entièrement d’accord avec ton dernier paragraphe!

    • tout à fait d’accord avec Mme La Fabutineuse !
      le doute fait avancer ; les remarques des autres sont constructives ; le regard des autres nous fait avancer… car même si on crée d’abord pour nous, on crée aussi pour les autres, et leur avis est fondamental si on veut créer une “entreprise” qui marche un peu. mon premier regard à moi aussi, c’est mon chéri… s’il dit “bof”, je retravaille. ensuite, j’ai une amie et ma maman à qui je soumets les idées, les dessins… (mais je me lance aussi toute seule quand j’ai envie ;-)).
      en effet, au final, les autres ne verront que le résultat le plus abouti… ils ne savent pas toujours les “dessous”, les carnets remplis de croquis, les post-it qui s’entassent avec les listes d’idées, dont certaines ne verront peut-être jamais le jour.

  • moi je suis balance , je marche a l’affectif, être aimé c’est le bonheur ou le malheur de ma vie. je passe donc par des phase de doute ou pourquoi les autre achetterai les truc que je fabrique dans mon bureau au fin font de ma campagne bretonne, et puis l’envie de créer est la plus forte , de me confronter au public sur les marchés.
    et puis j’ai un panel teste a la maison, mes filles sont les premiere a réagir sur mes créations.
    et puis avec le temps j’ai apprie a prendre en compte que mon avis et mon envie. dans ma vie j’ai fait des choix de vie et des choix éducatif tellement différent de ma famille que de toute façon je suis toujours en décalage et qu’ils ne me comprennent pas. alors du moment que je me comprend çà me vas.
    le plus important étant de s’aimer soi , et pour çà il faut se réaliser.

  • Magré laure

    Merci appolline, pour se sujet qui peu nous montre que nous ne sommes pas seul dans cette univers de la création à douter, à se ralentir juste par crainte du regard des autres, même si au final çà peu etre une minorité, j’ai eté frustré dès mon plus jeune ages, j’était trés douer en déssin, j’ai voulus me diriger dans se domaine, mais mauvaise en matiére général on m’en a fait changer d’orientation….. mauvaise en français on m’as diriger vers le secrétariat de quoi rire, j’ai avancer frustrer et je n’en est rien récolter.

    En grandissant vous essayer tant bien que mal de faire votre vie, la création et là elle pérsevere, vous voulait la sortir cette créativité, mais a coter de çà c’est votre conjoint qui ne vous encourage pas, une goût d’eau comparer au nombre de personne a coter qui vous stimule mais venant d’un conjoint c’est frustrant.

    Aujourd’hui, plus d’education national pour vous dire non, et plus d’ex non plus, d’ailleurs plus vraiment grand chose a vrais dire.

    Maman célibataire, sans emploi, avec deux petites puces est toujours cette envie de créer, on a envie de dire M…. a tous ses frustrateurs, et on se dis sans démarche on ne peu pas se détacher, j’ai commencer des démarches rien que cela me rend le sourire, même si le doute pérsiste…

    J’ai entendue cette phrase d’une femme a qui j’ai fait part de mes doutes, elle m’as juste répondue une artiste est une éternelle insatisfaite, qui doute toujours.

    Merci pour cette leçon de vie :), merci pour tous se témoingnage qui mon donner larme a l’oeil

  • Selma, comme d’habitude tes articles sont hyper-stimulants, intéressants et donnent à réfléchir :)

    Je suis d’accord, la peur de l’avis des autres paralyse!
    Pendant la phase de création de mon entreprise, j’en ai pris mon parti et je me suis enfermée dans le silence et le secret justement car je ne voulais pas de l’avis des autres (peur de me faire influencer = doute, panique…). Et cela m’a aidé sur ce coup là.
    Je ne disais pas vraiment ce que j’allais faire. On m’en parlais par curiosité, j’esquivais. On me demandais des détails, je bégayais, perdais mes mots et changeais de conversation. J’avais peur qu’on me sape le moral avant que j’ai fait quoique ce soit… Donc je n’ai rien dit, juste des trucs un peu vagues, et je sentais bien que mon entourage était très dubitatif…
    Mais j’ai avancé, tracé ma route comme on dit, j’étais sûr de mon choix, et je voulais me prouver des choses à moi, pas aux autres.
    Le jour où mon entreprise a été créée, et surtout lorsque j’ai activé ma boutique, c’est là que tout le monde a vu mon travail. Mes proches ont été très fiers de moi, de mes créations, le site internet que j’ai fait seule. Je me suis sentie tellement soulagée que je n’ai absolument pas regrettée d’avoir agis ainsi.
    Maintenant je sais que ce mode de fonctionnement me convient bien.
    Finalement, je préfère montrer un résultat, que de devoir expliquer et argumenter sur un projet, une idée (mais j’y travaille… et je m’améliore de doutes en projets, et de projets en commandes ;)

    Par contre, maintenant je prends toutes les remarques le plus objectivement possible, j’ai conscience de mes faiblesses, mes manques, de tout ce qu’il y a à faire pour m’améliorer. Le fait aujourd’hui d’avoir osée, d’avoir aujourd’hui mon entreprise, ma boutique, d’être dans une dynamique, dans l’effort, le travail, et dans la persévérance, eh bien ça me donne énormément de confiance en moi, je me sens plus légitime, même auprès des autres professionnels, et surtout ça oblige à avancer coûte que coûte!

    • Ca fait du bien de se rendre compte qu’on n’est pas la seule à fonctionner comme ça ! J’avance très doucement dans la création de mon entreprise et dans mon installation en tant qu’artiste, et j’ai les mêmes difficultés à répondre aux “alors, t’en es où ?” J’ai du mal même à parler de certains projets déjà très avancés, tant que ce n’est pas fini… Pourtant les fois où j’ose en parler, en général j’ai des retours positifs !

  • ah lala le regard des autres! c’était mon sujet de mémoire d’éduc spé^^
    comme il nous freine le regard de l’autre!
    en lisant ton article j’ai l’impression de pouvoir comparer cette sensation à ce qu’on ressent quand on regarde les mannequins dans les magasines. ça a l’air si simple pour elles, et ça semble si dur pour celles qui ressentent le besoin de maigrir! alors que non seulement il y a la retouche photo mais en plus elles ont ce corps à la suite de terribles frustrations alimentaires et de durs exercices physiques.
    Je pense qu’il faut ds ts les cas être en accord avec soi-même et être capable de dire soit “j’ai besoin d’aide” soit “je reviendrai là-dessus à un moment où je serai plus forte” soit “allez haut les coeurs je peux le faire” ou tout simplement “là ça suffit”… mais ça on peut effectivement y parvenir lorsque le regard des autres ne nous gêne plus.
    merci Selma pour cet article très intéressant^^

  • C’est avec bonheur que je lis cet article qui tombe vraiment au bon moment pour moi aussi car là, je me sens un peu découragée par la montagne de choses à faire pour arriver à concrétiser mes rêves.
    Je finis une semaine de cours de loisirs créatifs avec des enfants (oui, j’habite en Belgique et c’était la semaine de congés scolaires chez nous!) et bien que ce soit très enrichissant, c’est aussi épuisant d’autant plus que je dois faire face à une sinusite en même temps, bref tout ça pour dire que dans ces moments de basse énergie j’ai tendance à voir les choses par le” mauvais bout de la lorgnette” et à me décourager en pensant encore au chemin à parcourir. Heureusement que des articles comme ça viennent remettre les choses en place et m’aident à relativiser, à me dire en effet, que chaque pas, même petit, compte et que je vais vers l’avant, que ce qui est important est que je fasse ce qui me tient à coeur.
    Au niveau de mes créations j’essaie de ne pas trop faire attention à l’avis de tout le monde mais avant tout de faire des choses pour moi parce que ça me fait plaisir, et je pense que si je reste sincère les autres le ressentiront et adhèreront (c’est peut-être utopiste!). Par contre ce qui me freine parfois, ce sont ces petites phrases anodines mais assassines dites aussi par mes proches, du style: ça sert à quoi ce que tu fais? avec la crise, est-ce que c’est bien sérieux? En plus à ton âge… Enfin vous voyez.. c’est pas méchant c’est juste pour vous conseiller!?!
    Mais quand ça vient de votre entourage ça a le don de vous toucher plus fort!
    Alors merci pour les articles et tout les commentaires que je lis sur ce site, ils sont ma bouée de sauvetage et m’aident à garder le cap car là je me sent moins seule!

    • TU sais Tessa, j’ai encore eu le résultat d’une étude sociologique dernièrement qui montre que durant les périodes de crise, les gens achètent plus “plaisir” parce qu’ils ne veulent pas entendre parler de crise. Certes ils vont moins loin en vacances, achètent moins de voiture etc, mais le petit achat plaisir a toute sa place et encore plus !! Car les gens ne veulent pas se laisser abattre et ils se disent “zut je peux encore me faire un plaisir” et le créneau de l’artisanat, du fait main, décomplexe encore plus l’achat, d’où un engouement pour les plate-formes de ventes de créatrices, on veut du local, du fait main pour faire vivre aussi les gens. D’ailleurs les plate-formes de type dawanda, ALM, etc on en voit de plus en plus, les “commerciaux” ont vite flairé les bon plans et parfois profitent aussi de tout le monde :) Donc les arguments de ta famille sont FAUX :)

      • Apolline

        OUI! Merci Fabienne d’avoir écrit ça! En plus, l’argument de la crise, on l’entend tous les ans depuis 10 ans, non? Et puis justement, ce n’est pas une raison pour se laisser abattre! D’autant qu’acheter chez l’artisan permet de contribuer activement à l’amélioration directe de la vie de quelqu’un et que beaucoup de gens en ont marre aussi que leurs sous alimentent les poches de grands groupes qui n’en ont pas besoin.

        Par rapport aux arguments familiaux, et comme j’ai en partie écrit plus haut : quand on ose, on fait bouger les choses. Mais l’entourage n’a rien demandé! Donc, ça n’est pas forcément confortable pour lui. C’est comme ça, il ne s’agit d’en vouloir à personne. Juste de comprendre que les a priori des autres ne sont pas des vérités. En plus, voir les autres oser quand on n’a pas osé soi- même, ça peut être douloureux…

        Et nous, on aimerait bien que ce soit les autres qui nous donnent la permission d’oser, mais non. C’est à nous de faire ce que nous avons à faire et de respecter aussi la frilosité de l’entourage. Comment? Et bien moi j’ai longtemps renoncé à en parler aux personnes qui n’étaient pas 100% optimistes. Maintenant, j’ai plus confiance en moi, donc je peux en parler à tout le monde!

        On en revient au travail sur soi même pour réussir à trouver sa voix/voie!

  • 15 ans de persévérance pour abandonner … ou repartir d’un autre pied . J’ai jadis essayé, été encouragée par les autres, ré-essayer, été sûr de moi, ré-essayé, réussi sur le terrain mais abandonné par la structure patronale qui au final est la décisionnaire … 15 ans, c’est beaucoup d’attente, il était sans doute l’heure que j’entende ma propre “voie” .

    Je tâtonne donc à nouveau sur de nouveaux chemins, me questionne encore et tâche de toujours trouver des voies d’encouragement personnelles. ne jamais me placer dans une voie sans issue, laisser les portes ouvertes pour choisir celle qui s’ouvrira le plus grand à moi…

    Reste enfin à prendre de vrais risques pour se lancer pleinement, j’en suis là, est-ce que je ‘aurai l’audace de me lancer toute entière ? la crainte de l’avis des autres est à jamais tombée en ce domaine : certains me soutiennent, beaucoup sont dubitatifs ou réellement distants, c’est comme ça, ça ne changera pas ce qui m’anime.
    Reste en fait à prendre pleinement confiance en mes ailes … Selma, faut-il sauter dans le vide, faut-il se préparer sans faille ? quelle est la recette pour ne pas avoir peur de se décevoir ?

    • Je me permets de répondre, par rapport à mon expérience (petite certes… ;)

      Je pense qu’on est vraiment prêt à se lancer (sauter sans le vide, oui c’est presque ça…), lorsqu’on est capable de se dire qu’on préfère échouer en ayant tout essayé pour faire ce qu’on aime, plutôt que passer sa vie à se dire qu’on aurait voulu faire…
      A ce moment là seulement, je pense qu’on est capable de tout donner sans la crainte de perdre, ni de regretter quoique se soit.

      Quant à la peur de se décevoir, j’ai longtemps eu cette crainte, mais aujourd’hui je sais que j’étais bien plus mal dans mon coeur lorsque je n’étais pas épanouie mais que je me bougeais pas les fesses (alors que j’avais une situation confortable), plutôt que maintenant où je me mets en difficulté, parfois j’assure, d’autre fois non, mais au moins j’ai osée et je me donne à fond. Et si ça ne marche pas, oui je serai déçue, mais au moins je n’aurais pas de regrets et je serai fière de moi!

      Ce n’est que mon expérience, mais cela me parait tellement clair maintenant que je voulais la partager :)

    • Je pense qu’il faut toujours se garder une porte de sortie. J’ai lu je ne sais où (peut-être ici) le résumé d’une américaine qui disais que si elle pouvait conseiller une chose c’était de ne pas tout lâcher si on a d’autres revenus à côté, mais d’y aller progressivement.

      • Apolline

        Oui! Y aller progressivement, garder ou se constituer plusieurs sources de revenus. Bien se rappeler que personne n’y est jamais arrivé du jour au lendemain, je n’y crois pas une minute!
        Et aussi : considérer chaque tentative comme une expérience. On ne peut pas se préparer sans faille. On fait au mieux, et si on se plante, et bien on apprend ce qu’on avait besoin d’apprendre pour ne pas recommencer la même erreur. Et on avance!

        • Oui, je crois que je vais essayer de remettre à plat toutes mes compétences (j’avais fait un bilan approfondi en 2007, je sens combien j’ai besoin de m’appuyer sur des compétences professionnelles complémentaires aux miennes (personnes qui ont un œil expert et pro), peut-être nouer de solides partenariats…

      • merci Fabienne, j’y vais progressivement ;-) je travaille en temps partagé depuis 2 ans, mais soit je continue de vivoter, soit je me lance et exprime vraiment … j’en suis là

  • Merci Selma pour cet article, qui est complètement en phase à ce que j’expliquais à mon mari l’autre jour…
    Lorsque j’étais en entreprise, j’aimais mon job, je me donnais à fond, et lorsque je doutais, je me disais que j’étais à ce poste parce que j’avais les compétences pour, que j’avais été recrutée pour le tenir et que mes supérieurs étaient satisfaits… Donc peu de mise en danger en fait !!!
    A présent, je m’expose sans cesse au regard de l’autre, via les bijoux que je crée, mais aussi le blog, la page FB, et du coup, je me pose mille questions !! Est ce que ce que je fais va plaire ? Et si ça ne plaît pas ? Et que vont penser les autres ? Ais je raison ? Ais je tord ? Alors j’essaie de ne plus y penser et d’avancer, en me disant que je dois foncer et que finalement, il y aura toujours des gens qui ne seront pas en phase avec moi, mais ce n’est pas grave finalement, si d’autres le sont !!
    J’ai lu une super phrase sur FB aujourd’hui (je n’ai pas noté sur quelle page, dommage), et je crois que je vais l’afficher au dessus de mon atelier, histoire de me booster, et finalement, de ne pas prendre pour argent comptant tout ce que pensent les autres, et surtout, ce que je pense qu’ils peuvent penser !!!
    La voici : “Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles” – Les Brown

    Merci en tout cas pour ton site et tes articles qui tombent toujours à point nommé !!!

    • Apolline

      Oui, ce n’est pas forcément confortable tout le temps d’avancer! Mais stagner alors là, c’est VRAIMENT l’angoisse profonde.
      J”ai moi même déjà posté cette citation de Les Brown, j’adore!
      merci pour ton témoignage ici :-)

      • Je suis d’accord avec toi, je déteste stagner !! Et je crois que c’est ça qui me pousse finalement à avoir fait des choix, pris des décisions (quitter paris & mon job pour la bretagne par exemple !).
        Ce n’est pas toujours facile, mais c’est le bonheur d’aller de l’avant, même si on ne sait pas trop à quoi l’avenir ressemble !! Nous sommes acteurs de notre devenir, donc il faut foncer (et ça n’empêche pas les remises en questions et les interrogations !!)

  • Bonjour Selma et bonjour à tous (surtout toutes, hein !)
    Merci pour tes articles que je suis depuis quelques temps. J’ai la chance de pouvoir exercer mon métier créatif sans trop de pression financière, ayant un part time par ailleurs qui me garantit une sécurité. J’avoue que c’est un vrai confort. Je peux prendre le temps nécessaire pour préparer mes créas (intellectuellement … ce qui représente au moins 70% du travail !), sans rechercher une rentabilité très élevée ; sans cela, mon modèle économique qui tourne autour de la pièce unique sur mesure ne tiendrait pas. A moins d’augmenter drastiquement les prix ; mais mes créas le valent-elles bien (….tiens, un doute ?!)
    Du coup, je n’ai plus d’hésitation sur mes capacités et ce que je produis. Je sais qu’en testant, en laissant maturer, je trouverai le petit truc qui fonctionne ou qui fait la différence. Parfois, la frontière est ténue dans mon esprit entre démarche artistique et commerciale …
    Après, pour commercialiser, encore faut-il, me semble-t-il, trouver le public qui sait ‘lire’ la valeur des créas … et là il me semble que c’est à nous d’aller le chercher, de bien le cibler, de l’éduquer. Nos proches ne sont pas tous sensibles à notre valeur ajoutée. Je pense qu’il est improductif de s’épuiser et se décourager en montrant ou en essayant d’obtenir des avis de personnes à qui de toute façon ce qu’on fait ne plaira pas …
    Mais chercher à établir un contact avec le bon public, et qu’on l’entretient en prenant en compte leurs retours, ça en fait nos meilleurs promoteurs, et la machine est enclenchée !
    Bonne chance à toutes dans vos petites entreprises créatives ;)
    Valérie

  • Merci pour ce post, et pour tous ces commentaires, qui m’ont fait cogiter dans le bon sens. On (enfin, je, au moins) est toujours dans le doute quand on crée. Est-ce que ça va donner ce que je veux, est-ce que je serai satisfaite du résultat ? Et on (je) espère trouver dans les autres confirmation que, oui, c’est bon, on fait du bon travail.
    Mais au final, ceux qui regardent notre travail ont souvent une perspective très, très différente. Pas celle du créateur, mais celle du consommateur, ou celle du proche qui se demande sceptique si on va bien pouvoir faire bouillir la marmite avec *ça*. Pas évident de trouver un équilibre entre ses propres incertitudes et les retours que l’on obtient – et qui sont quand même nécessaires à mon sens pour progresser.

  • J’ai l impression que l article a ete ecrit pour moi! En plein doute, en plein decouragement… Ce qui est difficile dans les moments ou le retour exterieur vous destabilise c’est cette petite voix interieur qui murmure… Finalement ils ont peut etre raison… Ces proches qui vous demande ” mais pourquoi?” pourquoi veux tu vendre tes tableaux? Mais pourquoi t embeter a devenir auto entrepreneur? Ils avaient peut etre raison aussi mes parents quand depuis toute petite ils me disaient, “c’est pas un metier c’est une passion, il faut etre extremement talentueux pour en vivre… Et encore ca ne suffit pas toujours…” alors oui je vais me relever, oui je vais travailler, mais je ne veux pas laisser tout le reste derrière parce que je veux rapidement du resultat pour qu’on arrete de me dire que je perds mon temps et que je ferais mieux de … Mon mari n’est pas toujours convaincu, il doute autant que moi, voir parfois plus parce qu’il a peur de devoir me rammasser a la petite cuillere si ca ne marche pas… Mais je crois malgré tout qu’il a compris a quel point c’est important pour moi et qu’il est pret a faire les sacrifices financiers d’un emploi a temps partiel pour que je puisse continuer mais avec moins de pression… Maintenant il faut trouver l’axe de travail qui me permettras que l’on me reconnaisse dans mes toiles… Et me remettre a travailler car la je n y arrive pas…

    Merci a toutes pour vos temoignages, je crois qu on a aussi besoin d entendre que meme sans etre un peu cinglee on peut y arriver… Car je sais bien qu’entre folie et genie la limite est parfois si tėnue… ma question du moment c’est a t on notre chance si on est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus banale? Et ca m angoisse terriblement de me dire que je n’ai pas la sensibilité qu’il faut…

    Bonne fin de we a toutes…

  • vival

    J’aime de plus en plus venir içi…je doutais en ce moment et je me dis qu’il faut que je me lance.
    J’adore lire les commentaires des autres lectrices; je retiendrai les 302(je crois) refus de DISNEY .
    Toute ma vie , j’ai fait attention aux regards et l’opinion des autres, je pense qu’il est temps d’y mettre un terme et de me faire plaisir avant tout.

  • Nanajo

    Selma,
    Alors cette fois ci je voulais laisser un tit commentaire. Je parcours ton site depuis quelques semaines et je remercie le hasard d’être tombée par hasard sur ton site :).
    Ton site me parle, me remonte le moral et me guide en ce moment. Aujourd’hui , j’ai eu encore pleins de doutes. Je manque parfois de confiance en moi et l’avis des autres me touche et me déstabilise par moment. Mais je sais qu’ il y aura toujours des personnes qui n’aimeront pas ou qui seront critiques. C’est ainsi, on ne peut pas plaire à tout le monde mais l’important c’est d’accorder de l’importance aux personnes qui eux aiment mes créations.
    Je lu tous les commentaires et je dois dire que ça fait du bien tous ces témoignages.
    Ton site fait définitivement partie de mes favoris tant pour la qualité des informations que pour l’honnêteté qu’il dégage.

    Au plaisir de te relire

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