L'avis des autres (ce que tu ne sais pas sur ta créativité) - Selma Païva

Quand on regarde un humoriste ou un grand sportif, on se dit qu’il travaille certes, mais qu’il est quand même particulièrement doué pour ce qu’il fait. Qu’il a une certaine FACILITE à le faire. Une aisance naturelle. N’est-ce pas?

Et on pense la même chose des entrepreneurs.

On n’imagine pas du tout des débuts catastrophiques et une âme rongée par le doute.

On n’imagine pas le principal obstacle qu’ils et elles ont réussi à surmonter.

Tu as trouvé?

L’obstacle qui peut bloquer la créativité de tout le monde :

c’est LA PEUR DE L’AVIS DES AUTRES.

2 points à méditer aujourd’hui :

1. Ne pas craindre l’avis des autres, ça s’apprend

  • L’histoire du théâtre Second City (Chicago), école de comédie et d’improvisation est très intéressante. En général on imagine que quelqu’un est drôle et qu’il a le sens de la répartie comme ça, de façon innée. Mais pas à Second City! Là-bas, on considère que les talents les plus géniaux sont le résultat d’un travail acharné. Et pas que sur la technique : sur soi aussi.
  • Explication : l’originalité de cette école qui a formé et forme de grands comiques, est qu’on y APPREND à ne pas être sensible à ce que pensent les autres. On apprend à ne pas avoir peur de dire une boulette, d’être mal perçu.
  • Ce n’est que quand une personne arrive à ne vraiment plus craindre d’être mal perçue que son potentiel humoristique – mais aussi plus généralement créatif – est libéré.

Bonne nouvelle : tout le monde a très peur des critiques et de l’avis des autres…Pourquoi c’est une bonne nouvelle? Parce qu’il n’y a pas que moi et vous. Parce que ça veut dire qu’il n’y a pas d’un côté ceux qui sont capables d’y arriver, et ceux qui tremblent à l’idée de ne pas être à la hauteur. Il y a ceux qui apprennent à oser, et ceux qui n’ont pas encore appris.

Moralité : Il faut donc apprendre à lâcher prise pour libérer sa créativité. Si on est toujours inquiet de faire une fausse note ou de dire ce qu’il ne faut pas, on finit par ne plus rien dire du tout : on ne produit plus que le silence d’une imagination effrayée. Si on n’apprend pas à se libérer de la crainte de l’avis des autres, on ne peut pas se différencier. Je répète : “Si on n’apprend pas à se libérer de la crainte de l’avis des autres, on ne peut pas se différencier”.

2. Il y a une raison à la fréquence de désordres mentaux chez les grands artistes

  • En général, on considère que la persévérance va de paire avec la médiocrité. Comme si la persévérance était une attitude bien distincte de la créativité, de celle dont on besoin ceux qui ont de piètres idées. Mais c’est faux. Le processus créatif nécessite la capacité de ne pas lâcher un problème jusqu’à ce qu’on l’ait résolu, de se forcer à travailler jusqu’à ce que le résultat soit correct. La réponse n’arrive pas d’un coup dans un éclair de génie : l’éclair est en fait révélé petit à petit, à force d’être cherché.
  • Cela explique pourquoi des personnes maniaco-dépressives, autistes ou schizophrènes sont particulièrement créatives : leur désordre mental entraîne une obsession, une capacité de concentration et de persévérance hors du commun, qui leur permet de développer leur créativité et leur talent. (Nancy Andreason, neuro-scientifique de l’Université de l’Iowa)
  • Là où la crainte de l’avis des autres entre encore en jeu, c’est qu’en général – dans notre société qui encense la réussite rapide et facile – on nous parle surtout des “success story” de ceux qui réussissent comme s’ils y étaient arrivés naturellement dis-donc! Peut-être pas sans travailler du tout…mais pas tellement non plus! En tout cas sans être rongés par le doute + intimidés par les critiques + en tout cas sans persévérer malgré des échecs répétés.
  • Donc, quand on a peur, qu’on a du mal, ou que tout simplement on se rend compte qu’il nous faut travailler énormément pour y arriver : on se décourage car c’est bien connu : le succès est affaire de gens naturellement talentueux, les efforts et le travail acharné réservé à la médiocrité. Et on se décourage, car si on avoue ses difficultés, on craint d’être considérés comme médiocres. Et on reste paralysés par notre peur de l’avis des autres.

Moralité : pour être pro, apprends à persévérer. Je ne dis pas que tu es forcément sur la bonne piste. Il faut aussi se donner le droit à l’erreur. Mais persévère avec une idée avant de la lâcher. Et ce n’est pas parce que tu abandonnes une idée que tu laisses tomber l’objectif final. On reviendra là-dessus!

Je rappelle que cet article fait partie de la série tirée du livre de Jonah Lehrer “Imagine, ou comment fonctionne la créativité”.

Et toi? ça t’est déjà arrivé de renoncer à un projet ou de le repousser par crainte de l’avis des autres?

As-tu déjà été intimidé-e par le succès des autres, apparemment facile?

N’hésite pas à partager tes difficultés dans les commentaires, et tes astuces pour les surmonter si tu en as!

 

Author Details

Je m’appelle Selma Païva. Je suis l’auteure du livre “Internet est une table pour deux, le marketing autrement”. Je forme + conseille + accompagne les entrepreneurs au niveau de leur marketing de contenu sur selmapaiva.com

Au programme – email marketing, copywriting, blogging, storytelling… ou l’art de manier les mots pour construire des séquences de mails dignes d’une série Netflix. Des articles qui captivent ta communauté . Des landings pages qui convertissent tes visiteurs en prospects. Et des pages de vente qui donnent envie d’acheter !

Commence par mes 10 micro-leçons d’email-marketing ici. Elles sont gratuites. Et spécialement conçues pour une relation durable et riche avec tes abonnés :-)

Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez