≡ Menu

Parlons d’argent

comment augmenter ses tarifs pour générer plus de CA, de bénéfice sans perdre ses clients ? Des conseils pour surmonter 3 mythes qui freinent ton business.

On va parler d’argent.

Parce que le moment arrive régulièrement de donner un coup de collier.

Soit qu’on ait besoin de générer plus de CA.

Soit juste parce que c’est plus sympa d’avoir plus de marge. Pour déléguer. Economiser. Prendre des vacances. Contribuer aux causes qui nous tiennent à cœur.

L’argent, c’est un peu LE sujet tabou – tu as remarqué ? Comme si l’argent allait tuer l’authenticité, comme si on était plus “vrai” dans sa démarche quand on n’était pas motivé par l’argent ? 

Comment augmenter ses tarifs : le sujet TABOU

  • J’écris mes articles par petites touches, et à chaque fois que j’ai ouvert ce brouillon pour le continuer, le titre “Parlons d’argent”, “let’s talk about money” m’a mis dans la tête la chanson “Let’s talk about sex baby” – comme quoi, Tony Robbins a vu juste quand il a écrit que peu de mots ont le pouvoir de provoquer de telles émotions !

L’argent. Peu de mots ont le pouvoir de provoquer de telles émotions extrêmes. Beaucoup d’entre nous refusent même d’en parler ! Comme la religion, le sexe, ou la politique, ce sujet est tabou à table, et souvent déplacé au travail.

– Tony Robbins.

  • On apprend, petit, que ce n’est pas poli de parler d’argent. On a peur de demander aux autres combien ils gagnent, on n’aime pas demander les prix dans un magasin – quitte à repartir s’ils ne sont pas clairement affichés (Tu ne mets pas tes prix sur ton site ? Au lieu de ça, il y a un “contactez-moi pour en savoir plus ” ? Tu mets un gros obstacle sur la route entre ton client et toi !).

Quel est ton rapport à l’argent ?

  • C’est une question qui se glisse souvent dans l’accompagnement de mes clients. Quand on parle stratégie, structuration des prix, objectifs de vente, on parle d’argent en fait. Donc si c’est un sujet qui reste tabou pour toi, tu vas saboter tes résultats : soit tu n’arriveras pas à tenir tes comptes, soit tes prix ne te permettront pas de dégager un bénéfice, soit tu vas trop dépenser…
  • En tout cas si ton rapport à l’argent est bancal, tu as du mal à assumer tes prix, tu culpabilises de gagner de l’argent – tu dépenses tout ou au contraire tu as du mal à en profiter : la relation à l’argent est toujours complexe (la bonne nouvelle c’est qu’on peut progresser sur le sujet !).
  • Aujourd’hui, c’est le moment de voir autrement 3 mythes qui font peut être partie des a priori qui te freinent, 3 mythes à mettre de côté pour gagner plus d’argent avec ce que tu as déjà mis en place. Comment ? En augmentant tes prix.

Mythe n°1 : les prix bas te font concurrence

  • Les prix bas ne te font pas concurrence, tout simplement parce que tu n’es pas sur le même marché que les prix plus bas que les tiens.
  • Concrètement : quoi que tu vendes, il y aura des personnes qui vendent le même type de services/produits 10 fois moins cher ET 10 fois plus cher. Pour prendre de bonnes décisions concernant le tien, de business, tu dois savoir à combien ton produit et service te revient, combien tu dois te payer pour dégager un salaire qui te permette de faire face à tes dépenses mais aussi de vivre le style de vie que tu veux avoir.
  • La valeur de ce que tu fais ne se limite en aucun cas aux outils, temps, ou autres composants qui entrent dans la conception de tes produits, services ou séances.
  • En revanche, le prix que tu fixes donne de la valeur (ou non) à ce que tu vends : tu dois connaître le prix que ton client a besoin de payer pour réellement bénéficier de ton produit ou service. Car ton prix  fait partie intégrante de l’expérience client ! Ce qui nous amène au mythe suivant : les clients sont forcément contents de payer moins cher.

Mythe n° 2 : les clients sont forcément contents de payer moins cher

  • Je ne dis pas qu’il n’y a pas des clients qui ne sont pas contents de payer moins cher : il y a ceux qui sont ravis de tout acheter au rabais, et ceux qui sont ravis de payer plein pot, dans les 2 cas pour l’image que ça leur renvoie d’eux mêmes.
  • On peut vraiment être content d’être quelqu’un qui s’en sort bien grâce à ses bons plans, ou d’être quelqu’un qui réussit tellement bien qu’il n’a pas besoin de regarder le prix sur l’étiquette. On n’est pas forcément tout l’un ou tout l’autre, d’ailleurs : ça dépend de ce qui compte pour chacun de nous et du type de personne que nous aspirons à devenir.
  • Alors quand tu fixes tes prix, garde bien en tête le client que tu veux avoir : celui qui cherche ce que tu fais au rabais, ou celui pour qui c’est vraiment important et qui a un budget pour ça ?
  • Le budget de ton client n’est pas forcément pour ton travail directement, d’ailleurs, mais pour le type d’expérience qu’il recherche : si tu es coach de vie ou prof de yoga, peut être que ton client a déjà un budget psy qui ne demande qu’à être utilisé pour une méthode alternative plus efficace comme la tienne.
  • Payer plus cher peut être un gage de qualité, une récompense, l’occasion de célébrer un événement particulier…des prix plus élevés créent une meilleure expérience client.
  • Vraiment : une expérience menée par les chercheurs  de Stanford GSB et de L’institut de technologie de Californie a montré que la partie du cerveau réagissant au plaisir est plus active si on consomme un produit dont le prix est plus élevé.
  • Les chercheurs ont aussi testé des vins soi-disant différents, à des prix ne reflétant pas ceux fixés en boutique : invariablement, les vins censés être les plus chers sont les mieux notés – même quand il s’agit d’un pinard venant de la même bouteille, ou d’une bouteille à 5 dollars !
  • Et oui : le prix sur l’étiquette joue sur l’image d’un produit ou service, mais aussi sur l’expérience qu’on en fait et les résultats qu’on en retire ! Les clients ne sont pas forcément contents de payer moins cher, et des prix bas ne leur rendent pas service, au contraire.

Mythe n° 3 : l’argent est moins important que le reste

  • Et voilà le problème : monter ses prix, c’est dur ! On ne sait pas comment faire passer “la pilule” à ses clients actuels,  on craint de vendre 2 fois moins si on vend 2 fois plus cher (si ça se passe comme ça remarque, tu fais le même chiffre d’affaires avec 2 fois moins de clients, ce qui te dégage du temps pour le reste, y compris trouver de nouveaux clients).
  • On a peur, alors : on ne bouge pas – on ne sais pas comment augmenter ses tarifs quand on n’ose pas, alors on justifie son inaction par un “je ne fais pas ça pour l’argent” ou “ce n’est pas l’argent le plus important”.
  • Ecoute : tu as le droit de gagner de l’argent, beaucoup et ça ne va pas faire de toi quelqu’un de moins honnête. On ne parle pas d’argent aujourd’hui parce que l’argent est plus important que le reste, mais parce qu’il est autant important que le reste.
  • Si l’argent ne fait pas partie des tes bilans, de tes objectifs, de ton horizon, il ne fera pas partie non plus de ta vie et de ton business. Résultat ? Tu vas devenir l’esclave de ta pyramide.
  • Comment savoir si on a bien fixé ses prix de vente ? Il n’y a pas de réponse toute faite. Le 1er point est de s’assurer qu’on dégage bien un salaire et un bénéfice pour chaque unité de produit ou service vendu.
  • Ensuite, ça dépend du recul qu’on a sur son travail, et des retours de ses clients – quand on te dit “je savais que c’était bien, mais là vraiment, j’ai été bluffé-e…”,  tu sais que le moment d’augmenter tes prix qui ne reflètent pas la valeur de ton travail (c’est texto ce que m’a dit une cliente, puis une autre, puis une autre…), et oui mes prix vont augmenter, et je t’encourage à augmenter les tiens aussi !

Maintenant dis-nous : as-tu monté tes prix récemment ?

Est-ce que tu hésites à augmenter tes tarifs, pour dégager plus de marge, plus de revenu, mettre en valeur ton travail ?

Merci de partager ton expérience + tes questions dans les commentaires !

{ 36 commentaires… add one }
  • Ahooka

    Je me pose souvent cette question du prix et j’avoue que c’est une véritable casse-tête. Je ne vends pas d’objets physiques mais de patrons, en pdf… et calculer un juste prix pour ça ne répond à aucune “formule” tout prête qu’on peut trouver ici ou là. La rentabilité d’un patron dépend entièrement du nombre de fois qu’il va être vendu ! Comment fixer un juste prix alors qu’il est impossible de déterminer à l’avance ce nombre là… Je n’y arrive pas, je tâtonne ! Bref, casse-tête chinois je disais ^^

    • Une formule de calcul n’est de toute façon qu’une base pour calculer le prix d’un produit, même physique :-)

  • Marie

    Bonjour Selma,
    merci pour cet article qui me parle plus que jamais!
    Le prix de ce que je fais…l’argent, vendre et se vendre sans complexe.
    Je suis artisane brodeuse (et couturière aussi) et ayant choisi de ne pas vivre à Paris, je souffre d’un manque de travail certain. Alors je me diversifie, je donne des cours de couture et de broderie, je propose mon savoir-faire à des stylistes locaux, à des particuliers, je crée des bijoux et accessoires de mode, je fais des retouches. Mais vient toujours se poser la question du prix. Combien de devis effectués (et donc du temps passé à y réfléchir) qui n’ont pas aboutis? Beaucoup trop.
    Et je me pense sans cesse cette question: pourquoi le tarif d’un plombier ou d’un électricien n’est jamais remis en cause? alors que le mien pour un ourlet de pantalon ou une prestation de broderie l’est très souvent?
    Je ne vise sans doute pas les bons clients…mais en province dans mon domaine ce n’est pas simple.
    Enfin bref, merci pour cet article qui m’aide un peu dans mes réflexions.
    A très bientôt
    Marie

    • Le nombre de devis envoyés n’est pas le seul indicateur concernant un prix qui serait trop élevé, il y a surtout la manière de s’y prendre et tout le travail de com fait en amont d’une proposition. Le fait d’être en province ne change pas grand chose, car avec le numérique, les frontières sautent. En revanche, il ne s’agit pas de se vendre, mais de vendre un service au client qui en a besoin, c’est beaucoup plus facile !

      • Delphine

        “il ne s’agit pas de se vendre, mais de vendre un service au client qui en a besoin”.
        Selma, tu viens de mettre en mot LA réponse!
        Évidemment, ça fait voir les choses sous un autre angle… beaucoup plus riche et intéressant!
        MERCI

      • Marie

        merci Selma pour cette réponse!
        en effet, comme le dit Delphine, ça change la vision des choses.
        je me suis mal exprimée en disant “se vendre”, mais c’était sans doute un acte manqué reflétant ma pensée un peu égarée…
        Bref, tu as raison et il faut que je réfléchisse autrement à tout ça.
        Pour le fait d’être en Province ou à Paris, malheureusement dans mon domaine, numérique ou pas, ça freine énormément je t’assure. Le monde du PAP de luxe et de la haute-couture est ainsi. Il y a quelques années, la sous-traitance provinciale fonctionnait encore, mais aujourd’hui l’Inde, l’ile Maurice ou la Tunisie l’ont emporté largement au détriment des artisans français de province. La tendance peut s’inverser par contre, à moi peut-être d’être actrice de ce mouvement! ;-)
        Merci pour tes conseils bienveillants!

    • lara

      Oui Marie mais en tant que cliente, n’est-il pas infiniment plus plaisant et valorisant de payer un service de broderie que de plomberie ? Il faut savoir aussi valoriser cela :-) auprès des clients : le plombier, on n’a pas le choix (pour les réparations), la broderie en revanche, c’est un vrai luxe en terme de choix.

  • cerrajero

    Hello,
    Merci pour cet article-
    Fixer ses prix, son rapport à l’argent, calcul temps passé x par tarif horaire etc…mais le nerf de la guerre comme tu le précises Selma c’est si on peut en dégager une salaire correct et surtout en vivre confortablement. Fini de travailler pour “peanuts”, on apprends par ses erreurs…

  • Coucou Selma,

    Ton article me parle tout particulièrement en ce moment. Nous en avions longuement discuté avant l’été et après beaucoup d’a-prioris j’ai finalement “sauté le pas”…. Alors je t’en parlerai plus longuement en privé, dans mon “feedback” mais je peux déjà te dire, que oui, ce n’est pas simple, qu’il y a pleins de moments de doute, que j’ai parfois envie de retourner en arrière mais au final ce n’est qu’un “passage” nécessaire. Car soit on continue avec ses prix au rabais, à trimer jour et nuit, à s’épuiser et à avoir le sentiment que notre travail n’est pas apprécié à sa juste valeur, et dans ce cas on prend le risque de s’écœurer de notre propre rêve d’entrepreneuse créative, soit on prends le risque de cette augmentation pour enfin avoir un réel aperçu sur la fiabilité de notre entreprise. Ce n’est pas évident de se lancer. Mais je l’ai fait. C’est un peu comme un nouveau départ. Pour le moment c’est encore compliqué mais chaque nouvelle vente est un véritable plaisir. Celui d’avoir le sentiment que mon investissement et tout le travail en amont est enfin reconnu. Alors oui, les ventes se font moins nombreuses. Ok, le CA souffre un peu. MAIS j’ai fait 1/3 de moins que l’année dernière pour presque 2x moins de travail. Ce qui m’a permise de profiter pleinement des amis qui sont passés nous voir ce mois-ci, ce qui m’a permise de travailler sur mon site en ligne, de mettre en place de nombreuses choses dont nous avions discuté et que je n’avais pas le temps de faire, ET de prendre le temps de vivre aussi, tout simplement. Et ça, ça n’a pas de prix!!!! Et je suis persuadée que passé le premier moment d’effroi de ma clientèle par rapport à cette augmentation, les choses reprendront leur cours petit à petit. Et si ce n’est pas le cas, alors ça m’évitera une énorme perte de temps. J’éviterai de m’épuiser bêtement et je trouverai un plan B. Mais ce plan B ne sera pas une déchirure, car j’aurai tout tenté et serai allée au bout du rêve. Voilà… la suite en privé dès que je trouve le temps de t’écrire, tu me connais, je ne sais pas faire court… ;)

    • Hello Charlotte !!! Et bravo !!! Merci de partager ton expérience ici, et de montrer que finalement, maintenant proportionnellement tu gagnes plus ! Surtout que ce n’est que le début de la suite, donc ça va aller crescendo – tu tiens le bon bout ! Regarde DEVANT !

  • Rosy

    Bonjour Selma,
    Tu as vraiment le don de mettre le doigt là où ça fait mal, je n’arrête pas d’entendre qu’il faut que j’augmente mes prix vu la qualité de mon travail, c’est vrai mes clients sont contents, et au fond de moi je rêve de gagner plus avec mon entreprise.
    Hier j’ai pris la décision de passer à l’action, je vais rehausser ma gamme et augmenter mes prix.
    Merci, car ton texte m’encourage dans ma démarche.

  • Juliette

    Merci Selma pour cet article qui est au centre ou qui devrait être au centre de nos préoccupations quand on est artisans. J’ai augmenté il y a peu un produit que j’ai commencé à vendre 8€ ( je ne calculais aucun prix à l’époque) puis 15€ et aujourd’hui 20€
    Évidemment il y a eu des modifications sur la première version mais dans l’ensemble assez peu. Et pourtant j’en vends toujours autant. Il m’aura fallu plus de 3 ans pour passer la peur que j’avais de ne plus vendre ce produit s’il était plus cher.
    Ton article fait d’autant plus résonance chez moi, que j’ouvre dans quelques semaines une “vraie” boutique (en dur) et que certains prix vont sûrement changer.

    • Une boutique en dur ? Félicitations Juliette ! Et pour l’augmentation des prix aussi :-)

  • Côté expérience: moi j’ai peur d’augmenter mes prix… Je pense sincèrement que mon produit vaut plus que ce qu’il ne coûte. Mais j’ai peur qu’en l’augmentant, les clientes hésitent à acheter mon patron. Par exemple parce que’elles ne sont pas certaines de trouver le temps de le coudre finalement.

    Et j’ai deux qst:
    – Faut-il expliquer aux clientes pourquoi on augmente ses prix? Dans la vie, c’est souvent dangereux se trop se justifier… Mais est-ce que ne rien expliquer peut-être “mal pris” ?
    – Pour calculer le prix d’un produit, on part alors de ses propres “besoins” et non pas du temps + matériaux + frais généraux ?

    Merci Selma ;-)

    • Bonjour Thia ! Non, tu n’as pas à justifier une augmentation de prix. Cela dit, tu peux donner des raisons quand ce sont des points qui comptent pour le client : par exemple, maintenant ton patron est tellement bien fait, qu’il ne va pas rester dans un tiroir, il y a un tas de patrons bas de gamme qu’on n’arrive jamais à utiliser parce qu’on ne comprend rien aux explications. Donc chez toi, c’est plus cher justement parce que c’est différent : on y arrive seule !

  • Lizzy

    Oui la question me taraude! Tu donnes l’exemple des cours de yoga, du vin.. Je pense que beaucoup de gens sont prêts à mettre plus cher (parfois ou disons plus souvent) pour leur bien-être. Se faire du bien. Comme une récompense?
    J’ai plus de mal à appliquer cette hausse de prix sur mon travail: je fait du vêtement destiné aux enfants ni bébé, ni ados).
    C’est du vêtement et qui plus est pour de l’enfant et là, ben j’ai l’impression que ça tique. Oui même au prix où je le fait, beaucoup de clients(tes) potentiels(es) me disent ne pas mettre ce prix. Pour eux-même ok, mais pas pour leurs enfants. Quand je compte le temps passé ( patrons, recherche tissu, montage et le reste) je ne me paye pas et quand je dis cela ce n’est pas une image!
    Je voudrais pouvoir augmenter mes prix en changeant la matière première (coton bio par exemple) mais l’investissement est tel que pour l’instant je butte. C’est X2 (plus?) ensuite que je dois répercuter ( la matière première et si chère), n’est ce pas une trop grosse prise de risque?
    La com doit suivre ensuite je le sais, parler mieux de mon travail, d’expliquer pourquoi ces vêtements sont différents (vraiment?), démarche de l’achat responsable , etc… Je l’ai fait au début puis j’ai lâché le morceau… tout ce bla bla alors que je ne souhaite que vendre ce que je produis …Oui tu vois Selma, plus j’avance et moins je sais. J’essaye de moins perdre d’énergie, de parer au plus efficace, mais au final je m’enferme et je ne développe plus rien de particulier. Parler d’argent ne me pose pas de problème, mais ce n’est pas pour moi une finalité juste un moyen pour vivre. Mais je pose mal le rapport commercial qui se situe dans un système où la valeur est l’argent… Je pense que je refuse d’admettre que ce n’est pas le produit qui est important même avec toute l’honnêteté qu’on y à mis à le réaliser. C’est la promesse qu’il véhicule, le rêve…bref du vent. Et situer un prix c’est situer la valeur du vide…, alors, je me plante non!?:)

    • marie cazaubon

      Saut Lizzy, la fin de ton message m’interpelle beaucoup! personnellement j’ai deja travaillé sur mes prix , (surement qu’il le faudrait encore) mais finalement ce qui me bloque ce n’est pas temps le prix que je les vend, mais ce que je doit mettre en oeuvre pour le vendre, et c’est exactement ca qui bloque, créer un univers reposé sur du blabla pour vendre du rêve, donc du vent. j’ai travaillé dans le luxe , et la haute couture à paris , j’ai quitté paris et ce milieu à cause de ça précisément.
      je pense aussi qu’il y’a 2 cas de figure, il y a le réelle et “internet”, dans ma boutique réelle, ma clientèle locale n’achete pas du reve, enfin pas que ca , en partie un peu car mes bijoux les font rever dans leur style ancien, mais elle achete de la pièce unique , du beau, du style, du fait main.
      par contre sur internet c’est une autre paire de manche , c’est la qu’il faut faire du marketing a fond les ballon, enrober enrober enrober, ce qu’on vend , et la je peche, sur internet je en vend quasi rien
      alors que je compte sur internet pour me permettre de d’equilibrer mon entreprise.
      mais franchement ce “truc” a faire pour decoller les ventes sur internet m’echappe, jai bien compris le principe, comment ca marche, d’autant plus que je voit ca comme une grande supercherie, de la manipulation, ce n’est pas des apriori, ces vraiment quelque chose que j’ai reflechi de fond en comble, le milieu de luxe fonctionne comme ca en puisance 10 et ca ma écoeurer de ce milieu, de ces faux semblants. l’envers du décor terrible meme si quand on brode sur une robe qui sera magnifique, de savoir quelle coute des millions d’euro et que ces surtout pour le prestige d’une grande marque qui nous vend du reve, qui nous fait croire qu’on sera les plus cool du monde en POSSEDANT ca , bah non, la pillule ne pas plus. et tout notre systeme fonctionne comme ca , et completement dingue ca me rend dingue!
      bon je veut pas troller non plus ici, je n’arrive juste pas a trouver le juste milieu de tout ca.
      pour finir pour moi ce n’est pas tant le prix que je vend qui medérange ,car je pourrais triplé prix que ca se vendrais, ca sera juste la clientèle qui changerai, mais faudrai que je change de ville où le niveau économique est plus élevé, mais tout ce faux semblant a mettre autour qui me dérange profondement. alors conséquence, je ne vend pas beaucoup, mais quand je vend , ces avec tout mon coeur et toute mon âme et je ne fait pas croire à mes clientes qu’elle seront plus belles avec, en tout cas si elles le pensent ça leur appartient, elles le font car elles en ont envie et pas parce que je leur ai fait croire.
      et ça pour moi ca n’a pas de prix. quitte a ne jamais gagné d’argent, je ne pourrais jamais démordre la dessus.
      Les seules limites que je me suis fixées, c’est d’une part ne pas perdre d’argent, mais d’autre part accepter que je puisse être completement a coté de la plaque dans ma vision des choses! lol

    • ça dépend, il y a des tas de gens qui sont intéressés par le bien être mais pas prêts à dépenser un kopeck :-)
      le prix ne dépend pas de la matière, ou alors en partie seulement. ce n’est pas que la com doit suivre, c’est les produits et services qui doivent à la base être intégrés dans une démarche plus vaste. Si pour toi ce qui n’est pas du produit n’est que du vent, ce n’est pas moins bien ou mieux, c’est simplement une démarche de loisirs, pas une démarche professionnelle car quand on entreprend, on le fait avant tout pour les autres.

      • Marie cazaubon

        C’est dingue car depuis que je lis ton blog j’y ai trouvé beaucoup de conseil tres interessant. Je remet beaucoup en question aussi pour mieux me les approprié. Mais celui la sur le marketting jai beau le tourné et le retourné dans tous les sens y un truc qui passe pas. Pour en revenir sur le faite de faire pour soi ou pour les autres. Loisir ou pro. Jai du mal a concevoir quon entreprenne pour les autre. Enfin oui evidemment on offre un service. Faut pas oublier qu’il y a des service vitaux et des services de superflu. Et faut pas oublier non plus quon bosse car on a pas vraiment pas le choix: il faut manger.
        effectivement jai entrepris pour moi, pour bosser, gagner un peu d’argent, mais dire que je le fait pour les autre mouais, ” je le fait pour vous pour vous vendre une cam dont vous n’en avez pas vraiment besoin mais je vous le fait croire car moi cest de votre argent que jai besoin ” il faut arrêter de se leurrer. Jaime faire mes bijoux les vendre etc cest mon activité, mais jaime pas me leurer sur notre condition de vie qui nous oblige a avoir besoin de fric pour survivre. Et donc travailler. Je fait une différence entre le travail et l’activité.
        Par contre je rejoint l’autre marie (brodeuse aussi) pour la différence entre les grands centre urbain comme paris et la province, notamment la campagne. Les besoins ne sont pas les meme et le niveau de vie economique non plus. Par exemple la broderie par chez moi cest tres rechercher mais en associatif. Jai animée en associatif mais la je me suis aligné par rapport à mon entreprise et jai personne. Ceci dit la où je te rejoint cest le probleme de la cible car ma cible pour la broderie ce sont les femmes qui aime broder et partager autour dun thé potentiellement isolée . Car le but nest pas que je gagne de l’argent la mais quon se reunissent, que je leur transmette mon savoir et quon creer ensemble.
        Pour les bijoux cest différent, je crée, je vend, cest mon gagne pain mais les ateliers de broderie la oui cest mon plaisir pour les autres, ensemble, et ca ca n’a pas de prix. Les relations humaine ne se monaient pas ( enfin par pour moi) aller on va dire un peu juste pour les frais du local.
        Jai un vrai probleme avec l’argent, ca je l’admet, mais jusqu’à quel point peut ton se décomplexée avec ca. Evidement s’en prive n’en donnera pas plus a ceux qui en manque. Et evidemment celui que je refuse de prendre ira dans la poche de ma voisine… mais bon la moral et les valeurs cest comme les goût et les couleurs… lol

        • Alors Marie c’est sûr que s’il s’agit de “vendre une came à ses clients dont ils n’ont pas besoin parce que c’est de leur argent dont tu as besoin”, ça coince. Ce n’est pas du tout de ça qu’il sagit (en tout cas pas chez moi) : on parle d’un échange de valeurs, et il se trouve que comme nous vivons dans une économie, pour une partie de ce qu’on donne, on demande de l’argent en échange. Mais c’est un échange joyeux, sinon ça ne rime à rien. Aimer ce qu’on fait est le point de départ, mais ensuite une relation commerciale saine se base sur ce qu’on change pour les autres, c’est pour ça que vivre de sa passion est une illusion (https://selmapaiva.com/vivre-de-sa-passion-non/) ! Ce qui est bien avec le numérique, c’est que tu n’es pas limitée à ta localité, il y a des femmes partout dans le monde que tu pourrais aider à apprendre, à passer de bons moments, à être fières de qu’elles créent, de ce qu’elles offrent sans avoir besoin d’être présente physiquement à côté d’elles.

  • malalie Création

    Ah tiens justement j’ai augmenté quelques prixhier!
    Mais je me pose toujours la question est ce qu’ ils ne sont pas trop basses (pour certaines) au vue du temps que j’y passe… Pas facile en effet

  • Virginie

    Bonjour Selma !
    Je viens juste de terminer ton article, et je dois l’avouer, c’est un très gros problème que celui de fixer “librement” ses prix…
    On ne sait jamais si c’est trop, trop peu, pas assez, excessivement… bref, la chose n’est pas simple.
    Mais il est vrai que j’ai pu constater que le fait d’augmenter certaines choses donnait de la crédibilité, et du coup, ce n’est pas que l’on vend moins, mais c’est que l’on vend à des personnes vraiment intéressées.
    Les gens en ont aussi assez de mettre dans du ” pas cher” !
    Bref, merci encore pour ton article qui a le don de faire réagir et de nous “ouvrir les yeux” sur des petites choses qui nous pourissent parfois bien l’existence !!!
    Bon week-end ^^

    • Oui Virginie ! Il y a toute une clientèle qui en a marre du pas cher :-) (celà dit, ce n’est pas les matières ou la recherche qui compte vraiment, c’est ce que ça implique, sous la surface :-)

  • Mademoiselle d'avignon

    J’aime les jolies matières ( ça coûte cher !) et je ne suis pas la meilleure couturière du monde ( pas encore en tout cas) bref il faut que je m’applique, et que je m’y prenne parfois à plusieurs fois pour un joli résultat. Alors si je compte ce que coûtent les matières premières et le temps que je passe sur un projet …. Sans même y ajouter la promesse faite à mes enfants de les emmener à New York, je suis plutôt en concurrence avec l’industrie du luxe qu’avec une autre bidouilleuse de mon rang. Bref pour être honnête, les bidouilleuse dorment tranquille ( ou alors je n’y suis pour rien) et l’industrie du luxe aussi, alors que moi je passe des nuits entières à me demander comment me sortir de ça sans me résoudre à travailler des matières qui boulocheront dès la première lessive.
    En ce moment je me dis que je dois simplifier mon travail en créant des choses très très simples ( j’aime assez ça quand c’est bien fait et je trouve les japonais très inspirants) et en ajoutant une touche originale ( c’est la que ma réflexion et mes essais n’ont pas encore abouti) pour faire en sorte que mes créas ne ressemblent qu’à mes créas. Voilà Selma, ce que m’inspire ton article très bien construit : ce partage qui dit que cette question de l’argent est pour moi aussi un vrai problème, et qui raconte là où j’en suis et les pistes que j’explore. Si quelqu’un a une autre idée ….. Je suis preneuse. Je vous souhaite à toutes créativité et prospérité.

    • Ce n’est pas d’être la meilleure couturière du monde qui compte :-) Bon voyage à NY !

  • Pétronille

    Bonjour Selma et merci pour ce post qui tombe à point nommé! La question tourne dans ma tête depuis quelques semaines!

    Cela fait 2 ans que je vends au même prix (j’ai quand même augmenté les FDP qui étaient offerts au début). Je me paye et je ne vend pas à perte mais là je me sens à un tournant (encore un!!!)
    – mes produits plaisent
    – certains revendeurs les vendent plus cher que moi 12,50€ + FDP contre 10€ chez moi + FDP et ils vendent
    – j’entame ma 2ème année d’auto entrepreneur et les charges augmentent donc
    – je me dis que tous les prix augmentent chaque année … pourquoi pas les miens ???

    Mes interrogations :
    – faut il absolument augmenter la qualité (même un peu) pour augmenter ses prix = je vais augmenter le grammage des couvertures de mes carnets mais j’ai encore du stock de certains produits à écouler avant
    -faut il en parler, se justifier, proposer une dernière vente à prix 2015 avant le passage au tarif 2016 … je ne suis pas trop à l’aise avec ça :(((

    Merci pour cet article qui tombe tellement bien et pour tes réponses à venir!

    • Tes revendeurs vendent plus cher que toi Pétronille ? Conditions de vente à revoir + prix à augmenter ! Et non, tu n’as pas besoin d’augmenter la qualité pour augmenter les prix, mais tu peux effectivement profiter d’un changement de grammage pour écouler le stock actuel avant augmentation :-)

      • Pétronille - Moi par mois

        Merci Selma pour tes réponses ! L’augmentation est pour bientôt ;))))
        Ca veut dire que je peux fixer un prix plafond à mes revendeurs ???
        Et 1000mercis pour le clin d’oeil dans ton article dans biba <3

        • Plaisir Pétronille !!! Et oui tout à fait, tu peux (DOIS) fixer un prix de vente public, qui sera le même partout !

  • Merci pour cet article Selma, je pense que c’est un message qu’on a besoin de ré-entendre régulièrement. J’ai augmenté mes prix récemment, et j’ai observé u engagement différent des personnes intéressées par mon programme – plus d’introspection avant l’achat, et je pense une motivation encore plus profonde. C’est une dynamique très positive, et j’aime beaucoup le fait que tu dises que le prix fait partie de l’expérience. Finalement, le prix n’est qu’une matérialisation de la valeur que le client donne pour un produit et un service.
    Ma technique pour augmenter les prix : en choisir un au hasard, et vérifier qu’on le sent bien (ni trop haut, ni trop bas), parce qu’on peut vendre à tous les prix, comme tu le démontres avec l’exemple du vin. Et je suis avec toi. L’argent n’a pas à être tabou, au contraire. Ce n’est jamais vraiment la motivation première (sinon on n’irait pas bien loin), mais on sert beaucoup mieux le monde en ayant une belle qualité de vie, à mon sens.

    • Hello Lyv ! Merci pour ton témoignage, je fais le même constat de mon côté. C’est parfois difficile de sentir si c’est ni trop haut ni trop bas, selon son propre rapport à l’argent, d’où l’intérêt d’y repenser régulièrement pour vérifier qu’il n’y a pas une déception qui accompagne les ventes, avec un arrière-goût de “c’est quand même trop peu pour le travail que ça me demande !” Et je te rejoins totalement sur le dernier point : les clients qui apprécient vraiment le travail de quelqu’un n’ont pas envie qu’il ait une qualité de vie pourrie et des semaines de 60h d’ailleurs !

  • lara

    Bonjour Selma et bonjour à toutes,
    Oui j’ai augmenté mes tarifs 2 fois dans l’histoire de ma TPE (5 ans maintenant). La première fois afin de pouvoir me dégager un revenu, la seconde fois afin d’envisager un mode de production et de diffusion à plus grande échelle en made in France et haute qualité (tout en conservant le sur mesure).
    Oui, j’ai perdu une grosse partie de ma clientèle (qui cherchait des prix plus bas et des promotions et qui de toutes les façons les trouvait très facilement dans une concurrence très riche en ce domaine). Mais j’en ai trouvé une autre, certes moins nombreuse mais beaucoup plus fidèle, et dans ce domaine, je suis loin d’avoir mis en place tout ce que je pourrai pour en trouver de nouvelle (et ce même si je suis en province).

Leave a Comment

+1
Tweet
Share
Pin
Share